Mes commentaires

Titre du contenu Publié Commentaire
Les éoliennes Oui

Dans un premier temps il faut vérifier si sens de rotation du moteur utilisé en génératrice est compatible avec la polarisation de la DEL. Si c'est le cas et que la DEL ne s'allume pas plusieurs problèmes peuvent en être la cause :
- pas assez de frottement ou d'adhérence entre le bouchon qui sert de moyeu aux pales et l'axe du moteur > donc glissement et non transmission de la puissance du rotor à l'axe du moteur > solutions possibles : collage du bouchon sur l'axe moteur ou emmanchement à force très serré
- pas assez d'intensité de courant produite car le moteur tourne à une fréquence inférieure à ce qu'il lui est nécessaire pour produire à s a puissance nominale.
- Pas assez d'énergie du "vent" captée par le rotor donc transmise à l'axe du moteur. La cause : pas assez de surface d'exposition du rotor "au vent". Comme vous utilisez un "sèche cheveux" comme source de "vent" celui ci débite un flux d'air au droit de la buse de sortie (en gros un flux de la forme de la buse, comme fait de l'eau à la sortie d'un tuyau) si ce flux à une section plus petite que la surface totale du rotor il ne vient pousser les pales que sur cette surface et quelque soit la taille (le diamètre total) du rotor la force du vent ne s'exercera qu'à cet endroit là. Si le flux d'air vient bien appuyer sur toute la surface du rotor et que la DEL ne s'allume toujours pas c'est que la l'énergie éolienne produite par le sèche cheveux n'est pas suffisante. Alors peut être faut il attendre qu'il fasse du vent dehors pour voir si cela fonctionne. D'un point de vue éducatif à propos de l'énergie il est très très sûrement plus juste de montrer que du vrai vent fabrique de l'électricité que d'utiliser de l'électricité du réseau en quantité pour faire tourner une éolienne qui ne produise qu'un peu de lumière par l'entremise d'une DEL.

D'un point de vue éducation au développement durable la solution que vous envisagez est loin d'être exemplaire.

la boîte à neige : comment invalider une proposition qui fonctionne ? Oui

Le problème est "une classe de maternelle a voulu construire des boîtes à neige" donc fabriquer un objet technique dont ils ont une représentation du fonctionnement car ils en ont déjà vu fonctionner. Et ils ont aussi vu de la neige tomber. La neige ne tombe pas toujours en virevoltant comme des plumes dans une légère brise ! Il arrive parfois qu'elle "poudroie" comme disent les québécois et elle tombe drue verticalement en tout petits cristaux qui parfois sont piquant comme des cristaux de sel ! peut être bien qu'étant familiers de tout cela les élèves ont émis une liste de solutions qu'ils envisagent possibles (ce que vous appellez surement à tort hypothèses dans ce cas là) et à l'aide de ce que vous appelez expérimentation ils n'ont fait que la recherche d'une solution parmi cet éventail de "possibles"
Alors les enfants ayant l'objectif d'obtention d'une fonction qui réponde à leur besoin, ce besoin étant satisfait par la solution qu'ils ont trouvée il n'y a AUCUNE RAISON de ne pas l'accepter. Sauf à vouloir répondre à une QUESTION QU'ILS NE SE POSENT PAS ! Et oui la technique a parfois son autonomie face à la science ! par contre à l'issue de cette fabrication vous avez une belle situation expérimentale pour voir si ce qu'ils obtiennent est reproductible quelle que soit la quantité de sel mise dans l'eau !

démarche expérimentale ou investigation Oui

La compréhension que vous avez de la différence entre les deux démarches que vous décrivez est une réponse à votre première question. Pour la description de la démarche d'investigation je compléterai volontiers les pointillés par réalisation d'objets de maquettes de modèles qui par une confrontation à la réalité et à la matière qui "résistent" apportent réponses ou démentis aux hypothèses formulées en amont de la démarche.
pour la seconde et la troisième de vos questions une lecture attentive des principes de la main à la pâte comme des textes de programmes scolaires vous apportera une réponse.
hormis les situations qui mettraient en danger les élèves expérimentateurs (1) et/ou qui seraient contraires à l'éthique (2) ; dans la mesure ou le champ support donnant lieu à expérimentation cadre avec les programmes et le matériel accessible (3) aux élèves je ne vois pas bien quelles limites pourraient contraindre la démarche expérimentale.
(1) les limites liées aux risques liés à l'usage de produits, matériaux,et dispositifs
(2) les limites de l'expérimentation sur le vivant
(3) par accessible il faut entendre non seulement la disponibilité physique, les conditions de mise en oeuvre mais aussi la possibilité de compréhension liée à l'usage du matériel (par exemple faut il utiliser un voltmètre ou se "contenter" d'observer la "brillance" d'une lampe sous différentes tensions pour matérialiser l'effet de la tension)

