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Devenez éleveur d'escargots Oui

Informations préalables : deux espèces françaises d'escargots peuvent être élevées, l'escargot de Bourgogne et le petit-gris. Ce dernier est plus petit, plus sensible aux basses températures; il passe l'hiver sans s'enterrer comme la première espèce mais en se collant à un support par du mucus dans un abri assez sec (trou de roche ou de vieux mur, tas de feuilles mortes). Les indications qui suivent se rapportent surtout au petit-gris.

  • Conditions d'élevage: ne seront d'écrites ici que pour un élevage en terrarium dans une salle de classe. Toute enceinte, même bricolée, convient aux conditions suivantes: au moins deux faces vitrées pour l'observation - le système de fermeture doit être efficace, un escargot pouvant soulever ou déplacer 5 fois le poids de son propre corps - l'enceinte doit être facile à nettoyer - elle doit être suffisamment aérée (les escargots sont sensibles aux maladies à champignons). Prévoir des abris (nettoyables) dans un coin du terrarium, par exemple une brique pourvue de grands creux. Tous les 2 jours, pulvériser de l'eau dans le coin opposé du terrarium avec un vaporisateur à main (type utilisé pour certaines plantes d'appartement). Température entre 20 et 25° - jamais d'éclairement solaire direct.
  • Alimentation: feuilles tendres de salade ou de chou, pomme de terre cuite à l'eau, complément de son de froment + un peu de levure diététique sèche - tous ces produits étant de qualité biologique. Changer la nourriture avant qu'elle moisisse.
  • La reproduction ne s'effectue que si la durée d'éclairement est d'au moins 15 heures par jour (posez une horloge simple sur la prise de l'éclairage). Eviter un éclairage intense qui chaufferait et dessècherait (une ou deux lampes de 40 watts suffisent). Prévoir des bacs de ponte de 5 centimètres de profondeur environ, remplis à ras bord de terre tout juste humide - des trous au bas des bacs permettant le drainage. A la température indiquée, l'incubation des œufs dure de 25 à 30 jours. La coquille des jeunes étant fragile, éviter de les manipuler.
  • Déclenchement de l'hivernage : ne plus chauffer - maximum de 8 heures d'éclairement par jour. L'abri d'hivernage doit être ni trop sec ni trop humide

    Pour plus d'informations concernant les escargots, écrire à l'adresse suivante :
    Unité Expérimentale d'Héliciculture,
    U E 672,
    Institut National de la Recherche Agronomique,
    Domaine de Magneraud,
    Saint-Pierre d'Armilly,
    B P 52, 17700 Surgères.

    Je n'ai que les n° de téléphone (05 46 68 30 00) et de fax (05 46 68 30 87).

    Bon courage

  • Pourquoi le nez coule-t-il ? Oui

    La muqueuse nasale comme les autres muqueuses de l'organisme est une surface pénétrable par les bactéries et les virus ; pour se protéger toutes les muqueuses sécrètent EN CONTINU un mucus (qui donne son nom aux muqueuses) qui piège la plupart des micro-organismes de l'air que nous respirons avant qu'ils atteignent les cellules. Dans le mucus nasal (mais aussi les larmes, la salive) on trouve un enzyme appelé lysozyme qui attaque les parois cellulaires de nombreuses bactéries. Ceux qui passent à travers ce filtre nasal sont piégés dans le mucus plus profond des bronches, bronchioles et alvéoles pulmonaires. Ceux-là sont éliminés par le battement des cils microscopiques qui tapissent l'intérieur des "tuyaux" pulmonaires, qui déplacent le mucus et les débris cellulaires vers le nez et la bouche. Le réflexe d'éternuement constitue une autre façon efficace l'élimination des micro-organismes de chasser les microorganismes dehors. Cette production de mucus nasal et bronchique se fait en permanence et permet l'élimination des poussières, des pollens, des goudrons de cigarettes ...
    C'est ce mécanisme qui ne fonctionne pas chez les malades atteints de mucoviscidose. Si ces mécanismes permettent de bloquer l'entrée dans l'organisme de la majeure partie des pathogènes, un certain nombre apprécient particulièrement ces conditions de vie, et se multiplient à la surface de la muqueuse nasale ou de la gorge ; c'est le cas des virus du rhume...
    Quand on a un rhume, la quantité de mucus augmente et l'épithélium, c'est -à dire le tapis de cellules qui compose la muqueuse, enfle. Effectivement le mucus devient épais, purulent, ce qui montre la défense active de l'organisme contre les pathogènes. Le nez est bouché et ceci est dû autant au mucus épais qui a du mal à s'écouler qu'au rétrécissement des tuyaux consécutif au gonflement de l'épithélium.
    Dans certains cas effectivement on constate que le froid provoque aussi chez certaines personnes qui ne sont pas enrhumées, un écoulement nasal mais généralement clair et liquide : il s'agit dans ce cas de la même réaction, mais un peu forte de l'épithélium qui gonfle et produit du mucus.
    C'est ce qui se passe aussi chez les personnes atteintes de rhinites allergiques quand elles respirent leur allergène préféré. Une personne allergique au chat, en présence d'un félin se mettra à renifler (augmentation de la sécrétion de mucus nasal) à pleurer (augmentation du mucus et des sécrétions lacrymales) et à éternuer.

