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Qu'est-ce qui se dilate dans mon thermomètre ? Oui

Je n'ai pas de réponse exacte à la question. Une explication possible serait la dilatation du récipient en plastique servant de réservoir. Le liquide se dilatant dans un second temps, le niveau monte après être d'abord descendu.

De la glace dans l'air expiré ? Oui

La formation de microcristaux de glace dans la "buée" formée par l'air que nous expirons n'est pas impossible, d'un point de vue physique. En pratique, je ne suis pas sûr que cela soit le cas, et je vous livre ma réflexion.

L'air expiré peut être considéré comme de l'air à une température d'environ 30°C, presque saturé, voire saturé en humidité. Cette masse d'air est projetée tout à coup dans une autre, plus froide (-20 °C) et deux phénomènes vont s'opposer :

1/ la baisse de température de la masse d'air
2/ les mouvements de convection qui vont assurer le mélange progressif de la masse dans l'air ambiant.

La baisse de température a pour effet de former des microgouttes de liquide, qui constituent la "buée". Ces gouttent se forment car la pression de vapeur saturante de l'eau diminue avec la température et l'air qui était presque saturé se sature complètement. Si la chute de température se poursuit, ces gouttes vont geler.
En même temps, les mouvements de convection mélangent la masse d'air expirée avec l'air ambiant, ce qui a pour effet de diminuer la pression de vapeur d'eau au contact des gouttelettes et de favoriser leur retour à l'état gazeux.

Intuitivement, j'aurais tendance à penser que les mouvements de convection sont plus rapides que la baisse de température de la masse d'air, de sorte que les gouttes d'eau vont revenir plus vite à l'état gazeux qu'elles ne peuvent geler

Pourquoi les premiers thermomètres utilisaient-ils le mercure ? Oui

La réponse est tout aussi simple que la question :
Le principe du thermomètre est d'indiquer la température. Pour cela, on utilise le fait que certaines propriétés chimiques ou physiques d'un corps sont modifiées quand on change la température.

Une propriété simple des matériaux quand la température augmente est le changement de volume d'une masse de matériau donnée : c'est la dilatation thermique. Pour utiliser cette propriété afin d'indiquer la température avec le plus de précision possible, il faut trouver les matériaux dont la dilatation est la plus importante avec la température. C'est en particulier le cas des métaux.

Par ailleurs, il est plus facile de manipuler un métal liquide qu'un métal solide, car on peut l'utiliser sous une forme très fine (l'intérieur du tube de verre du thermomètre), ce qui a pour effet d'augmenter de manière très visuelle la longueur de la colonne de métal au cours de la dilatation.

Il existe peu de métaux liquides à température ambiante. Traditionnellement, le mercure a été utilisé pendant très longtemps, mais sa toxicité lui a valu d'être remplacé par d'autres substances, comme le gallium (autre métal liquide).

Anticyclone et dépression Oui

Une chose importante dans cette question est qu'il ne faut pas confondre "anticyclone" avec air chaud et "dépression" avec air froid. Un anticyclone représente une zone de hautes pressions et une dépression, une zone de basses pressions. Dans l'atmosphère, les relations "hautes pression" = air chaud et "basses pressions" = air froid ne sont pas forcément justes.

Pour mettre en évidence qu'une masse d'air s'échauffe en la comprimant, il suffit de boucher l'extrémité d'une pompe à vélo et de comprimer l'air qui s'y trouve. Le corps de la pompe s'échauffe.

Pour plus d'informations sur la métérologie, je ne peux que vous conseiller de consulter le site internet de Météo France, à la rubrique "Espace Découverte". En particulier le dictionnaire de métorologie : http://www.meteo.fr/meteonet/decouvr/a-z/a-z01.htm

L'écoulement de l'eau par une bouteille percée Oui

Effectivement, l'eau s'écoulera plus vite si on ouvre le haut de la bouteille. La raison est qu'il faut remplacer le liquide qui coule par de l'air. Si on ne fait pas de trou dans le haut de la bouteille l'air doit entrer par le bas et empêche l'eau de couler. On obtient un écoulement "saccadé" puisque l'eau coule alternativement avec l'air qui entre. Si on réalise un trou dans le haut de la bouteille, l'air entre en haut, et l'eau coule en bas de façon continue, donc plus rapide.

