II.1.4 - Comment bien voyager ensemble ?

Niveaux conseillés

CE2, CM1, CM2, 6e

Résumé

Les élèves témoignent des problèmes qu’ils rencontrent au quotidien dans les transports et cherchent des solutions pour y remédier.

Notions

• L’environnement dans lequel se trouvent les usagers est propice à des incivilités (bruit, chaleur, stress, trafic…).
• Tous les transports en commun ne sont pas accessibles aux personnes à mobilité réduite.
• Le risque d’accident est variable en fonction du moyen de transport.

Modalité d'investigation

Débat

Matériel

N.A.

Lexique

Incivilités, personnes à mobilité réduite, accessibilité

Durée

1 h

Débat

L’enseignant demande aux élèves : Pourquoi les utilisateurs préfèrent-ils prendre leur voiture plutôt que les transports en commun ?
Au fur et à mesure de la discussion, l’enseignant peut introduire le terme « incivilités ».
On pourra remarquer que l’incivilité est présente quel que soit le mode de transport que l’on utilise (insécurité routière, agressions, non-respect des règles de vie dans les transports en commun…).
Les élèves témoignent des problèmes qu’ils rencontrent au quotidien.
S’il le souhaite, l’enseignant peut introduire le problème de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite dans les transports (qui, lorsqu’elle n’est pas respectée, est une sorte d’incivilité institutionnelle).


Classe de CM2 de Marion Fouret (Le Kremlin-Bicêtre)

En exploitant ce qui a été vu lors des séances précédentes, la classe pourra s’interroger sur les causes de ces incivilités (le temps de trajet, la saturation, les nuisances sonores, la propreté et le confort, le comportement des autres usagers qui agit sur le nôtre…).

Modélisation (par groupes)

Par groupe, les élèves imaginent des solutions pour améliorer le quotidien de tous les usagers. Ils les représentent par des dessins, des textes, des schémas… ou simplement en discutant. Les solutions pourraient être d’augmenter la fréquence des transports en commun pour les désaturer, d’aménager les espaces communs pour les rendre plus conviviaux (services, commerces, esthétique des lieux…), d’encourager les habitants à utiliser les transports doux (ou « modes actifs »), de créer des espaces pour ces derniers… Mais en général, les élèves sont très punitifs et proposent plus de surveillance (amendes, contrôles, caméras…).


Classe de CM2 de Marion Fouret (Le Kremlin-Bicêtre)

Mise en commun

Les solutions des élèves sont présentées et expliquées à l’ensemble de la classe. En milieu rural ou en milieu urbain, les réponses seront bien différentes d’une classe à l’autre.
Si l’enseignant le souhaite il pourra ouvrir sur un autre type d’incivilités : le risque d’accident. Si l’on considère un risque 1 en voiture :
• Le risque d’accident est de 1,5 à 2 fois supérieur à pied ou à vélo.
• Le risque est 8 fois supérieur en cyclomoteur ou en motocyclette.
• Le risque est très inférieur à 1 en transport en commun.
• Plus il y a de vélos en circulation, moins il y a d’accidents impliquant des vélos (car les automobilistes tiennent davantage compte de la présence des cyclistes).

Conclusion

La classe élabore une conclusion collective, par exemple : Les utilisateurs des transports sont soumis à différentes incivilités qui nuisent à leur qualité de vie.

Enchaînements possibles

Si l’on souhaite étudier les impacts des transports sur le milieu naturel on peut mettre en oeuvre la séquence suivante. Si l’on souhaite commencer à envisager les solutions aux impacts déjà étudiés, on peut passer directement à la partie III (L’écomobilité).
Les solutions proposées par les élèves dans cette séance pourront servir de pistes et d’introduction à la séquence « Ville idéale » de la partie III.

 

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Partenaires du projet

ADEME CASDEN Editions Le Pommier