    Une bibliographie sur le vivant Oui

    Bonjour, Voici avec un petit retard un embryon de réponse à votre question. Quelques pistes de lectures non exhaustives à des niveaux différents pour un travail de mémoire de deuxième année d'IUFM :

    - MORIN Edgard, 1980. La Vie de la Vie. Point Seuil. Ouvrage de lecture difficile mais des passages remarquables sur la construction du concept de système vivant et sa caractérisation.
    - JACOB François, 2000. « Qu'est-ce que la Vie ? », In : Qu'est-ce que la Vie ? Université de tous les savoirs. Volume 1. Editions Odile Jacob : 23-36.
    - BRACK André, 2000. « La Vie : origine et distribution possible dans l'univers », In : Qu'est-ce que la Vie ? Université de tous les savoirs. Volume 1. Editions Odile Jacob : 37-46.
    Deux conférences récentes intéressantes.
    - MAYR E., 1989. Histoire de la Biologie. 1- Des origines à Darwin. Livre de poche référence : 84-104.
    Un essai de définition de la Vie et des êtres vivants par un grand biologiste.
    - AUFFRAY C. & HOUDBINE L.M., 1999. Qu'est ce que la Vie ? Editions Le pommier. Livre de vulgarisation facile à lire abordant les propriétés du vivant.
    - LAMY M., 1999. La diversité du vivant. Editions Le pommier. Une présentation d'une des caractéristiques du vivant, sa diversité à tous les niveaux : individus, espèces et écosystèmes.
    -ANTHEAUME P., DUPONT M.& MAUREL M., 1995. Découverte du vivant et de la Terre. Hachette. Un classique de la didactique des sciences biologiques axé sur les propriétés du vivant.
    - HALLE F., 2000. L'éloge de la Plante. Seuil. Les premiers chapitres pour une comparaison très pertinente entre végétal et animal.
    On pourra consulter également l'article « Vie » dans l'encyclopedia universalis.

    Dentition et alimentation chez les animaux Oui

    Vos questions soulèvent de très nombreux problèmes que je vais survoler brièvement. Chacun d'eux mériterait un long développement.

    1) Le fait d'être un animal mobile (cas général) ou fixé (éponges, polypes, certains vers, certains mollusques comme l'huître, la moule...) a de nombreuses conséquences.

  • Pour les animaux mobiles, la recherche de l'aliment précède ce qu'on appelle la prise de nourriture. Interviennent dans cette recherche, la prospection du milieu, la détection par les organes sensoriels (vision, olfaction...), parfois la gustation préalable à la prise de l'aliment et à l'ingestion.
  • Pour les animaux fixés, l'aliment doit être amené par le milieu, qui est généralement l'eau. L'aliment est sous forme de particules en suspension (plancton, particules résultant de la dégradation de cadavres...), un courant d'eau convergeant vers la bouche est provoqué par l'ondulation des flagelles de la surface des cellules internes spécialisées (éponges) ou le battement des cils de la surface des cellules externes (par exemple les cils des branchies des huîtres). Les particules alimentaires amenées par le courant d'eau sont piégées par un système filtrant. Si elles sont très petites par rapport à l'animal, elles sont ingérées tel quel, il n'y a aucun dispositif masticateur (éponge, huître...). Mais si leur taille est du même ordre de grandeur que l'animal, elles sont soumises à un traitement mécanique (broyage) préalable.