Concernant la vitesse de l'écoulement : le débit d'eau est directement fonction de la pression d'eau de part et d'autre du trou. A l'extérieur, c'est la pression atmosphérique et c'est donc une constante (sur la durée de l'essai). A l'intérieur, la pression d'eau ne dépend que de la hauteur de la colonne d'eau. Ainsi, lorsque la bouteille se vide, la hauteur d'eau diminue et la pression de l'eau en amont du trou aussi.
Le débit diminue et la vitesse de "vidange" aussi, ce qui donne des graduations plus rapprochées dans l'expérience de l'enseignant.

Le même effet est donc obtenu avec une bouteille de 5L.

Une expérience intéressante consisterait à vider un même volume d'eau en prenant des bouteilles de formes différentes (donnant des hauteurs de colonne d'eau différentes par exemple une bouteille fine, mais haute, et une bouteille grosse mais petite).
L'expérience est tout de même délicate et il faudrait la tester. En particulier, je ne sais pas si la différence de vitesse d'écoulement serait mesurable (intuitivement je pense que oui), mais surtout, il faut que les trous soient rigoureusement de même taille (en bas, pour le passage de l'eau et en haut, pour le passage de l'air).

Une autre expérience consiste à comparer la vitesse de vidange d'une bouteille
quand on fait "tourner" l'eau dans la bouteille pendant qu'on la vide. On augmente dans ce cas le débit.

Qu'est ce que le carton, le papier et le métal ? Oui

Je pense qu'il faut faire la différence entre les matières dites "organiques", c'est à dire composées principalement de carbone, et les matières dites "minérales". Les matières minérales seront décomposées en matières "métalliques" et "non métalliques" (verre par exemple).

Les matières organiques ont la propriété très simple de brûler facilement, ce qui n'est pas le cas des matières métalliques et des matières minérales non métalliques. En brûlant, les matières organiques produisent de la vapeur d'eau, que l'on peut mettre en évidence en plaçant une plaque de verre ou une assiette froide au contact des gaz de combustion (il se forme de la condensation).

Ensuite, une matière peut se présenter sous différentes formes et donner des propriétés mécaniques différentes. Le carton n'est autre qu'un assemblage de feuilles de papier épaisses.
Pour les métaux une feuille d'aluminium ménager est bien moins solide qu'un couvercle de petit pot ou de boite de conserve, alors qu'il s'agit dans les deux cas d'une matière métallique.

Bien évidemment, il est exclu de mettre le feu dans une salle de classe, ce n'est pas un exemple à montrer aux enfants. Quelques exemples simples pourraient être utilisés :
Matières organiques : papier, carton, plastiques, toutes ces matières brûlent facilement et les enfants le savent bien.
Matières métalliques : aluminium ménager, boite de conserve, ustensiles de cuisine ne brûlent pas facilement (ils sont utilisés pour la cuisson).

Matières minérales non-métalliques : le verre ne brûle pas, mais il est fragile.
Dans certaines communes, le tri sélectif des déchets peut donner également un exemple intéressant, puisqu'on y trie les papier/cartons de manière indépendante des boîtes de conserve ou cannettes de boisson type Coca-cola. Mais ce n'est pas toujours le cas et ces matériaux peuvent être mélangés et triées ensuite dans l'usine de recyclage.

Comment les savants font-ils pour être sûrs de leurs affirmations ? Oui

Je suis bien d'accord avec Laurent Pagani ! Je ne connais aucun scientifique capable d'être "sûr" de ses affirmations. Les scientifiques essaient de comprendre et de pouvoir "écrire" la réalité. Par "écrire", j'entends le formalisme utilisé par les scientifiques : ce peut être l'écriture mathématique, l'écriture d'une réaction chimique ou nucléaire ou un simple schéma d'anatomie humaine. Mais tout cela ne restera jamais qu'une description partielle d'une réalité très complexe. Tout le travail du scientifique est de se faire une idée des phénomènes, des mécanismes. On dit aussi qu'il établit un modèle, ou une théorie, qu'il doit vérifier par l'expérience. Mais le scientifique n'est pas capable d'avoir conscience de la réalité dans toute sa complexité et ne peut donc affirmer quoi que ce soit avec "certitude".

