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stabilisation de la température de l'eau Oui

Premièrement, votre hypothèse est bonne ! Certains d'entre vous apprendront plus tard une science qui s'appelle la thermodynamique et qui décrit bien le fait que la chaleur passe du "chaud" vers le "froid" jusqu'à ce que les températures soient égales.

Mais alors... ? Quelles explications trouver à votre observation ? Il m'en vient immédiatement trois à l'esprit.
1) La température de la classe a-t-elle été mesurée près des bacs, à leur hauteur, avec le même thermomètre que pour l'eau ?
2) L'eau est peut-être un peu plus froide que l'air, surtout s'il fait sec dans la classe. Si c'est la cas, l'eau est en train de s'évaporer et ça la refroidit (pensez comme on peut avoir froid en sortant de l'eau surtout s'il y a du vent : le vent force l'eau à s'évaporer sur notre peau, ça refroidit l'eau qui reste et cette eau froide nous refroidit). Donc dans un premier temps, l'eau (chaude) a chauffé la classe et, dans un deuxième temps, c'est la classe qui chauffe en permanence l'eau qui s'évapore en permanence.
3) Le thermomètre mesure la température... du thermomètre ! Il a des chances pour que le thermomètre plongé dans l'eau soit à la température de l'eau, mais celui dans l'air peut voir sa température influencer par votre chaleur corporelle : vous savez comme il fait plus chaud au soleil. En effet, le soleil nous envoie de la chaleur sous forme de lumière. N'importe quelle objet en envoie un tout petit peu (c'est une lumière invisible pour nos yeux --on dit qu'elle est infrarouge-- sauf quand les objets sont très très chauds : elle est alors rouge, puis jaune, puis blanche...), surtout s'il est tiède comme notre corps ou chaud comme un radiateur. Ce petit peu de chaleur peut augmenter un petit peu la température du thermomètre dans la classe qui n'est plus à la température de l'air ! (l'air autour du thermomètre est à peu près transparent pour cette lumière infrarouge qui transporte la chaleur).
Comme les bac d'eau sont beaucoup plus gros que la pointe du thermomètre (c'est là que la température est mesurée), le même petit peu de chaleur qui vient de votre corps ne change pas la température des bacs (et du thermomètre qui est dedans).
Il y a des vignes à Bezannes. Les viticulteurs vous diront qu'ils craignent davantage le gel de nuit quand il y a de l'herbe entre les rangs de vigne, plutôt que de la terre nue. En effet, l'herbe empêche la terre (qui a toujours été réchauffée pendant la journée) de renvoyer cette lumière infrarouge vers les branches de vigne (les pampres), lumière qui pourrait réchauffer les bourgeons quand il fait -1°C ou -2°C en fin de nuit (évidemment, s'il fait -5°C ou -10°C, c'est fichu pour les bourgeons : la petite chaleur de la lumière infrarouge ne suffit pas).

Vous voyez, la mesure des températures est une chose compliquée. C'est pour essayer de faire que la température du thermomètre soit à peu près à la température de l'air qu'on mesure la température dans des "abris méteo"

Bon courage !

Mettre en évidence les protéines du pain Oui

C'est l'eau iodée qui réagit avec l'amidon pour donner une coloration bleue !

L'action de l'acide nitrique sur les protéines peut amener à une coloration jaune, mais je ne suis pas sûr du tout qu'on verra quelque chose sur le pain, en raison de la présence massive des glucides (amidon natif dans la farine , amidon plus ou moins dextrinisé et empesé après fermentation et cuisson) qui auront plutôt tendance à noircir sous la douche acide. La manip à l'acide nitrique s'applique mieux à des protéines à peu près pures : blanc d'oeuf coagulé, membrane sur une coquille de mollusque, etc. Le farine ne contient qu'environ 15% de protéines.
Il est possible de récupérer une fraction riche en protéines de farine en pétrissant plusieurs minutes sous un filet d'eau courante une pâte de farine (de blé) et d'eau. L'eau entraîne les grains d'amidon et il reste une masse grisâtre et élastique, essentiellement formée de gluten (en gros, les protéines du blé). Peut-être le test à l'acide nitrique fonctionnerait-il sur ce gluten.