    2) Certains animaux mobiles s'alimentent également de particules en suspension dans l'eau qu'ils filtrent (larves des moustiques, flamants roses...). D'autres ne s'alimentent que de liquides: sève (cigales, pucerons...), nectar (abeilles, oiseaux-mouches...), sang (femelles des moustiques, mouches tsé-tsé, certaines punaises, des chauves-souris d'Amérique du Sud appelées vampires...). D'autres sont parasites et vivent sur ou dans d'autres êtres vivants, donc au sein de la nourriture.

    3) Les animaux autres que ceux cités ne mâchent pas forcément leur aliment. Plusieurs cas et sous-cas:

  • L'aliment est ingéré tel quel, sans fragmentation préalable: beaucoup de vertébrés prédateurs, comme la plupart des poissons, les amphibiens, les reptiles.
  • L'aliment est fragmenté avant l'ingestion (par la bouche) - cas très fréquent: crustacés et insectes à pièces buccales broyeuses, mammifères. Dans ce dernier cas, la plus petite taille des particules permet une digestion plus rapide par les enzymes du tube digestif
  • La fragmentation se fait après l'ingestion, dans un gésier masticateur
    - cas de beaucoup d'oiseaux. Chez divers crustacés (écrevisse, homard...) et insectes (blattes, grillons...), les aliments sont rapidement découpés par les pièces buccales avant ingestion, puis triturés et broyés dans un gésier.

  • La digestion peut commencer avant l'ingestion quand l'animal découpe et triture l'aliment - cas de divers prédateurs (araignées, scorpions, certains insectes). Dans ce cas, des sucs digestifs sont émis par la bouche sur la proie ou/et dans son corps. Puis, tout est avalé.

    4) Pour les animaux mobiles qui broient leur aliment avant de l'ingérer, la forme des pièces buccales, en particulier des mandibules (pour les crustacés et insectes broyeurs), et celle des dents (pour les mammifères) est fortement corrélée au mode de prise de nourriture et aux propriétés physiques de l'aliment. Exemples:

  • L'examen attentif des denticules coupants et les crêtes broyeuses des mandibules de plusieurs espèces de criquets permet au spécialiste de prédire si l'insecte s'alimente de feuilles de graminées, très abrasives, ou de plantes grasses aux tissus plus mous - prédiction confirmée par l'observation de leur régime alimentaire dans la nature.
  • Les mandibules de deux insectes bien différents comme la libellule et la mante religieuse, mais s'alimentant tous deux d'insectes au tégument assez dur, sont quasiment identiques: exemple de convergence biologique.
  • Les molaires de deux mammifères bien différents comme le kangourou (marsupial) et la vache (placentaire), mais s'alimentant tous deux de plantes à tissus abrasifs, sont assez semblables par leur forme et leur mode de croissance - bien que les dentures soient différentes: autre exemple de convergence biologique.

    5) En réponse plus précise à votre question: la denture (d'un mammifère) ou la forme du bec (d'un oiseau - penser au gésier) ne sont pas les seuls caractères impliqués dans l'alimentation. Une fois l'ingestion effectuée, encore faut-il :

  • que l'aliment ne soit pas toxique pour l'animal
  • qu'il soit digéré efficacement

    >>>>> importance de la panoplie des enzymes digestives, variable d'un groupe d'animaux à l'autre - cette panoplie est très proche chez le porc et l'homme, tous les deux omnivores: autre exemple de convergence biologique.

    >>>>> particularités de certains aliments

    Exemple 1: tissus végétaux très riches en cellulose - nous ne la digérons pas, au contraire
    (1) des escargots et des limaces dont la glande digestive sécrète des enzymes cellulolytiques -
    (2) des mammifères ruminants dont la panse est un véritable fermenteur naturel avec des micro-organismes symbiotiques -
    (3) des termites qui, selon les espèces, hébergent des micro-organismes symbiotiques (différents des précédents) dans la partie postérieure de leur tube digestif ou qui cultivent des champignons digérant la cellulose.

