Océan - Séance II.5 Relations entre les espèces : interactions

Résumé

En utilisant le jeu de cartes déjà mis en œuvre aux séances précédentes, les élèves explorent des exemples d’interactions possibles entre espèces. Ils construisent un réseau alimentaire à partir des informations données sur les cartes. Ils découvrent également les notions de parasitisme et de symbiose.

Notions

· Toutes les espèces dépendent les unes des autres : elles constituent un réseau

· Certaines espèces se nourrissent d'autres espèces

· Les relations de consommation / prédation peuvent être représentées sous la forme de réseaux (ou de chaînes) alimentaires.

· Le parasitisme et la symbiose sont d’autres exemples de relations entre êtres vivants.

Modalités d’investigation

Etude documentaire

Matériel

Pour la classe

· Un exemplaire complet du jeu de cartes « quelques espèces liées à l’océan » ( Fiche 12 , Fiche 13 , Fiche 14 , Fiche 21 )

Pour chaque groupe

· Un exemplaire de la Fiche 22

Pour chaque élève

· L’exemplaire de la Fiche 15 distribué à la Séance II-2

Lexique

Parasitisme Symbiose Prédateur

Durée :

1h

Question initiale

L’enseignant introduit la séance tout en remobilisant les notions de la précédente : nous avons vu que les êtres vivants dans l’océan pouvait être étudiés sous l’angle de leurs relations de parenté : on peut trouver des indices de ces relations en comparant et classant les êtres vivants, mais peut-être qu’il existe d’autres types de relations plus directement observables. Qu’en pensez-vous ? Est-ce que les êtres vivants dans les milieux océaniques que nous étudions interagissent les uns avec les autres au quotidien, ou est-ce qu’ils vivent juste les uns à côté des autres ? Avez-vous des exemples ?

Les élèves pourront évoquer, par exemple, que les êtres vivants peuvent avoir besoin de se manger les uns les autres, que certains se battent pour un territoire ou que certains en utilisent d’autres pour se cacher ou se protéger.

L’enseignant propose d’étudier plus en détail l’une des relations entre êtres vivants : celle qu’ils entretiennent pour se nourrir.

Recherche (construction d’un réseau alimentaire)

L’enseignant demande aux élèves de se munir de la Fiche 15 récapitulant toutes les cartes « quelques espèces liées à l’océan » distribuée à la Séance II-2 . Il leur demande de se répartir par groupe et distribue à chaque groupe un exemplaire de la Fiche 22 . Chaque groupe s’occupera de l’un des scénarios A, B, C ou D (un seul par groupe).

Pour le scénario qui leur a été assigné et à partir des informations disponibles sur les cartes, l’enseignant demande aux élèves de déterminer « qui est mangé par qui » et de représenter chaque cas sur la fiche, à l’aide d’une flèche. Pour cela, ils disposeront la pointe de la flèche vers celui qui mange (conventionnellement, la pointe de la flèche indique le sens du flux de matière. Par exemple, « l’acarien mange des lichens » est représenté par : « lichens à acarien », autrement dit « les lichens sont mangés par l’acarien). Visuellement, la flèche va « dans la bouche de celui qui mange ». Les groupes travaillent en autonomie.


Classe de CM1 de Marie-Laure de Miguel-Braban (Beauvais)

Mise en commun

Pour chaque scénario, la classe met en commun ses réponses. Au tableau, l’enseignant peut éventuellement utiliser des aimants pour accrocher les cartes et tracer les flèches en même temps que toute la classe, à mesure de la discussion. Il apparaît que, dans chacune de ces situations, les relations que les êtres vivants entretiennent pour se nourrir sont représentées par de nombreuses flèches : c’est un réseau. Si l’on prend une petite partie du réseau, elle ressemble parfois à une chaîne et l’on parle souvent de chaînes alimentaires ; mais la réalité est que tous les êtres vivants appartiennent à un réseau complexe de relations.

Le corrigé est le suivant :

La notion d’écosystème est alors évoquée : c’est l’ensemble des êtres vivants d’un milieu donné (ici l’océan, dont on pourrait définir des sous-parties) qui constituent avec lui un système. Ils interagissent entre eux et avec le milieu.

Note pédagogique

  • Même s’il est possible de le faire, nous ne proposons pas ici de réaliser l’ensemble du réseau, comprenant l’ensemble de toutes les espèces étudiées sur les cartes. Ce réseau est extrêmement dense (cf photo ci-dessus) et - même s’il illustre bien l’idée de complexité et d’imbrication des réseaux alimentaires - il est difficile à lire pour les élèves et ne se prête pas aisément aux exercices de « disparition » de l’une ou l’autre espèce proposé à la séance suivante.

Enfin, l’enseignant demande à la classe si – au fil de leur lecture des cartes d’espèces marines – ils ont repéré d’autres types de relations entre êtres vivants. Les élèves auront pu repérer la symbiose des champignons et des bactéries constituant les lichens ou les balanes parasites de la peau de la baleine bleue.

Conclusion

A partir de ces réflexions, la classe élabore une conclusion collective qui est inscrite sur le cahier d’expériences. Par exemple :

Les êtres vivants dans les océans s’associent en écosystèmes, où ils dépendent les uns des autres, notamment pour se nourrir. D’autres types de relations existent, comme la symbiose ou le parasitisme.

Partenaires du projet

Fondation La main à la pâte ESA SHOM Expéditions TARA Editions Le Pommier