Comment les savants font-ils pour être sûr de leurs affirmations ? Oui

Je suis bien d'accord avec Laurent Pagani ! Je ne connais aucun scientifique capable d'être "sûr" de ses affirmations. Les scientifiques essaient de comprendre et de pouvoir "écrire" la réalité. Par "écrire", j'entends le formalisme utilisé par les scientifiques : ce peut être l'écriture mathématique, l'écriture d'une réaction chimique ou nucléaire ou un simple schéma d'anatomie humaine. Mais tout cela ne restera jamais qu'une description partielle d'une réalité très complexe. Tout le travail du scientifique est de se faire une idée des phénomènes, des mécanismes. On dit aussi qu'il établit un modèle, ou une théorie, qu'il doit vérifier par l'expérience. Mais le scientifique n'est pas capable d'avoir conscience de la réalité dans toute sa complexité et ne peut donc affirmer quoi que ce soit avec "certitude".

Les eaux minérales sont-elles potables ? Oui

En réglementation européenne, les eaux destinées à la consommation humaine sont couvertes par la directive CEE no 80/778 du 15 juillet 1980. La directive est transposée en droit français par le décret no 89-3 du 3 janvier 1989 modifié par le décret n° 90-330 du 10 avril 1990, le décret n° 91-257 du 7 mars 1991 et le décret n° 95-363 du 5 avril 1995.
Elle sera remplacée d'ici le 25 décembre 2003 par la directive CE no 98/83 du 3 novembre 1998 (je ne sais pas où en est la France au jour d'aujourd'hui...)

Sur les eaux minérales, des textes plus ou moins anciens :
"Toute entreprise ayant pour effet de livrer ou d'administrer au public des eaux minérales naturelles ou artificielles demeure soumise à une autorisation préalable et à l'inspection d'hommes de l'art. Sont seuls exceptés de ces conditions, les débits desdites eaux qui ont lieu dans des pharmacies" (Ord. 18 juin 1823, art. 1er). L'autorisation à laquelle est soumise l'exploitation d'une source minérale est délivrée par le Secrétaire d'Etat à la santé publique et à la population (D. n° 57-404, 28 mars 1957, art. 2). Sont soumis à autorisation :
- les exploitations d'eau minérale naturelle (voir 545-41) ;
- les industries d'embouteillage (voir 545-42) ;
- les dépôts d'eau minérale naturelle.
Toutefois sont dispensés de l'autorisation prévue pour les dépôts, les pharmacies et les commerces de détail (D. no 57-404, 28 mars 1957, art. 1er). Toute variation constatée dans les caractéristiques de l'eau ou du gaz d'une source minérale autorisée nécessite un nouvel examen des propriétés de l'eau par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (voir Etude 114) et par l'Académie nationale de médecine si l'eau est destinée à alimenter un établissement thermal (D. n° 57- 404, 28 mars 1957, art. 17, al. 1er modifié par D. n° 99-242, 26 mars 1999).

Comment peut-on montrer la non toxicité d'un gaz ? Oui

La question me paraît très bizarre : l'objectif d'une pompe à air dans un aquarium est précisément... de faire circuler l'air dans l'eau des poissons ! Ceci permet d'accélérer le processus de dissolution d'oxygène depuis l'atmosphère dans l'eau de l'aquarium, en augmentant la surface de contact par formation de bulles. Le gaz qui s'échappe de la pompe à air est donc ... de l'air.