    Exemple 2 : aliments à composition très déséquilibrée, comme le sang, la sève (voir plus haut), la laine (consommée par les mites). Dans ces cas, des micro-organismes symbiotiques apportent des facteurs vitaminiques indispensables.

    J'arrête ici.

  • L'élevage de petits animaux en classe Oui
  • Un petit livre vous serait très utile: Réaliser des petits élevages, de Jacques et Jeanne Dournaud. Edité par Bordas en 1992, collection Multiguides activité. 239 pages, de très nombreuses illustrations et conseils pratiques.
  • Escargots: la mauvaise saison approche et les escargots commencent à rechercher des abris d'hivernage. L'élevage exige des conditions sanitaires particulières, les aliments doivent être de qualité biologique (laitue, son...).
  • Papillons: l'élevage de plusieurs espèces est relativement facile et permet de bien montrer la vie des chenilles et la métamorphose, plus difficilement la vie des papillons pendant une durée dépassant quelques jours. Contrainte: il faut avoir à sa disposition les plantes dont s'alimentent les chenilles (aliment naturel ou plante de substitution) et il faut changer fréquemment ces plantes, de l'éclosion des œufs jusqu'à la métamorphose. Une référence utile: le livre de Robert GUILBOT, Elevage des papillons, de leurs œufs, chenilles et chrysalides. Edité par Boubée en 1982 (plus cher que celui cité en 1). Si l'élevage doit être lancé en cette saison, se renseigner auprès de la ferme aux papillons la plus proche - je n'en ai pas la liste, rechercher sur Internet.
  • Pour les fourmis, je déconseille fortement : problèmes de contention, d'alimentation, de respect des conditions assurant le maintien de la vie sociale. L'élevage des fourmis est une affaire de spécialistes.

    Bon courage

  • Pourquoi la Terre ne tombe-t-elle pas ? Oui

    Une de mes élèves de CE1 m'a demandé comment il se faisait que la Terre ne tombe pas dans l'univers. Je suis allée consulter dans vos archives et j'ai trouvé une réponse. Mais celle-ci ne me "parle pas" complètement. Vous abordez le phénomène d'attirance des planètes et notamment du Soleil avec la Terre. Je crains que mes CE1 n'arrivent pas à se représenter la chose. Auriez-vous un exemple "parlant" qui leur permettrait de mieux comprendre le phénomène d'attirance. Merci d'avance.

    La respiration des vers de terre Oui

    Oui, les lombrics respirent !
    La question qui vous a été posée provient d'un malentendu sur ce qu'est effectivement la respiration en termes de biologie. Prenons l'exemple de l'homme. Nous disons que nous respirons quand s'effectuent nos mouvements respiratoires. Ceux-ci assurent le renouvellement du gaz contenu dans nos poumons (air appauvri en oxygène, enrichi en dioxyde de carbone et saturé en vapeur d'eau) : c'est la ventilation pulmonaire. La respiration s'effectue en fait à l'intérieur de toutes nos cellules, plus précisément dans de minuscules organelles du cytoplasme, les mitochondries. De l'oxygène est consommé et du dioxyde de carbone est produit par le métabolisme cellulaire - les processus physico-chimiques complexes de ce métabolisme ne peuvent être expliqués ici. L'oxygène indispensable est apporté aux cellules par le sang (et la lymphe), le sang sert donc d'intermédiaire entre les alvéoles pulmonaires et les tissus - l'hémoglobine contenue dans les globules rouges (hématies) du sang étant un transporteur très efficace de l'oxygène. Pour le dioxyde de carbone, l'hémoglobine en assure aussi le transport mais intervient en plus la dissolution de ce gaz dans le plasma sanguin, plus sa propriété de réagir avec l'eau du plasma et de former des ions bicarbonate. Il existe donc deux niveaux d'échanges de l'oxygène et du dioxyde de carbone: les alvéoles de nos poumons et les cellules de nos tissus et organes - le sang servant d'intermédiaire circulant entre ces deux niveaux.