Qu'est-ce qui se dilate dans mon thermomètre ? Oui

Il n'est pas exclu que le réservoir se dilate avant l'eau colorée...

D'où vient l'odeur du fioul ? Oui

Le fuel est un mélange de centaines de produits, pour la plupart des hydrocarbures. Certains sont très volatils, comme ceux que l'on retrouve dans les détachants liquides, d'autres très peu volatils, comme le goudron qui sert dans les revêtements routiers.
Au nombre des hydrocarbures, certains possèdent une odeur très forte. Les chimistes ont même décider de baptiser leur famille "composés aromatiques". La naphtaline en fait partie...
Dans le pétrole brut, il y a aussi des produits qui ressemblent à des hydrocarbures mais qui peuvent en plus contenir quelques atomes de soufre ou d'azote et qui sentent particulièrement fort. Avec les aromatiques volatils (car certains produits appartiennent, par analogie de structure, à la famille des aromatiques mais sont très peu volatils et donc peu susceptibles de sentir), ces molécules sont à l'origine de l'odeur du pétrole.

Il faut noter que les composés aromatiques (l'expression étant prise dans son acception chimique) sont particulièrement toxiques. Ainsi, les personnes qui ramassent les déchets du Prestige font attention de ne pas rentrer en contact avec le goudron qui contient des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques, peu volatils).

Il n'y a pas vraiment de moyen de supprimer cette odeur. Certains composés existent dans le pétrole brut mais pas dans l'essence. Lors du raffinage, c'est-à-dire le fractionnement du pétrole, ils se retrouvent dans des gaz ou bien dans les fuels lourds qui servent par exemple de combustible dans les centrales électriques.

Dernière remarque : pour qu'un composé conduise à une odeur, il faut :
1°)qu'il sente
2°)qu'il soit volatil, pour se retrouver dans l'air qui atteint nos fosses nasales
C'est la COMBINAISON de ces deux facteurs qui donnent l'odeur. Ainsi, la naphtaline est assez peu volatile mais donne un odeur forte... L'eau est beaucoup plus volatile mais ne donne pas d'odeur...

Comment garder de la glace sans électricité ? Oui

Il suffit de disposer de "locaux" suffisament isolés thermiquement. Il y en avait un certain nombre avant l'apparition des petites machines thermiques qui les ont détrônés. Beaucoup ont disparus (par exemple à Paris, où il n'y a plus rien du côté de la rue de la Glacière, ancienne zone d'étangs qui gelaient et fournissaient de la glace aux Parisiens).
Pour les glacières historiques qui restent, je renvoie au très beau site (Internet) archéologique :
http://cfpphr.free.fr/glaciere.htm

Pourquoi l'eau du verre ne déborde-t-elle pas quand on laisse fondre le glaçon ? Oui

Une vieille question qui hante les curieux depuis longtemps...
En fait, le niveau de leau ne doit pas bouger du tout. Pour le montrer, il est bien sûr possible de faire des calculs, mais le plus simple est de revenir à lénoncé du théorème dArchimède : « un corps immergé reçoit une poussée verticale égale au poids du volume de liquide déplacé ».
Appliqué à notre glaçon, cela donne : le poids de leau du volume de la partie immergée (le « volume déplacé ») est égal au poids du glaçon (puisquil ne bouge pas à la surface du liquide) et si ce glaçon fond, la masse deau occupera donc le volume déplacé !
Ca marche bien parce que le solide fond pour donner un liquide qui a la même masse volumique que le liquide du verre. Dans ce cas, lidentité des masses volumiques provient du fait quil sagit du même liquide -de leau- et que le domaine de température envisagé reste étroit (pas de phénomène de dilatation de leau). Ainsi, un glaçon déposé dans un verre plein à raz bord deau très chaude conduira à une verre pas tout à fait plein deau froide !
Le raisonnement reste assez subtil, même s'il nest pas abstrait. Que dire aux enfants ? Une explication moins satisfaisante car non quantitative, mais peut-être plus compréhensible :
Le glaçon flotte car il est moins dense que leau (introduire la densité) ; son volume est donc supérieur au volume de leau quil donnera en fondant et, donc, même si à létat solide il ne rentre pas complètement dans le verre sans le faire déborder, il le pourra en fondant.