Construire des machines dans le cadre d'un défi sciences Oui

Il s'agit plutôt de la formulation d'un "défi technique" de mon point de vue.
Il s'agit de répondre à un besoin formulé par une ou des solutions techniques.
Pour pouvoir répondre à ces questions il faudrait en savoir plus sur les "objets" à déplacer.
En effet en modifiant quelque peu une maxime célèbre "on ne déplace pas aussi facilement un boeuf qu'un oeuf" pour tout un tas de raisons : masse, fragilité, remuant ou pas ? et encore faut il connaitre l'énergie à utiliser ... merci d'en dire plus si possible. 

Si ces trois questions sont effectivement  la formulation du "défi" pour chaque cycle elles n'appelent pas des réponses de même nature.

La première et la 3ème question (cycle 1 et cycle 3) posent explicitement un problème de construction de machine et donc appellent une réponse sous forme de machine (même simple il va de soi que la seule intervention humaine n'est pas enviseageable comme réponse).

Pour la question 2 (cycle 2) s'il s'agit de déplacer des "objets" de quelques centaines de grammes voir de quelques kilogrammes un(e) élève de cycle 2 peut répondre au "défi" proposé en se servant de ses bras voire de son corps en entier (si les objets sont initialement posés au sol par exemple) de mon point de vue personne ne pourrait refuser une telle solution face au "défi" proposé.

De plus amples précisions sont indispensables ou pour le moins une formulation d'un "défi science" qui ait un peu à voir avec la technique et donc plus proche d'un cahier des charges.

On pourrait aussi jouer sur le terme "machine" ; en effet un levier est une machine simple, que dire d'une corde nouée autour d'un objet qui n'offre pas de prises "naturelles" pour les mains qui souhaitent le déplacer ? Machine ou pas machine ?

Le terme "dispositif technique" a souvent une acception plus large n'impliquant pas nécessairement la présence de mécanismes de transformation ou de transmission de mouvement et est donc moins enfermant que machine .... 

cahier des charges Oui

Le cahier des charges est un document contractuel établi entre un demandeur et un fabricant (quand il s'agit d'un produit matériel) ou un prestataire de service (lorsqu'il s'agit d'un service). Ce document énumère et décrit les fonctions attendues par un produit et les critères d'acceptation relatifs aux fonctions, à l'aspect, à l'entretien, etc. ou les travaux et les prestations (pour un service), leurs modalités d'exécution, les délais, etc.

Les grandes familles de matériaux Oui

La classification en "grands types" des matériaux utilisés dans la construction des objets techniques dépend du point de vue  dans lequel on se place.
Un point de vue économique devrait déboucher sur une typologie construite sur une échelle relative au coût à la tonne. Pour un constructeur d'avion ou de véhicule automobile, il va sans dire que la densité des matériaux sera une typologie privilégiée pour faire des engins le moins énergivores possible (recherche, à caractéristiques mécaniques égales, de la plus faible densité).
Pour un constructeur d'habitations une typologie fondée sur l'inertie thermique des matériaux est probablement sensée, mais tous les constructeurs se rattacheront  à une typologie relative à tel type ou tel autre type de résistance mécanique utile à l'objet envisagé.
Pour un métallurgiste, une typologie appuyée sur une échelle allant des métaux purs aux alliages binaires ou ternaires a aussi du sens, etc. Tout ça pour dire la difficulté à élaborer une typologie qui ait une validité univoque et universelle.
Les enfants scolarisés ont leur propre typologie, parfois fondée sur la couleur, le ressenti de chaud ou de froid au toucher, de lourd ou de léger... L'important pour les matériaux étant peut être plus de montrer leur adéquation à l'usage qui en est fait et, partant de là, aborder LES façons de les classer. Partir d'un objet qui a un usage donné et constituer une collection de solutions utilisant différents matériaux peut permettre d'aborder la typologie des matériaux sous cet angle en classe (par exemple, pour la fonction "se brosser les cheveux" il est tout à fait possible de trouver des brosses qui ont un manche en bois, des dents en matière plastique, des brosses monobloc moulées dans le même matériau plastique, des brosses avec un manche en plastique, des dents en métal terminées par une petite boule de matière plastique, etc.).