    Revenons aux vers de terre. Comme ils n'ont pas de poumons, aucun mouvement de ventilation n'est évidemment discernable. Mais la respiration s'effectue on ne peut mieux au niveau des mitochondries de toutes les cellules de leur organisme. L'oxygène leur est apporté par le sang, qui contient une hémoglobine différente de la nôtre et qui, plus est, n'est pas véhiculée par des hématies mais est dissoute dans le plasma sanguin. La couleur rose ou rouge des vers de terre est due à cette hémoglobine. Les lombrics n'ayant pas de poumons, les échanges gazeux entre l'air et le sang se font au niveau de leur peau, tout simplement, qui a donc la même fonction que la surface des alvéoles pulmonaires.

    La peau d'un lombric est constituée d'un épiderme mince (une seule couche de cellules) recouvert d'une fine cuticule transparente. Du mucus (sécrété par des cellules spéciales) maintient la surface de la peau toujours humide, la protège contre l'abrasion des particules du sol et la lubrifie, ce qui facilite la progression dans les galeries du sol. L'ensemble: épiderme + fine cuticule + mucus est perméable à l'oxygène et au dioxyde de carbone à condition qu'il soit humide.
    Sous la peau, se trouvent des capillaires sanguins et les muscles périphériques dont les contractions permettent la reptation du ver, son enfouissement dans le sol, sa locomotion dans les galeries qu'il a creusées dans le sol.

    Une organisation aussi simple du système respiratoire présente deux contraintes :

  • Le ver ne peut dépasser une certaine taille sinon la surface de la peau serait insuffisante pour assurer les échanges gazeux. En effet, la forme du ver étant assimilée à celle d'un cylindre, si le diamètre augmente d'un facteur 2, la surface de la peau est multipliée par 4 (2 au carré) mais le volume est augmenté d'un facteur 8 (2 au cube). Or, la consommation d'oxygène est proportionnelle au volume alors que les échanges gazeux au travers de la peau sont proportionnels à la surface. Il a été calculé que la taille maximale théorique d'un ver de terre correspond à un diamètre de 3 centimètres. Il est intéressant de constater que les plus gros vers de terre existants - qui vivent dans certaines régions de l'Australie - ont ce diamètre pour une longueur de 3 mètres.
  • Le ver de terre peut être asphyxié s'il reste trop longtemps dans l'eau - par exemple s'il tombe dans une grande flaque d'eau de pluie et qu'il n'arrive pas à en sortir dans d'assez brefs délais. Bien sûr il ne s'agit pas d'une noyade par remplissage des poumons comme chez nous, mais d'une asphyxie due au fait que l'eau est bien moins riche en oxygène dissous que ne l'est l'air en oxygène libre: la surface de la peau est alors insuffisante pour assurer l'approvisionnement en oxygène aux tissus - en particulier aux muscles. Ou alors il lui faudrait des branchies. Ceci pour un ver de terre pendant la belle saison. En hiver, le ver est enfoui en profondeur dans le sol, son métabolisme est très ralenti par le froid (il consomme très peu d'oxygène et produit peu de dioxyde de carbone) : si la galerie du sol est inondée par l'eau de pluie ou de fonte des neiges, le ver n'est pas asphyxié.

    J'espère que ces explications seront suffisantes.

  • Coeur et poumons Oui
  • Faire un effort physique, c'est faire travailler des muscles, plus que d'habitude (courir, grimper aux arbres, pédaler...). Pour fonctionner, un muscle a besoin d'énergie qu'il trouve dans une sorte de sucre appelé glucose ; le glucose est fabriqué à partir des aliments et circule dans le sang en abondance (il en existe aussi en réserve dans le muscle). Mais pour fabriquer de l'énergie à partir du glucose, le muscle a besoin d'oxygène. Au cours d'un effort le muscle a donc besoin de plus de glucose et plus d'oxygène.
    L'oxygène est transporté dans les globules rouges qui circulent dans le sang. Comme on ne peut pas augmenter le nombre de globules rouges rapidement (il faut 8 jours pour fabriquer un globule rouge) le plus simple, c'est d'augmenter la quantité de globules rouges "oxygénés" qui passe à travers le muscle, et pour cela il suffit d'accélérer la pompe, c'est-à-dire le cœur. Une autre bonne raison, c'est qu'il faut recharger les globules rouges en oxygène ; il faut donc qu'ils repassent plus souvent dans les poumons, pour puiser plus d'oxygène dans l'air ; c'est aussi pour cela que l'on se met à respirer plus vite. Peut-on avoir 3 poumons ?