Quelles matières utilise-t-on pour fabriquer le chewing gum ? Oui

Le chewing-gum est composé d'une base plastique insoluble dans l'eau et surtout dans la salive, à laquelle on a incorporé par mélange, du sucre glace, du sirop de glucose, des arômes et des colorants.
Cette base est constituée par un mélange de gommes et de résines naturelles ou synthétiques. Les gommes naturelles proviennent des végétaux de diverses familles botaniques, principalement des sapotacées, apocynacées, moracées, euphorbiacées.
Dans les chewing-gum sans calorie, le sucre (glucose) est remplacé par des molécules non digérées et qui donnent de la structure (des polyols) et par des molécules qui donnent le goût sucré (édulcorants intenses : aspartame, acesulfame K...)

En 1855, le général Antonio de Santa Anna, chassé du Mexique par la révolution et exilé à New York, eut l'idée de transporter dans ses bagages 250 kilogrammes de chicle, gomme extraite du sapotillier, un arbre qui croît en abondance dans les forêts du Yucatán, pour le vendre comme succédané du caoutchouc et refaire ainsi sa fortune. Il mâchonnait comme ses concitoyens de petites bandes de cette gomme et son collaborateur Thomas Adams de Hoboken dans le New jersey fut chargé de négocier le chicle. Le mot "chicle" est encore employé au Mexique pour signifier chewing-gum.
Inventeur et photographe, Adams échoua dans ce commerce et, lorsque Santa Anna retourna au Mexique après l'amnistie, Adams conserva le stock de chicle. On dit que voyant dans une pharmacie une petite fille mâchant de la paraffine, il se souvint des habitudes de Santa Anna et prit contact avec le pharmacien pour lui proposer sa gomme à meilleur marché que la paraffine. Adams et son fils (Horacio) firent donc de petites bandes de leur chicle que le pharmacien vendait 1 cent. En 1866, Adams dépensa 55 dollars pour reconstituer son stock, louer un terrain et un atelier et lancer sur le marché son "Adams New York chewing-gum".

Ce fut le début de la fabrication industrielle. Horatio Adams mourut en 1956 à l'âge de 102 ans. Mais d'autres pionniers avaient cherché à améliorer le produit. Ce fut William J.Whitr qui eut l'idée d'ajouter au chicle du sirop de glucose aromatisé à la menthe et il vendit son chewing-gum sous l'appellation "Yucatán". C'est Wrigley qui, le premier, utilisa la publicité et, par des campagnes magistrales, fut l'artisan de l'expansion de la consommation aux Etats-Unis, puis en Europe, où les troupes débarquées en 1917 (puis en 1944) au cours de la première (mais aussi deuxième) guerre mondiale firent connaître ce produit.

Pourquoi la glace de l'igloo ne fond-elle pas alors qu'il y fait chaud ? Oui

L'impression de chaud ou de froid est très fortement liée à la perte de chaleur par le corps, largement autant qu'à la température ambiante.
Ainsi, le séjour dans l'air à 23°C est agréable, alors que le séjour (prolongé) dans l'eau n'est pas possible (pour mémoire : les piscines sont chauffées à 27,5-28,5°C). En effet, l'eau "absorbe" beaucoup mieux la chaleur de notre corps que ne le fait l'air. De la même manière, les courants d'air donnent une impression de fraîcheur : là encore, l'air renouvelé emporte la chaleur corporelle. Ou encore, le contact avec du bois à 20°C semble plus chaud que celui avec du métal à la même température : le métal conduit et évacue bien la chaleur, le bois très peu.
Dans un igloo, il n'y a pas de vent et la température peut approcher zéro (au dessus de 0°C, les murs fondent...) : il y fait donc relativement plus chaud que dans une tempête polaire avec des vents forts (plusieurs dizaines de kilomètres par heure) et des températures très basses (-10 à -40°C)!