Comment peut-on déterminer la toxicité d'un gaz de manière générale ?
Il n'existe pas de moyen simple d'y parvenir. Certaines analyses utilisent du matériel très sophistiqué (spectrométrie de masse, utilisée pour le dosage de traces de polluants dans les effluents gazeux de certaines usines).
La raison est simple : certains gaz très toxiques sont inodores et incolores. Le cas le plus connu est le monoxyde de carbone (CO), qui peut se former lors d'une combustion incomplète (pas assez d'oxygène). C'est ce qui arrive dans les maisons mal aérées et utilisant des moyens de chauffage à combustion pour lesquels le système d'évacuation n'a pas été nettoyé. Cela cause des centaines de mort par an en France.
Mais soyez rassurée, rien de toxique ne s'échappe de votre aquarium !

Une petite précision sur l'utilisation des animaux pour l'évaluation de la toxicité des produits chimiques :
Au début du siècle, le mineurs de fond travaillant dans les mines de charbon, emmenaient avec eux des oiseaux en cage. Ces animaux sont très sensibles à la qualité de l'air. Ce procédé permettait de prévenir les "coups de grisou" : quand l'animal avait un malaise, tous les mineurs éteignaient leurs lampes :
c'était signe qu'une poche de gaz souterraine venait d'être ouverte et que les risques d'explosion étaient importants.
On peut voir une reconstitution (sans l'oiseau) d'un "coup de grisou" dans le film Germinal avec Gérard Depardieu et Renaud (ce n'est pas à montrer aux enfants).
La toxicité d'un produit chimique, qu'il soit solide, liquide ou gazeux est, encore de nos jours, exprimée en quantité mortelle par unité de poids de l'être vivant empoisonné. Ces résultats ont été acquis lors de tests sur animaux (souvent sur des souris). Ces examens toxicologiques, même s'ils sont discutables (mais c'est un autre débat), ont permis au législateur de fixer les normes de protection pour le public ou pour les travailleurs, dans le cas d'une exposition dans le cadre d'une activité professionnelle.
Il est à noter que de nombreuses substances complexes (composés organiques par exemple) peuvent être toxiques en quantités infimes. Leur effet est loin d'être connu, car souvent différé dans le temps. Des exemples récents nous le rappelent :
Les éthers de glycol qui provoquent des malformations de l'enfant lors de la grossesse. Ces produits ont été largement utilisés dans l'industrie et dans les peintures. Leur utilisation est réglementée depuis peu.

L'amiante. Dans ce cas, il ne s'agit pas d'un gaz, mais de fines particules en suspension qui s'accumulent dans les poumons.
La dioxine, émise dans le passé par les incinérateurs de déchets ménagers (de conception ancienne) et qui, une fois introduite dans la chaîne alimentaire, peut être dangereuse à long terme.
La toxicité d'un gaz est donc une notion complexe, car le danger peut être immédiat (c'est le cas le plus simple à traiter) ou différé dans le temps. Pour plus d'informations, le site internet de l'Institut National de Recherche et de Sécurité est particulièrement intéressant :

http://www.inrs.fr

Dissolution de sel et de sucre dans l'eau Oui

Je n'ai pas les données sous la main. Cependant, il faut savoir qu'une bonne mesure de la solubilité est délicate à réaliser.
En effet, la vitesse de dissolution peut être longue, surtout quand on approche la saturation. En règle générale, il faut une agitation pour accélérer le processus de dissolution, ce qui rend délicate l'observation des cristaux de sels non dissous dans le bain. Au laboratoire, on peut aussi accélérer la dissolution en plongeant la solution dans un bain à ultrasons. Attention, l'utilisation de ce matériel requiert la mise en œuvre de certaines règles de sécurité.