Un petit marériel pour faire de la mécanique Oui

Plusieurs fournisseurs "traditionnels"de l'éducation nationale proposent ce type de matériel à leur catalogue mais les rayons des supermarchés du bricolage en proposent aussi et bien souvent moins cher ; pas mal de jeux de construction permettant des assemblages de jouets mécaniques en comportent aussi ...

Quel type de colle pour coller tout et n'importe quoi ?

Cela n'existe pas, même les colles dites "universelles" ne répondent pas à votre demande...
La notice présente sur pots, tubes ou cartouches de colle en dit souvent beaucoup. Elle est certes écrite en petits caractères, mais est très riche en informations.
Une visite au rayon colle d'un super marché du bricolage s'impose et dans le domaine du collage comme dans d'autres domaines des réalisations techniques un essai est souvent indispensable.
S'agissant de l'usage des colles à l'école, je vous conseille de lire la réglementation relative à ces produits ou à certains de leurs composants pour ne pas exposer les élèves à des risques. « Je ne suis pas douée du tout en techno, mais je vais me lancer dans un projet de détournement d'objet, et j'expérimenterai certainement en même temps que les élèves».
Bravo, c'est la bonne méthode!

Manneux Guy

Objets et matériaux Oui

Bonjour,

' leur expliquer pourquoi on utilise tel ou tel matériau ?'

la réponse n'est malheureusement pas unique et l'observation hors contexte de l'objet ne donne pas de réponse évidente.
En effet si d'un point de vue technique le choix du matériau peut souvent se justifier par ses caractéristiques mécaniques de résistance, d'aspect et les possibilités de mise en oeuvre quand il s'agit du point de vue économique ce choix répond seulement au meilleur rapport qualité coût de production et ceci ne se "lit" pas dans l'objet et est bien difficile à appréhender avec des élèves de cet age.

Tous les matériaux sont aujourdhui utilisés dans la constitution des objets; on est même en situation d'hyperchoix des matériaux.Lles seuls critères qui font choisir l'un plutôt que l'autre face à cet hyper choix sont le compromis qualité prix dont j'ai déjà parlé plus haut. Pour ce qui est des propriétés et des caractéristiques de chaque matériau l'usage d'un bon moteur de recherche avec pour clé de recherche le nom du matériau + propriétés et/ou caractéristiques vous donnera des réponses ...............
Autre question : quels sont les métaux attirés par l'aimant hormis le fer?
fer, cobal,t nickel et les alliages constitués à partir de ces métaux et pour en savoir plus allez sur http://www.educnet.education.fr/rnchimie/phys/magnet/mat_magnet/mat_magn...
Manneux Guy

Avec des ressorts Oui

Pour pouvoir mettre en évidence qu'un ressort peut restituer de l'énergie emmagasinée, il faut l'utiliser comme moteur.
Alors, pourquoi ne pas construire quelques petites catapultes !
- un modèle qui utilise un ou des ressort(s) de compression (les deux extrémités sont plates) pour pousser le bras qui éjectera un projectile
- un autre modèle qui utilise un ou des ressort(s) de traction (chacune des extrémités est équipée d'une boucle d'accrochage) pour tirer sur le bras qui éjectera le projectile
- si vous avez des ressorts spirales un dernier modèle peut être construit en utilisant le ressort comme "liaison" entre le bâti de votre catapulte et le bras propulseur.
En modifiant le nombre et la taille des ressorts, vous pourrez sûrement, pour un modèle de catapulte, arriver à déterminer une "loi" en rapport avec les ressorts

Le vélo Oui

Les deux roues d'un vélo servent d'abord à porter la charge : poids du vélo + poids du cycliste.

La roue avant est, en plus, directrice, liée au guidon.
La roue arrière est motrice, entraînée pour cela à la chaîne qui relie le pédalier à son moyeu équipé d'une, ou plusieurs roues dentées.
La chaîne cinématique se déduit donc de ces fonctions :

- un pédalier constitué de deux pédales et d'une, ou plusieurs, roues dentées ;
- un chaîne ;

- un pignon calé sur la roue arrière, constitué d'une ou plusieurs roues dentées.
N'oublions pas la fonction "freinage" qui s'exerce sur les deux roues.