Pourquoi mon thermomètre ne fonctionne-t-il pas ? Oui

Plusieurs pistes :
1°) La dilatation du liquide était peut-être trop faible pour être bien perceptible.
S'il s'agit d'une bouteille de 100 ml, une augmentation de température de 5°C provoque une augmentation de volume de l'ordre de 0,5 ml. Ce n'est pas énorme... Cependant, cela devrait être détectable dans le tube envisagé, mais...
2°) Le récipient (la bouteille) s'est vraisemblablement dilaté lui aussi et son augmentation de volume a absorbé celle du liquide. L'art de la construction des thermomètres comprend le choix de verres à coefficients de dilatation raisonnables...
3°) L'étanchéité et l'évaporation étaient-elles maîtrisées ?
(si le tube est fermé, risque de suppression et de fuite via la pâte à modeler ; si le tube est ouvert, risque d'évaporation; risque de diffusion de l'alcool à travers le pâte à modeler. L'eau est un liquide plus facile à maîtriser - attention à ne pas aller en dessous de 4°C, mais il faut éviter l'emploi de bouteilles en plastiques, trop souples)

Pourquoi les premiers thermomètres utilisaient-ils le mercure ? Oui

Le mercure est un métal liquide qui se dilate lorsqu'on le chauffe. En mesurant le volume d'une masse donnée de mercure, il est donc possible de mesurer la température. Pratiquement, de petites variations de volumes sont mises en évidence dans un tube très fin : le capillaire du thermomètre. Une faible dilatation entraîne alors un grand déplacement (donc facilement observable) de la colonne de mercure dans ce tube.
Le mercure n'est pas, loin s'en faut, le seul corps à posséder cette propriété. Mais il présente plusieurs avantages qui ont conduit à répandre son usage thermométrique.
1°) Sa gamme de travail est très étendue et commode de -38°C (température de congélation) à plusieurs centaines de °C

2°) Il ne mouille pas les parois de verre : après s'être dilaté, il se rétracte sans coller à la paroi du capillaire ; il ne monte pas dans le tube par capillarité.
Cette propriété est très importante.
3°) Son coefficient de dilatation est assez élevé pour un métal : 0,017 2 % par degré.

L'alcool (rougi par un colorant pour être visible) est un bon liquide thermométrique : température de congélation très basse, coefficient de dilatation assez élevé pour un liquide : 0,11 % par degré. Son usage est limité vers les hautes températures (à cause de sa vaporisation). De plus, ce liquide "colle" un peu aux parois des capillaires qui ne doivent donc pas être trop fins pour que l'alcool ne monte pas par capillarité et pour qu'il redescende lorsque la température diminue. Du fait de ces capillaires assez gros, les thermomètres à alcool ne sont jamais aussi précis que les thermomètres à mercure (il n'y avait pas de thermomètre médical à alcool).

L'emploi des thermomètres à mercure doit être évité (ils sont d'ailleurs interdits) car ce métal est toxique. Quoique certaine, la toxicité du métal lui-même n'est pas trop grande, mais elle est aggravée par le fait qu'il est très difficile de ramasser le mercure qui se répand en formant des petites gouttes très mobiles. Le mercure métal se transforme (par exemple dans l'environnement) en composés du mercure qui, eux, sont très toxiques.

La température de fusion de l'eau dépend-elle de la pression ? Oui

C'est une même loi qui régit tous les changements d'état en fonction de la température. Dans les livres de physique, on la trouve sous le nom "Clausius-Clapeyron" (vive l'amitié germano-française !).
Cependant, ses effets sont moins perceptibles lors de la solidification que lors de la vaporisation. Ainsi, c'est une pression égale à plusieurs dizaines de fois la pression atmosphérique qui correspond à une température de congélation de -1 °C !
Dans la gamme de pressions que nous pouvons rencontrer à la surface de la Terre, la température de congélation de l'eau semble constante.
A noter: le comportement particulier de l'eau qui voit sa température de solidification diminuer lorsque la pression augmente. C'est le contraire avec presque tous les autres corps purs. Ce comportement particulier se retrouve dans le fait que le volume d'une masse de glace à 0 °C est supérieur au volume de la même masse d'eau (liquide) à 0 °C.