Une petite idée : il peut être intéressant de procéder de la manière suivante, pour vérifier les données dont vous disposez ; on peut se fixer une valeur de solubilité à vérifier, à une température donnée.
Ensuite, on dissout la quantité de sel correspondant à la saturation (calculée à partir du volume de solution) dans le liquide, en augmentant la température au-delà de la température pour laquelle on souhaite vérifier la solubilité.
Enfin, on laisser refroidir la solution en contrôlant la température avec un thermomètre et on enregistre la température à partir de laquelle on commence à observer les cristaux. Ce procédé permet de s'affranchir de la faible vitesse de dissolution du sel ou du sucre puisque la dissolution est réalisée à chaud. Ensuite, il sera plus facile d'observer les cristaux se former, puisque aucune agitation n'est nécessaire.
Je n'ai pas fait l'expérience et je ne peux pas vous dire si cette méthode donne de meilleurs résultats, mais cela vaut peut être la peine d'essayer !

Volume et température d'un mélange eau-alcool Oui

Dans le cas d'un mélange, seule la masse se conserve, mais pas nécessairement le volume. C'est exactement ce qui se passe dans le cas du mélange eau-alcool.
Un liquide est formé de molécules qui ne possèdent pas d'ordre (à longue distance tout au moins). Mais il peut exister cependant des interactions faibles entre les molécules.
Quand on ajoute de l'alcool dans l'eau, ces interactions sont modifiées, puisqu'une molécule d'eau n'est plus seulement entourée d'autres molécules d'eau (eau pure), mais aussi de molécules d'alcool (mélange). C'est ce qui modifie le volume du mélange.
L'augmentation de température est un élément très intéressant à observer. En effet, puisque les interactions entre les molécules sont modifiées (interactions = énergie mise en jeu), de l'énergie peut être libérée (mélange dit "exothermique", c'est ce qui est observé) ou consommée (mélange dit "endothermique" qui conduit à une diminution de la température).

Pourquoi le savon lave-t-il ? Oui

L'explication des propriétés des savons est très classique et se trouve un peu partout. Sans parler des livres de chimie du secondaire ou du premier cycle universitaire, en deux minutes, avec un moteur de recherche, je tombe par exemple sur : http://mendeleiev.cyberscol.qc.ca/chimisterie/9604/Mpilon.html

Pourquoi le verre est-il si souvent utilisé comme récipient ? Oui

Je pense que le verre présente l'avantage de résister aux températures les plus élevées que l'on rencontre lors d'un usage domestique. La plupart des verres courants offre une très bonne résistance mécanique jusque 400 °C, alors qu'un four de cuisine ne dépasse pas 280 °C.
Les verres PYREX dépassent largement ces performances si l'épaisseur est suffisante (casseroles). Tout cela n'est évidemment pas le cas des plastiques et cartons !
La résistance à l'usure est sans doute un atout supplémentaire.
Pour certaines applications (verrerie scientifique par exemple), le verre présente également le gros avantage de pouvoir être facilement "réparé" s'il y a eu de la casse (chauffage au chalumeau oxygène et propane).
Enfin, lors d'application culinaires, le verre est peu adhésif et donc d'un entretien facile.

Pourquoi un glaçon fond-il plus vite dans l'eau que dans l'air ? Oui

Le glaçon fond plus vite dans l'eau à 15 °C que dans l'air à 22 °C, car le transfert de la chaleur se fait beaucoup mieux dans l'eau que dans l'air. L'air est en effet un assez bon isolant thermique et des mouvements de convection sont nécessaires pour accompagner le transfert de chaleur. Une petite expérience simple peut vous convaincre de cette différence entre l'air et l'eau : prenez un récipient d'eau et attendez que sa température se stabilise à la même valeur que celle de l'air ambiant. Quand on y plonge la main, l'impression de "froid" y est plus importante qu'à l'air libre (pour une main sèche). Le transfert de chaleur de la main vers l'eau est en effet beaucoup plus rapide que de la main vers l'air.

Comment se forment la rosée du matin l'humidité qui retombe le soir ? Oui

L'air ambiant contient de l'eau sous forme de vapeur, c'est à dire sous une forme complètement invisible. Mais l'air ne peut contenir qu'une quantité limitée d'eau. Quand la teneur de l'air en eau atteint une certaine limite, qu'on appelle saturation, l'eau condense, c'est-à-dire qu'elle passe de l'état gazeux à l'état liquide. Cette limite de saturation varie très fortement avec la température. Plus il fait chaud, plus cette limite est élevée et plus l'air peut contenir de l'humidité.