  • Je ne sais pas si on peut vivre avec 3 poumons ; si cela existe cela doit être très rare. D'ailleurs la plupart des organes chez les vertébrés vont par 1 ou par 2, pas plus.
  • A t'on un poumon plus petit que l'autre ?
    Oui, le poumon gauche est un peu plus petit que le droit pour laisser de la place au cœur qui est juste en dessous.

  • Pourquoi le cœur d'un homme bat 70 fois/min et le cœur d'un enfant de 52 à 176 fois/min ?
    Comme vous l'avez remarqué le rythme cardiaque peut changer ; il permet de s'adapter à notre activité de tous les jours : 70 pulsations/min, c'est le rythme d'un adulte moyen au repos ; s'il se met à courir, son rythme va augmenter.
    D'autres facteurs peuvent modifier le rythme cardiaque : la peur, le stress, la colère, l'émotion, la surprise... Le rythme cardiaque d'un pilote de formule 1 peut monter jusqu'à 200 en pleine course...
    Une remarque : le son que l'on entend en mettant son oreille sur la poitrine, n'est pas le son du cœur qui se contracte mais le son des valves qui se trouvent dans le cœur et qui se ferment à chaque contraction du cœur pour empêcher le sang de repartir en arrière (une sorte de petit clapet !).
  • Le plasma, quatrième état de la matière ? Oui

    Je vous remercie pour vos explications.
    Vous me dites que la structure de ce 4e état ne ressemble pas aux solides et aux liquides mais vous ne parlez pas des gaz. Peut-on alors considérer le « plasma » comme un état gazeux spécial ?

    Les apnées du dauphin Oui

    Contrairement à d'autres Mammifères marins (cachalot: plongée à plus de 2 000 mètres, durée de l'apnée supérieure à 1 heure - phoque de Weddell: plongée jusqu'à 600 mètres, durée 40 minutes), les dauphins ne sont pas amenés à plonger longtemps et profondément durant leur vie normale. En effet, ils chassent dans les eaux superficielles (moins de 10 mètres de profondeur en général), surtout des poissons, qu'ils poursuivent à grande vitesse. Des dauphins ont été suivis pendant plusieurs heures à une vitesse moyenne de 28 nœuds, soit plus de 40 km/h. Ils nagent alors près de la surface, venant respirer à la surface toutes les 5 à 15 secondes (il existe probablement de faibles différences entre espèces de dauphins, la famille des Delphinidés comprenant une trentaine d'espèces). Quand ils plongent pour poursuivre un poisson, ils ne restent en apnée que pendant une durée inférieure à 3 minutes. Ils se noient donc très vite quand ils n'ont pas réussi à éviter les filets superficiels des bateaux de la pêche industrielle, en particulier les grands filets pélagiques qui sont pour eux des pièges mortels.

    Mélanger de l'eau avec du sirop ou de l'huile Oui

    Je vous remercie pour votre efficacité dans la vitesse et la qualité des réponses. Cependant, concernant la solubilité de 2 195 g de sucre dans 1 kg d'eau et de 2 100g de sucre dans un mélange composé de 0,9kg d'eau et 0,1 kg de sel, pourquoi ne peut-on pas dire que moins la densité est élevée plus la dissolution est grande (95 g de plus)? A priori, c'est ce que montre cette expérience effectuée à 30 °C.
    D'autre part, lorsque je parlais du mélange eau + sirop, même si le sirop est une dilution d'eau et de sucre, si je rajoute beaucoup de sirop dans mon verre d'eau, il devrait y avoir augmentation de la concentration de sucre donc saturation en sucre à un moment donné. A moins que l'on considère qu'en rajoutant du sirop je rajoute forcément du sucre plus de l'eau (composition du sirop) n'est-ce pas ? Merci pour vos réponses qui provoquent un remue-méninge !!!

    Comment les cigognes sorientent-elles au cours de leur migration ? Oui

    1°) La plupart des cigognes noires passent la belle saison en Europe centrale, en particulier en Allemagne, Autriche et Hongrie, où elles nidifient. Certaines le font dans l'est de la France depuis quelques années. Comme leurs cousines les cigognes blanches, elles vont passer l'hiver en Afrique. Ces oiseaux ne volent que pendant le jour et, comme les grues, utilisent les ascendances d'air chaud pour prendre de l'altitude (des cigognes en migration ont été observées à 4 500 mètres d'altitude) et profiter ensuite de courants aériens favorables.