Comment montrer la naissance et l'évolution d'une avalanche ? Oui

Si ma mémoire est bonne, les laboratoires qui étudient ces phénomènes utilisent des maquettes immergées dans de l'eau. Des poudres fines (je ne sais plus lesquelles) dévalent alors les pentes. Avec cette combinaison de changements d'échelle (taille, cohésion du matériau, viscosité du milieu d'écoulement), on retrouve un problème qui se présente de manière assez similaire à celui des écoulements de neige sur des montagnes et dans l'air.
Je peux essayer de retrouver l'info, mais sans garantie...

Comment un gateau lève-t-il ? Oui

En fait, il ne reste pas tellement de dioxyde de carbone dans un gâteau...
Les bulles de CO2 formées dans la pâte font certes lever la pâte, mais elles jouent aussi un rôle très important de "noyau gazeux" qui, à la cuisson, gonflent par apport de vapeur d'eau. Le CO2 n'est donc pas totalement indispensable et il existe d'autre moyens de faire lever un gâteau, par exemple en incorporant des blancs en neige ou de l'air (en faisant mousser la pâte au fouet : recommandation classique de faire blanchir les mélanges sucre/jaune d'oeuf)
Reste à comprendre ce que devient le gaz des bulles, quelle que soit sa nature.
En fait, dans le cas du CO2, il s'échappe pour une bonne part (par diffusion). Dans la cas de la vapeur d'eau, elle s'échappe ou se condense... c'est ce qui fait qu'un gâteau ou un entremet (un soufflé !) retombe à la sortie du four : les bulles ne sont plus alimentées par vaporisation d'eau, alors que la vapeur s'échappe ou se recondense dans la masse de la pâte qui reste généralement en dessous de 100°C (de plus, le volume des bulles tend à diminuer par contraction du gaz au refroidissement).
Les bulles ne subsitent que si la cuisson a permis de figer la structure de la pâte par gélatinisation de l'amidon (farine, fécule) ou par coagulation des protéines (oeuf, farine de blé). Dans le gâteau fini, elles sont pleine d'air, rentré par diffusion. Bien sûr, les concentrations en CO2 et en eau dans le contenu des bulles restent supérieures à celles à l'extérieur du gâteau, surtout s'il est frais.

Comment fonctionne le thermomètre de Galilée ? Oui

C'est la dilatation du liquide de la colonne qui rend sensible le thermomètre de Galilée. Lorsque que la température augmente et que le liquide se dilate, sa masse volumique diminue et, par conséquent, la poussée d'Archimède qu'il imprime aux "boules" fait de même : les boules ont tendance à descendre. En fait, chaque boule a un volume et une masse poids qui lui permet de se trouver en équilibre "entre deux eaux" à la température indiquée sur l'étiquette qu'elle porte. A ce moment-là, la poussée d'Archimède (qui dépend du volume) est égale au poids (qui dépend de la masse).
On pourrait envisager que les boules se dilatent elles aussi lorsque la température augmente ; cela aurait alors tendance à les faire monter... En fait, elles se dilatent aussi, mais beaucoup moins que le liquide de la colonne. Dans un des modèles commerciaux courant, les boules sont en verre soufflé (et lestées par du métal), le tube est rempli d'huile minérale (syle paraffine)