Par temps chaud, la chaleur de la journée permet à l'air d'emmagasiner une très grande quantité d'eau gazeuse aux moments les plus chauds de la journée (en début d'après-midi). Quand la température diminue, la limite de saturation de l'air en eau gazeuse diminue et elle condense. Cela se produit surtout aux moments les plus frais de la journée (le matin, 1 heure après le levé du soleil).

Cette condensation de l'eau peut prendre plusieurs formes :

  • brume ou brouillard : l'eau condense de manière uniforme dans toute la masse d'air. Ce phénomène est à 'origine de la formation de brumes matinales en été.
    rosée : les parties solides à la surface de la terre (herbe, feuilles...) peuvent avoir une température inférieure à celle de l'air. Dans ce cas, l'eau contenue dans l'air condense sur ces éléments.

  • brouillard d'advection : ce type de brouillard est particulier : il se forme en hiver lorsqu'une masse d'air arrive au contact d'un sol très froid. La couche d'air au contact du sol atteint la limite de saturation et l'eau condense. Ce brouillard est beaucoup plus tenace que le précédent, car il faut que le sol puisse se réchauffer pour que le brouillard disparaisse.
  • nuages : la condensation de l'eau peut se produire en altitude puisque la température y diminue. C'est l'origine de la formation des nuages.
  • L'or dans tous ses états Oui

    Il existe trois états de la matière : liquide, solide et gaz. On peut observer un quatrième état : le plasma, mais très rarement dans des conditions naturelles.
    Tous les corps simples (composés d'un seul élément chimique) existent sous ces trois états. La plupart des métaux sont solides à température ambiante. Quand on augmente la température, ils se liquéfient (quand la température atteint le point de fusion) puis se vaporisent (quand la température atteint le point d'ébullition). Certains corps simples peuvent passer directement de l'état solide à l'état gazeux, sous certaines conditions, on parle alors de sublimation.
    Il existe des métaux liquides à température ambiante, comme le mercure (toxique) ou d'autres dont le point de fusion est bas et fondent dans la main, comme le césium (toxique).
    L'état dissous n'est pas un état de la matière, car il s'agit d'un mélange entre un solvant et un soluté.
    Les métaux peuvent exister à l'état gazeux. Il sera d'autant plus facile d'obtenir cet état de la matière que le point de fusion est bas (ainsi que le point d'ébullition) : on obtient très facilement des vapeurs de mercure (point de fusion inférieur à la température ambiante) que des vapeurs de fer (point de fusion très élevé).

    A titre indicatif, voici les points de fusion de quelques métaux :

    Sodium (Na) : 98 °C
    Aluminium (Al) : 660 °C
    Chrome (Cr) : 1860 °C
    Fer (Fe) : 1538 °C
    Cuivre (Cu) : 1085 °C
    Mercure (Hg) : -38.7°C
    Or (Au) : 1065 °C
    Césium (Cs) : 28.6°C

    Température de fusion du mélange eau-alcool Oui

    L'idée de placer différentes substances dans le ballon sonde est bonne. Sauf que seul le récipient contenant de l'eau risque fort d'être ouvert.
    Il faudrait préciser un peu l'idée, mais il semble que l'instituteur espère que la solidification des différentes substances entraine l'ouverture des boites et serve alors de "preuve" que tel ou tel produit a bien gelé. Cette propriété d'augmentation de volume à la congélation est tout à fait vraie pour de l'eau seule. Elle ne sera pas forcement vérifiée pour un mélange et encore moins pour un autre produit ne contenant pas d'eau.

    Il serait peu être plus simple d'équiper le ballon d'un simple thermomètre équipé d'un système de "mémoires". Si vous n'en connaissez pas le principe : ce type de thermomètres de conception très simple permet de connaitre les températures minimale et maximale rencontrées par le thermomètre tant que l'utilisateur n'a pas remis l'appareil "à zéro" (C'est un U, équipé de languettes en plastique qui montent avec le fluide contenu dans le thermomètre, mais ne redescendent que quand on le leur demande. Ils sont vendus en grandes surfaces). Ils sont utilisés à l'extérieur, dans le jardin, pour connaitre la température minimale qu'il a pu faire la nuit.

