ASTEP : les bénéfices pour les enseignants

  • Renforcer leurs compétences et leur autonomie pour pratiquer les sciences et la technologie.
  • Surmonter leurs appréhensions éventuelles.
  • Consolider leur maîtrise des démarches et des contenus scientifiques.

Témoignages

Vanessa, enseignante à l'école Merisiers (93)

« Je travaille à mi-temps sur deux classes, alors je reproduis seule avec la deuxième classe ce que nous faisons avec la première, je me sens plus sûre de moi. Le travail avec l'accompagnatrice m'a aidé à clarifier le sujet, c'est plus facile ensuite pour gérer les réactions des élèves. »


Bernard, enseignant à l'école Perrières (93)

« Avoir un accompagnateur, ça m'a vraiment aidé. Ça m'a permis de me poser les bonnes questions, de voir le lien entre les différentes choses, de voir la progression en détail. Moi j'avais tendance à trop dire de choses, alors qu'il vaut mieux poser des questions et essayer d'y répondre. Là, la démarche c'est de se dire : on se pose une question, et ensuite on va dans l'inconnu, même si on est censé savoir où on va... Je vais essayer de continuer, même si c'est difficile! »


Gérard, enseignant et maître-formateur, école Ovides (St Etienne)

« La réflexion de la MAP me paraît pertinente, et je continue à apprendre! Le fait de m'interroger sur la pertinence de telle ou telle conclusion issue d'une « expérience » et de la validité de ces conclusions, le fait d'avoir partagé mes doutes avec l'accompagnateur a fait évoluer ma pratique, mes connaissances... »


Robert De Gregorio, Maître de Conférences à l'Université de Pau

« Les enseignants s'intéressent de plus en plus aux ressources produites par les accompagnements précédents, qu'ils utilisent pour la préparation des séances, et ils n'hésitent plus à prendre contact avec un universitaire, ce qui n'était pas le cas il y a quelques années. »


Camille Charaudeau, étudiant-accompagnateur

De la qualité de la relation entre l’enseignant et le scientifique dépendent la réussite du projet et les bénéfices retirés par tous les acteurs. Ainsi, j’ai pu constater l’assurance et l’aisance qu’acquiert l’enseignant. Cela lui permet, après le départ de l’accompagnateur, de continuer à faire des sciences et même d’affronter les questions et les remarques d’ordre scientifique des élèves et parfois d’étendre la démarche à d’autres domaines des sciences. Cette autonomie de l’enseignant est vraiment un objectif prioritaire pour l’accompagnateur.


Ludovic Klein, L’exemple de l’École de Mines de Nantes

« L’École des Mines de Nantes participe régulièrement à des actions de formation continue pour les enseignants des écoles élémentaires organisées par l’Inspection académique, l’Institut universitaire de formation des maîtres et la Direction diocésaine de l’enseignement catholique. Les enseignants ne viennent pas pour acquérir uniquement des connaissances scientifiques mais pour découvrir de façon active la démarche du chercheur au laboratoire. L’accent est en effet mis sur l’investigation scientifique et la démarche expérimentale.

Les sessions ont pour principal objectif d’apporter aux enseignants un regard différent sur leurs pratiques expérimentales et de dissiper les craintes liées aux activités scientifiques. C’est aussi une occasion pour les enseignants de venir dans un établissement scientifique qui peut leur servir par la suite de centre de ressources.

Par ailleurs, des mallettes, développées en collaboration avec des enseignants, circulent par le biais des accompagnateurs.
Les mallettes contiennent tout le matériel nécessaire pour mettre en place une séquence de science sur un thème donné. Un livret d’accompagnement est fourni (il décrit un ensemble d’expériences et propose une progression générale).
La mallette et le livret constituent ainsi une base de travail pour mettre en place des activités scientifiques et permettent à l’enseignant d’être rapidement opérationnel en se dégageant notamment des contraintes matérielles pour se consacrer essen­tiellement au contenu et à l’animation de sa séance.
L’approche pédagogique est laissée à l’initiative de l’enseignant. »


Tlaitmas, enseignante à l'école Paul Eluard (93) : contenu

« Ce n'est pas qu'on ne veut pas faire de sciences, mais on pense toujours à quelque chose de compliqué. On voit le sujet dans son ensemble, on n'arrive pas à voir les détails, on ne sait pas comment le présenter aux élèves. Nicolas [élève polytechnicien ayant effectué un stage La main à la pâte en 2006] a su présenter les choses beaucoup plus simplement que ce à quoi je pensais, en prenant chaque aspect un par un ».

Partenaires du projet

Fondation La main à la pâte Académie des sciences