Pourquoi le coca dégaze-t-il quand on met du sucre dedans ? Oui

La réponse n'est pas très simple... car plusieurs phénomènes expliquent cette effervescence.
Le première chose à savoir, c'est que les sodas, comme les vins effervescents, sont très fortement sursaturés en dioxyde de carbone. Les gaz sont solubles dans les liquides et la concentration du gaz qui peut être dissous est en gros proportionnelle à la pression du gaz mis en contact avec le liquide. Un liquide peut être sursaturé (par exemple en dioxyde de carbone) en lui imposant une forte pression de gaz, par exemple comme dans les sodas, de quelques bars : il dissout alors beaucoup de CO2. Si l'on fait cesser cette pression, par exemple en exposant le liquide à l'air (où la pression de CO2 est de l'ordre de 0,00035 bar), le liquide se trouve sursaturé : il contient davantage de gaz qu'il ne le devrait. Dans ces conditions, le gaz a tendance à séchapper, ce quil fait.
Tout (ou presque) est ensuite question de vitesse à laquelle le dégazage se produit. En fait, bien que le gaz ait tendance à s'échapper, cela n'est pas facile pour lui. Sauf pour les molécules de gaz qui se trouvent juste à la surface du liquide, il faut traverser toute l'épaisseur du soda. Sans former de bulles, par diffusion, cela prendrait des heures. Il est beaucoup plus rapide de former des bulles qui vont crever à la surface.
Mais, pour faire une bulle, le gaz doit écarter le liquide pour former des poches ; or les liquides n'aiment pas trop se faire étirer. Les molécules d'un liquide s'attirent les unes les autres, c'est pour cela que les liquides sont liquides et non gazeux. Le travail le plus difficile pour le gaz est de créer une microbulle, car plus la bulle est petite plus le rapport entre sa surface (donc l'étirement auquel s'oppose le liquide) et son volume (donc le nombre de molécules de gaz qui cherchent à constituer la bulle) est grand. Une fois une microbulle formée, il est plus facile de la faire croître car ce rapport lui devient plus favorable. En fait, on montre par le calcul ou l'expérience qu'il est même impossible pour le gaz de former seul des microbulles dans un liquide parfaitement limpide, sauf à atteindre des sursaturations correspondant à des pressions extraordinaires ! C'est finalement la présence de « noyaux » autour desquels vont pouvoir se former les bulles qui permettent aux sodas ou aux vins effervescents de mousser.
Ces noyaux peuvent être : des poussières (celles qui se trouvent sur le parois du verre), des bulles de gaz (celles qu'on forme en agitant la bouteille, méthode particulièrement prisée des champions de formule 1) ou du sucre (ou une autre poudre) !
Autre méthode pour provoquer l'effervesence : taper sur le flanc de la bouteille en verre (ça marche bien avec le vin) : les ondes sonores créent localement et à l'échelle microscopique des zones de surpression/dépression au sein du liquide, ce qui entraîne le dégazage.

Nature des sols et épisodes Cévenols Oui

Voilà un sujet bien compliqué !
Les épisodes cévenols en sont des évènements climatiques, plus précisément un type de précipitation. Ils ne dépendent pas des sols et il faut déjà être clair sur cette question.
En revanche, les dégâts qu'ils provoquent dépendent de la manière dont la masse d'eau qu'ils déversent est absorbée par le milieu, notamment les sols : d'une part en quantité d'eau et, d'autre part, en énergie que peut porter cette quantité d'eau.
Les sols jouent donc un rôle par leur capacité à absorber l'eau. Elle dépend de la composition du sol (par exemple plus ou moins sablonneux) et, à composition donnée, de sa structuration : un sol tassé laisse glisser l'eau sans l'absorber ; un sol fraîchement labouré, très émietté, peut se transformer en boue qui coule.
Lorsqu'un risque d'écoulement (eau ou boue) existe, la présence d'un couvert végétal est primordiale pour faire barrière ou jouer le rôle de ralentisseur pour absorber l'énergie dévastatrice des coulées.

L'expérience proposée s'intéresse surtout à la capacité d'absorption des sols. Il est utile de s'intéresser à la vitesse d'absorption. Je l'envisage dans ce qui suit à travers le « débordement ».
On pourrait, par exemple : verser un volume d'eau en quelques (dizaines de) secondes sur différents sols, dans un dispositif OUVERT et rempli presque à ras bord par ce sol (pour que ça déborde éventuellement), par exemple des pots de fleur en plastique (ceux dans lesquels nous sont vendus, de nos jours, la plupart des plantes vertes) qui ont une ouverture en bas, et récupérer ce qui déborde ou ce qui percole pour évaluer par différence ce qui a été absorbé. On verra qu'un terreau très très sec laisse percoler l'eau sans l'absorber, qu'un sol très tassé (pas facile à faire en pot !) va donner lieu à un débordement, que le sable seul absorbe peu, qu'un sol frais (pas desséché) avec de l'argile et de la matière organique (terreau) absorbe bien, etc. Pas certain qu'un témoin soit nécessaire (et qu'est-ce qu'un sol témoin ?) : la comparaison des différents cas de figure est déjà éclairante.