Fabriquer un stylo à bille Oui

Une bille parfaitement sphérique est calée dans un petit cône servant de réservoir rempli d'encre épaisse. Le frottement de la bille sur le papier entraîne sa rotation et le "suintement" d'un peu d'encre qui se répand sur la feuille.

Fabriquer un catamaran Oui

Pour des exemples de "maquette"s et d'un approche pédagogique du monde des bâteaux sur ce site à l'adresse http://lamap.inrp.fr/?Page_Id=6&Element_Id=233&DomainScienceType_Id=15&T...
il y a une fiche que j'ai proposée il y a quelques temps déjà mais dont la relecture récente ne me paraît pas la disqualifier

Catapulte Oui

Sur ce site
vous trouverez plusieurs exemples de réalisations d'élèves. Je vous invite à les construire pour expérimenter et ainsi obtenir des réponses aux questions que vous vous posez.

Poulies Oui

Il faut déjà envisager dans quel ensemble mécanique entre les poulies (seules elles n'ont aucune utilité)
Il peut s'agir d'un ensemble poulies-courroie. Il s'agit alors de transformer un mouvement de rotation donné en mouvement de rotation utile (réduction ou augmentation de vitesse) ou (réduction ou augmentation du couple transmis)
Il peut aussi s'agir d'un système poulies-corde dans le cas d'un palan à mouffle ou d'un palan simple (là il s'agit de permettre de multiplier l'effort fourni par l'utilisateur- celui qui tire sur la corde pour le mouffle).ou (changer la direction de l'effort pour un paaln simple.
Dans les deux cas je vous invite, à partir de poulies et de courroies (de jeux de construction par exemple) à réaliser quelques uns des montages qui sont proposés et surtout à expérimenter pour vous rendre compte par vous même des conséquences des choix constructifs proposés pour les systèmes à poulies et courroies. pour les systèmes de palans si vous avez l'occasion de monter à bord d'un bateau à voile ou de voir de près le "crochet" d'une grue de chantier ou de port reproduisez avec des poulies et de la ficelle ce que vous avez vu et expérimenter sur la différence entre l'effort à fournir et les masses que vous pouvez soulever ou déplacer........

Les rails de chemin de fer sont-ils continus ? Oui

Le long ruban de rail est une réalité depuis 1945. Les longs rails soudés (LRS) sont mis en place sur les lignes principales et les lignes grandes vitesse, pour éviter les chocs répétés à chaque extrémité des rails. Les rails de 18 ou 36 m sont soudés électriquement en atelier sur 288 m. Après mise en place, ces longueurs sont soudées entre elles par aluminothermie. L'acier élaboré par réduction d'oxyde de fer avec de l'aluminium est coulé à plus de 2000°C dans un moule réfractaire parfaitement adapté aux différents profils de rail à souder.
Une longue expérience dans l'élaboration d'acier de haute qualité permet de réaliser une soudure en moins de 15 minutes. Ainsi les rails atteignent plusieurs dizaines de km. entre chaque long ruban de plusieurs dizaine de kms il y a un joint de dilatation qui au lieu d'être consitué par un vide perpendicualire au rail est actuellement constitué d'un long biseau pratiqué dans la largeur des deux éléments de rails aboutés (seules les courbes de faible rayon et les terrains instables ou le franchissement de certains ouvrages d'art limitent l'emploi des rails soudés).
L'usage d'aciers de plus en plus performants au coefficeint de dilatation mieux maitrisés comme le mode de soudure ne suppriment pas le phénomène de dilatation mais le diminuent. Les longueurs maximales de rails sont calculées de façon à ce que l'écartement de la voie varie dans une plage permettant le roulement des motrices et wagons. je pense avoir déjà lu quelque part que la Sncf en cas de fortes chaleur organisait des "tournées de chaleur" pour vérifier cet écartement. Et il me semble bien qu'au dessous de 60°C la dilatation reste maitrisée. Durant la canicule de l'été 2003 je crois me rappeler que la circulation des trains avait été suspendue sur des voies secondaires encore équipées de rails en fonte pour une trop grande déformation.

Comment parcourir la plus grande distance sur un plan incliné ? Oui

Je vous conseille de mettre eu oeuvre vous même l'expérimentation que vous souhaitez que les élèves mettent en place. Vous trouverez de ce fait le "bon" compromis...en ne prenant qu'un seul diamètre possible pour les roues, par exemple), vous raccourcirez le temps d'expérimentation et faciliterez la conclusion des élèves et la vôtre par la même occasion !

