III.2.1 - Le pédibus : quels itinéraires ?

Niveaux conseillés

CE2, CM1, CM2, 6e

Résumé

La classe repère sur un grand plan du quartier l’endroit où habitent les élèves afin d’identifier un premier itinéraire pour le pédibus.

Notions

• Certains moyens de transport ont un très faible impact sur l’environnement : on parle de transports doux (marche, vélo, rollers…) ou de « modes actifs ».
• Ces transports doux sont particulièrement adaptés aux courts trajets.
• Les transports doux peuvent être utilisés sur le trajet domicile-école : c’est le pédibus.

Modalité d'investigation

Débat

Matériel

Pour chaque élève :
• Un plan de la ville ou, selon la taille, du secteur rattaché à cette école (si possible, vue satellite avec les noms de rue)
Pour la classe :
• Plan grand format de la ville ou du quartier

Lexique

Pédibus, carapatte, autobus pédestre

Durée

1 h

Avant-propos

Avant de faire cette séance, il est conseillé, bien que ce ne soit pas indispensable, d’avoir réalisé la séance III.1.3 « Comment le transport de personnes a-t-il évolué ? » afin d’avoir étudié l’évolution des modes de transport (et constater que l’on marche de moins en moins).

Débat (collectivement)

L’enseignant fait rappeler aux élèves les résultats des questionnaires des trois générations et notamment l’évolution des modes de transport pour le trajet domicile/école (si la séance III.1.3 a été réalisée).
En général, le constat sera le même partout : les grands-parents marchaient plus que les parents pour aller à l’école, et les parents eux-mêmes marchaient plus que leurs enfants aujourd’hui.
L’enseignant propose aux élèves une solution pour qu’ils puissent aller à l’école à pied : le pédibus. Il engage une réflexion collective sur le terme « pédibus » [Le nom « pédibus » est une marque déposée passée dans le langage courant. On peut aussi travailler sur le mot « carapatte » (car à pattes), qui désigne la démarche d’autobus scolaire proposée par l’ADEME : http://www.ademe.fr/bretagne/actions_phares/media/carapatte.pdf] et sur les points communs ou différences qu’il peut y avoir avec un bus : « c’est du transport collectif / il y a des stations / il y a des horaires / c’est à pied »… Il demande aux élèves ce qu’il faudrait faire pour mettre en place un autobus pédestre. Sans difficulté, les élèves évoquent plusieurs pistes :

  •  Repérer où habite chacun
  •  Voir où l’on peut mettre les stations
  •  Définir les itinéraires
  •  Définir les horaires
  •  Trouver des accompagnateurs
  •  Voir si d’autres classes de l’école seraient intéressées
  •  Communiquer auprès des parents (leur donner le plan, les horaires…)
  •  Communiquer auprès de la mairie et de la police (pour la sécurité)

Les séances qui suivent reprennent ces propositions, à peu près dans cet ordre.
L’enseignant distribue un plan de la ville à chacun [Un tel plan est très facile à obtenir depuis http://www.geoportail.gouv.fr ou https://maps.google.fr] et affiche lui-même un plan agrandi au tableau. Selon la taille de la ville, il peut s’agir d’un plan de la ville ou simplement d’un plan du quartier. Il est intéressant de repérer le secteur scolaire rattaché à cette école, en surlignant les rues concernées par exemple.

Note pédagogique
Il est préférable de disposer d’une vue « satellite » que d’une vue « plan », afin de bien pouvoir distinguer les maisons individuelles des immeubles. Lorsqu’il s’agira de choisir l’emplacement des stations, cette information sera importante car il faut privilégier le plus grand nombre : à configuration égale, on privilégiera les immeubles aux maisons, car la station bénéficiera à davantage de familles.

Dans un premier temps, les élèves repèrent sur la carte l’emplacement de l’école et celui de leur domicile. Puis chacun vient placer un post-it sur le plan collectif, de façon à ce que l’on puisse voir comment sont réparties les habitations. L’enseignant peut faire de même s’il habite le quartier.


Classe de CM2 d’Anne-Marie Lebrun (Bourg-la-Reine). Ici, 3 lignes ont été créées : rouge / verte / noire

Ensuite, la classe propose plusieurs itinéraires possibles et discute de ceux qui sont les plus adaptés (sécurité, trafic, facilité de franchissement, trottoirs…). Un trajet de pédibus peut contenir plusieurs « lignes » qui se rejoignent ou se séparent, de façon à ce qu’aucun élève n’ait besoin de marcher plus de 15 minutes.
Afin de ne pas alourdir le travail de la classe, puis plus tard la gestion du pédibus, nous conseillons de ne pas dépasser 3 lignes. L’idéal est de commencer par les élèves qui habitent le plus loin de l’école. On peut également discuter du domicile des autres élèves de l’école, d’où l’importance d’avoir matérialisé la carte scolaire.
Certains élèves noteront que le tracé des lignes les oblige à un détour : il faut minimiser ces détours, tout en comprenant bien qu’il est impossible de faire passer l’autobus pédestre devant chaque maison. Une fois les lignes dessinées, il s’agit de déterminer les points d’arrêts (les « stations »).

Trace écrite

Chaque élève note, sur son propre plan, la position des habitations des autres élèves au fur et à mesure. Il est préférable d’attendre la fin de la séance pour recopier le tracé des lignes et l’emplacement des stations, car ceux-ci évoluent beaucoup au fil de la discussion.

 

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Partenaires du projet

ADEME CASDEN Editions Le Pommier