    Ajoutons également que la diminution de température avec l'altitude est habituellement considérée par les aviateurs comme de l'ordre de 2 °C par mille pieds (environ 300 mètres) ; ceci dépendant du taux d'humidité de l'air (s'il y a saturation ou pas). Si on prend une température au sol de 16 °C, il faudrait atteindre 2 400 m d'altitude pour avoir 0 °C. Il vous faut donc :
    1) une très longue corde...
    2) ou faire l'expérience en hiver, un jour où il ne gèle pas au sol.

    Enlever l'huile des mains avec de l'eau chaude plutôt qu'avec de l'eau froide Oui

    Voici une proposition de réponse pour la question sur le lavage de l'huile sur les mains.
    Effectivement, l'huile et l'eau ne sont que très peu miscibles, d'où un lavage peu efficace.
    La différence de miscibilité entre l'eau froide et l'eau chaude doit être très faible, et en tout cas trop faible pour faire une différence sur l'efficacité du lavage de l'huile sur les mains.
    La différence ne tient sans doute pas à l'eau elle-même, mais pour une large part à l'huile : en effet, la viscosité de l'huile dépend fortement de la température. Si la température est faible (eau froide) l'huile est très visqueuse et elle "colle" davantage sur la peau, d'où un lavage très peu efficace. Si la température est plus chaude (eau chaude), la viscosité de l'huile diminue et elle sera sans doute plus facilement éliminée.
    Dans tous les cas, la meilleure solution reste l'usage du savon !!
    Celui-ci a pour effet (grâce aux agents "tensio-actifs" ) de "diviser" l'huile en très petites gouttelettes, qui peuvent, contrairement à l'huile toute seule, être "dissoutes" dans l'eau. Notons qu'il ne s'agit pas vraiment d'une dissolution, mais plutôt d'une suspension, état dans lequel l'huile est mélangée à l'eau sous forme de gouttelettes invisibles à l'eau à cause de leur taille."

    D'où viennent les bulles de l'eau du bac ? Oui

    L'eau du robinet est un liquide capable de dissoudre des gaz, les molécules passant de l'état gazeux à l'état dissous dans l'eau.
    Lorsque le gaz est à l'état dissous, il n'est pas possible de le "voir". C'est la même chose qu'avec du sel de cuisine : quand le sel est dissous dans l'eau, on ne le "voit" plus.
    En réalité, l'eau du robinet est saturée par l'azote de l'air ambiant qui s'y est dissous.
    L'eau ne peut néanmoins contenir qu'une quantité limitée de gaz. Quand la quantité de gaz atteint cette limite, on dit que l'eau a atteint la saturation. Cette quantité varie, notamment avec la température.
    Après ces quelques explications, supposons un bac rempli d'eau du robinet, saturée en azote de l'air ambiant, comme celui qu'a probablement observé Jordan.
    Supposons que la quantité maximale de gaz que peut contenir l'eau diminue lentement au cours du temps. Alors, la quantité de gaz contenue dans l'eau devient supérieure à la quantité maximale que peut contenir l'eau. Les molécules de gaz en solution dans l'eau retournent alors à l'état gazeux en formant de petites bulles.
    Ces petites bulles ne se forment pas n'importe où dans le bac. Elles se forment sur les parois, car ces dernières constituent un endroit privilégié pour leur formation. Petit à petit, les bulles grossissent et atteignent une taille suffisante pour que la poussée d'Archimède les décolle et les fasse remonter à la surface.
    On peut obtenir le même phénomène de manière plus rapide : en chauffant l'eau du robinet. Quand la température de l'eau augmente, la quantité maximale de gaz qu'elle peut contenir diminue et il se forme des bulles. Vers 70 °C ce phénomène est très visible et on dit que l'eau "dégaze".

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