Il faut travailler le mode de "lâchage" du véhicule pour que l'intervention humaine soit nulle à ce moment là. Pour éviter toute accélération ou tout freinage dû à l'expérimentateur, le mieux est d'attacher votre mobile avec une ficelle, de fixer cette ficelle quelque part en haut de votre plan incliné, et de brûler la ficelle pour lâcher le mobile.

vous pouvez trouver quelques pistes à l'adresse suivante où vous cliquerez sur la photo d'une roue.

Comment un sous-marin fait-il pour vider ses ballasts en pleine mer ? Oui

Pour vider l'eau des ballasts un sous marin est obligatoirement équipé de pompes.
Une expérimentation possible pour comprendre le phénomène qui empêche l'eau de sortir : retournez une bouteille (sans bouchon) mais pleine d'eau dans une bassine d'eau. Vous constaterez qu'elle ne se vide pas. Partant de cette position vous introduisez dans le goulot un morceau de tuyau souple suffisament long pour être pincé à une extrémité hors de l'eau.(il faut se mouiller un peu)
Vous mettez cette extrémité en bouche et vous faites la pompe (vous aspirez l'eau) vous verrez alors votre "modèle" de sous marin monter.

Pour que ce déplacement soit bien visible vous pouvez fixer une brochette en bois ou une paille avec deux bracelets élastiques sur la bouteille. ce "périscope" peut être un bon indicateur s'il est immergé avant vidage et dépasse après mise en action de la pompe.

Question sur un défi-science : la course des ballons Oui

Le constat fait est un très bon problème technique posé.
Avez-vous fait les courses avec des ballons équipés d'une paille entière ? Si non faites-le. En vous donnant des moyens objectifs de mesure de la vitesse (le temps de voyage de l'avant de la paille entre deux repères fixes par exemple)raccourcissez les pailles à chaque course jusqu'à trouver la taille de paille ou la vitesse chute. En faisant cette expérience plusieurs fois (avec le même ballon et la même quantité d'air dans le ballon) et plusieurs pailles vous devriez arriver à un seuil quasi identique de taille minimum en deçà de laquelle la chute de vitesse est sensible.

Le phénomène qui se produit est lié à l'augmentation de la force de frottement du fil sur la paille (cette force s'oppose au déplacement). C'est un phénomène d'arc-boutement qui est en cause. L'expulsion de l'air du ballon se fait dans l'axe de l'ouverture de celui-ci (en gros parallèle à la ficelle tendue). Comme le ballon est "suspendu au fil tendu par la paille au démarrage celui-ci à tendance à basculer dans le sens des aiguilles d'une montre (en regardant votre dessin). Donc l'avant de la paille (à gauche sur votre dessin) touche au fil au point bas du cercle et l'arrière de la paille au point haut du cercle.
VOUS (l'enseignante) comprendrez aisément que plus les deux extrémités de la paille sont éloignées l'une de l'autre moins l'angle de basculement de la paille par rapport au fil est grand et moins le phénomène d'arc-boutement est sensible.

AVEC VOS ELEVES si vous voulez rendre sensible ce phénomène je vous propose une expérience. Il vous faut une bonne corde de nylon (substitut du fil tendu) deux morceaux de tube de PVC de 5cm de long et deux morceaux de tasseau de bois de section carrée de 2 x 2 cm un d'environ 1,5m de long et l'autre de 30 cm environ. Vous liez par un moyen solide au milieu du grand (deux équerres et quelques vis feront l'affaire) ces deux morceaux pour faire un T le morceau d'1,5 m étant la barre du T le petit la jambe du T.
A chaque extrémité de la barre du T sur le dessus vous fixez avec du ruban adhésif chacun des morceaux de tube de PVC (cela correspond aux deux extrémités d'une grande paille d'1, 5m de long) vous enfilez le tout sur votre corde de nylon que vous tendez (nud de cabestan) entre deux points solides dans la cour par exemple (deux arbres, deux poteaux solides). Vous faites cette opération suffisamment haut pour qu'un élève puisse saisir la jambe du T à hauteur de l'épaule pour pouvoir se déplacer sous le fil. Vous faites faire un déplacement sur la longueur du fil à un (ou tous les élèves) Puis quand cela est fait vous retirez les rubans adhésifs qui maintiennent les bouts de tube. Vous les rapprochez de façon symétrique vers le centre (vous raccourcissez la paille quoi!) et vous faites recommencer l'expérience. Vous renouvelez le rapprochement des tubes vers le centre jusqu'à obtenir le constat que vous avez remarqué sur votre course de ballon. Les expérimentateurs ne devraient plus pouvoir avancer du tout car l'arc-boutement devrait arriver à une situation de coincement !

