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les représentations des élèves de cycle3 sur le volcanismes, aide pour formuler une problématique Oui

C'est sûrement un bon sujet :-)
Et d'ailleurs, d'où vous vient votre curiosité pour le volcanisme ? Euh, à ce propos, volcanisme ou volcans ?…
En ce qui vous concerne, fascination ou terreur ? Une expérience personnelle, touristique ou pas ? La proximité géographique d'un tel "objet" (hum, la question du statut d'objet…) ? Des histoires qu'on vous aura contées ou que vous aurez lues, ou un film qui vous aura marqué ?…
Et avant de vous intéresser, disons solidement, à ce sujet, vous rappelez-vous comment vous auriez dessiné un volcan ? Un schéma type ou des hésitations entre plusieurs variantes ? Et puis, une forme extérieure, observable certes, mais quelles limites côté "en dessous" ? Et pour la surface, quelles couleurs y auriez-vous mises, quelles odeurs cela vous aurait-il évoqué ? Parce qu'il y a plus de volcans témoins d'un passé réellement passé, terminé, plus ou moins verdoyants comme en Auvergne, que de volcans dits actifs, voire en éruption…
Et puis maintenant que, j'imagine, vous en savez un peu plus sur ce phénomène, si on vous demandait "dessine-moi un système volcanique ?", qu'y mettriez-vous en plus ou en moins ?
Et, puisqu'il semble que je sois le premier à m'être jeté… dans la lave, avez-vous entendu parler des volcans de boue ? Certains d'entre eux ont défrayé un temps quelques chroniques, notamment du côté de l'Indonésie… Plus récemment, vous aurez peut-être entendu parler de cryo-volcanisme (sur Encélade, peut-être sur Europe, et d'autres satellites de glace), avec donc de la lave faite d'eau. On pourrait d'ailleurs se demander si les jets qu'émet la comète 67P peuvent être considérés comme un phénomène volcanique…
(NB: pour être clair, les questions ne sont pas pour que vous y répondiez ici :-) Mais peut-être vous seront-elles utiles.)

Glaces de méthane, énergie d'avenir ? Oui

Un complément :
- sur une échelle temporelle d'un siècle, le méthane est 25 fois plus "efficace" que le CO2 (« à quantités égales ») en tant que gaz à effet de serre (*) : sur le plan climatologique atmosphérique, il vaut peut-être mieux brûler ce méthane que le laisser s'échapper. Trois "sous-remarques" : (1) mais peut-on piéger le CH4 des rizières et des élevages, ainsi que celui des sols sibériens gelés se réchauffant ? (2) La combustion du CH4, si elle peut facilement être propre, n'en dégage pas moins des calories, dont il faudrait peut-être aussi estimer l'impact, question à laquelle je ne sais pas même donner un ordre de grandeur. (3) Enfin, la vapeur d'eau est 8 fois plus "efficace" que le CO2… Mais la quantité d'eau dans l'atmosphère est relativement régulée, et fonde l'effet de serre terrestre "fondamental" (celui qui permet d'avoir une température moyenne de la surface de notre planète vers 15°C), alors que le CO2 et encore plus le CH4 sont à des concentrations atmosphériques qui peuvent encore potentiellement croître de façon très importante, d'où leur "dangerosité" en terme de réchauffement climatique ;

Puis une remarque :
« Dans tous les cas, l'impact sur le climat va être négatif ». La bonne question ne me semble pas être juste celle du méthane sans considération des sources d'énergies alternatives. Première interrogation : à satisfaction équivalente d'un besoin en énergie, vaut-il mieux développer une filière méthane et proportionnellement réduire la part des autres sources d'énergie ? Débat devant prendre en compte les aspects : financiers, organisation industrielle, impacts environnementaux, répartition mondiale des ressources, transport (et risques d'accident), etc., bref la /durabilité/ des choix. Seconde interrogation : indépendamment des bilans relatifs entre filières énergétiques, la quantité _totale_ d'énergie offerte ou demandée peut-elle encore croître, doit-elle se stabiliser, voire même décroître ? C'est la question du /développement/. Ces questions autour du développement durable, questions de société et de politique mondiale, me semblent être de 1er ordre, bien avant celles de la critique de telle ou telle type de ressource énergétique, ou du moins a-t-on le devoir de ne jamais les perdre de vue.

-- Éric Lewin, géologue à l'Institut des Sciences de la Terre, laboratoire mixte CNRS - université de Grenoble.