Au cours des saisons Oui

Le tronc est une partie de la tige (on dit aussi l'appareil caulinaire, mais c'est un mot assez savant).
Il existe des faux troncs (ce ne sont donc pas des tiges) comme celui du bananier, qui sont des des emboîtements concentriques de base de feuilles (comme dans l'andouille de Guéméné...).
Une grosse différence entre les deux tiges que vous envisagez est que les lentilles sont des plantes herbacées (sans bois) et la structure de leur tige diffère de celle du platane.

les parties du bulbe Oui

C'est peut-être du plateau que vous voulez parler.
Un bulbe est un organe formé d'un bourgeon, entouré de feuilles courtes et charnues (écailles contenant des réserves : c'est ce que l'on mange dans l'oignon aliment). Cet ensemble feuilles/bourgeon est porté par une tige courte, le PLATEAU qui apparait plus coriace. A la base de ce plateau sont implantées les racines. La croissance en hauteur du centre du plateau donne la hampe florale qui n'est peut-être pas à proprement parler une tige (au sens botanique) car elle ne porte pas les feuilles.

glace et température ambiante Oui

Que se passe-t-il lorsqu’on chauffe de la glace prise à -20°C ? La chaleur qu’elle reçoit fait augmenter son "énergie interne", ce qui se traduit par une plus grande agitation des molécules d’eau qui constituent la glace (mouvement de vibration autour de leur position moyenne) et la température de glace, qui est un reflet de cette agitation, augmente.
A partir d’une certaine température : 0°C, l’agitation est telle que les liaisons qui maintiennent l’organisation des molécules d’eau en solide est détruite : l’eau commence à fondre. Si on apporte encore de la chaleur, la glace restante ne va pas augmenter de température, mais davantage de glace va fondre. La température va donc se maintenir à une valeur de 0°C tant qu’il reste de la glace, alors qu’on apporte de la chaleur.
Le même phénomène est observable à l’ébullition. Il ne suffit pas de porter une casserole d’eau à 100°C puis de l’isoler parfaitement pour que l’eau disparaisse en se volatilisant : il faut continuer à chauffer en laissant la casserole sur le feu.

Inversement, il ne suffit pas d’abaisser la température de l’eau liquide à 0°C pour la transformer en glace. C’est nécessaire, pour que l’agitation des molécules dans l’eau soit suffisamment faible pour qu’elle puisse s’associer en cristaux de glace, mais ça n’est pas suffisant, car à l’inverse de ce qui de passe à la fusion, la formation du solide dégage de la chaleur. Pour avoir une formation substantielle de glace, il faut donc descendre à 0°C ET absorber de la chaleur, ce que fera facilement une machine comme un réfrigérateur ou une substance très froide telle qu’un mélange réfrigérant. Evidemment, de l’eau liquide à 0°C ne peut pas absorber de la chaleur venant d’eau liquide à une température supérieure ou égale à 0°C…

Dans le cas de l’eau surfondue (cas du pare-brise invoqué par M. Hirtzig), c’est le pare–brise lui-même très froid qui va absorber la chaleur libérée par la formation de la glace. Dans ce cas et comme l’a expliqué Mathieu, l’eau liquide peut descendre à une température inférieure à 0°C. Les interactions que les molécules entretiennent avec les surface de verre (et aussi, dans une certaine mesure avec le surface de l’air : le film d’eau a deux faces) leur permettent de ne pas se « ranger » à l’état solide, comme elle devrait l’être quand elles sont si peu agitées à partir et en dessous de 0°C.

Glaces de méthane, énergie d'avenir ? Oui

Complément à la réponse de M. Hirtzig : on considère que le méthane, en matière de réchauffement climatique, a un effet une vingtaine de fois supérieur à celui du dioxyde de carbone.

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