Le phénomène d'arc-boutement n'aura pas été expliqué (c'est du domaine de la mécanique théorique de sections Science et techniques industrielles de lycée mais ressenti physiquement par les expérimentateurs.
Pour vous et rien que pour vous le "valet d'établi" (système de maintien des pièces des menuisiers) fonctionnait sur ce principe et on voit parfois de jolis petits pic verts montés sur ressorts qui picorent une tige métallique en descendant par à-coup le long (jouets d'enfants). Cela fonctionne sur le même principe.

Démarche expérimentale et technologie Oui

A cette question une réponse a été apportée le 09/03/2004 en ces termes "La démarche expérimentale DOIT s'appliquer à l'enseignement de la technologie au même titre qu'à celui de toutes les sciences appliquées"
Pour que cette réponse ait une quelconque validité il faudrait être sûr que la technologie soit une science appliquée ! Le monde auquel se référer en technologie est le monde de la technique. La technique se différencie du projet de la science. La science vise à développer l'intelligibilité du monde. La technique recherche la production d'avantages matériels. La technique a donc une visée pratique. Le progrès technique se mesure en terme d'efficacité. Avant de voir dans le système vis écrou "l'équation de l'hélice" un technicien verra quel avantage il peut en tirer. S'il veut en faire le système d'expansion du losange du cric de la voiture c'est plus la pente de l'hélice qui guidera son choix. Pour que l'utilisateur n'ait pas trop d'effort à fournir mais aussi pour qu'arrivé en position haute son système soit irréversible (que la voiture ne retombe pas) laissant ainsi à l'utilisateur les deux mains libres pour changer la roue ! S'il s'agit de faire un compas balustre c'est au contraire la réversibilité du système vis-écrou qui sera recherchée. Ces deux exemples pour MONTRER que c'est l'usage qui commande la solution technique et que dans ce cas "l'équation de l'hélice" ne sera qu'une conséquence de la solution technique et plus particulièrement du coefficient de frottement des matériaux constitutifs de la vis et de l'écrou ainsi que de l'éventuelle lubrification ajoutée.

On peut aussi voir dans "la fabrication de la fonte et de l'acier" uniquement de la "chimie minérale" c'est sans compter sur le fait qu'on n'élabore pas ces matériaux pour le seul plaisir de le faire. Et puis s'il y a autant de sortes de fontes et d'acier "la réflexion et l'expérience nous apprend" que c'est parce qu'à chacune des sortes de fontes ou d'acier répond un usage attendu. Tel acier sera allié à du chrome et du nickel pour le rendre inoxydable parce qu'il est prévu pour un contact alimentaire (par exemple), tel autre acier, l'extrémité de la lame du burin devant être très dure elle devra être trempée et devra donc être élaborée dans un acier qui "prend la trempe" comme on dit chez les mécaniciens

En conclusion
La technologie se rapporte au monde de la technique développée par les hommes;
Les objets qu'elle produit ne peuvent être considérés comme des sommes de concepts scientifiques.
Il n'est donc pas possible de la voir comme une science appliquée.
La démarche expérimentale NE PEUT donc pas s'appliquer quand il s'agit de réalisations techniques (sauf de façon ponctuelle dans tout le déroulement du processus pour valider certaines hypothèses constructives, ou opératoires)

Qu'est-ce qu'une discipline de service? Oui

La notion de "discipline de service" ne prend sens que dans l'ensemble des disciplines scolaires.
(La notion de discipline scolaire dans l'école primaire n'est pas le fondement de la construction de l'enseignement proposé).
Lorsque dans un champ disciplinaire il est nécessaire de mobiliser des outils ou connaissances d'un autre champ disciplinaire il est possible de dire que la discipline scolaire relative à ce dernier devient "discipline de service" pour le premier.
Un exemple pour mieux me faire comprendre :
l'enseignement de la mécanique (calcul de la résistance des pièces par exemple) utilise des savoirs mathématiques sur les calculs de matrices.
La notion de "discipline de service" est particulièrement bien détaillée et présentée sur le site suivant : http://etp.creteil.iufm.fr/actions-culturelles/evenements-internes/trans...

Pages