    2°) Les cigognes détestent survoler de vastes étendues marines et, au printemps comme à l'automne, les vols de migration des cigognes convergent vers les deux voies de passage obligées, le détroit du Bosphore pour les populations d'Europe centrale, le détroit de Gibraltar pour celles occidentales. Cela suppose des facultés d'orientation pendant le vol.

    3°) Le sens d'orientation et de navigation chez les oiseaux a été analysé expérimentalement chez quelques espèces seulement, en particulier le Pigeon biset domestiqué et sélectionné (ce sont les pigeons voyageurs, qui ne migrent pas), l'Etourneau sansonnet et le Puffin des Anglais, jamais chez les cigognes à ma connaissance. Compte tenu des connaissances acquises chez d'autres oiseaux et des caractéristiques du vol de migration des cigognes (vol diurne), il est probable que celles-ci s'orientent avant tout par rapport au soleil. Mais cela n'explique pas tout, d'autres facteurs interviennent probablement dans l'orientation:

    ces oiseaux utilisent-ils des repères géographiques, en particulier s'ils effectuent la migration pour la nième fois?
    sont-ils sensibles au champ magnétique terrestre?
    les odeurs apportent-elles des informations importantes, en particulier à basse altitude?

    Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur les cigognes, adressez-vous à M. Marc DUQUET (Ligue de protection des oiseaux), 141 rue de Vaugirard 75015 Paris (j'espère qu'il n'a pas changé d'adresse).

    Fontes des glaces polaires et niveau des océans Oui

    Je voudrais faire une séquence sur le réchauffement de la planète. Une des conséquences possibles du réchauffement est la montée du niveau de la mer due à la fonte de la calotte glaciaire. Cependant en rapprochant ce scénario à un phénomène physique élémentaire, j'aboutis à une contradiction qui est la suivante. En effet, lorsqu'une quantité d'eau passe de l'état liquide à l'état solide, son volume va croissant, et décroissant lors du passage de l'état solide à l'état liquide. En généralisant aux mers des océans, si la calotte glaciaire fondait (si elle n'a pas déjà commencé), le volume de glace immergé se transformerait en un volume moindre d'eau. Et en tenant compte d'aucun facteur extérieur : cela entraînerait la baisse du niveau de la mer.

    Quid du volume de glace émergé ? La fonte de ce volume contribue assurément à la montée des eaux. Dans ce modèle il manque sûrement les eaux d'évaporation qu'il faut prendre en compte. Finalement, quel est le scénario qui fait dire aux spécialistes que la fonte de la calotte glaciaire entraînerait une montée des eaux ? Pourquoi pas l'inverse ? Ou même n'aurait aucun effet sur le niveau de la mer ?

    Les ténébrions Oui

    Avant de répondre aux questions posées, je précise les aspects essentiels suivants de la biologie de ces insectes. Le cycle comporte, après le développement embryonnaire et l'éclosion, des stades larvaires (croissance), puis un stade nymphal (métamorphose), enfin la forme adulte (reproduction). Seuls les larves et l'adulte sont mobiles et s'alimentent. Dans la nature ils consomment les graines sèches de diverses plantes, ce qui a favorisé leur adaptation aux minoteries, d'où l'appellation Ténébrion meunier de cette espèce. En élevage, il est conseillé: (1) de les alimenter avec de la farine complète de froment ou de la farine ordinaire supplémentée en levure sèche (apport vitaminique) - (2) de leur fournir des possibilités de cachette pour les nymphes sinon celles-ci risquent de se faire cannibaliser par les larves (bandes de papier ou de carton ondulé).

    Je réponds d'abord à la troisième question. Les adultes ont des yeux, leur vision leur permet de se diriger pendant la marche et le vol, puis de rechercher un partenaire sexuel. Les larves n'ont pas d'yeux mais, comme elles fuient la lumière, elles ont une sensibilité à ce rayonnement, peut-être aux rayons infrarouges seulement.
    Réponse à la deuxième question: oui, ces insectes ont des ancêtres qui se sont succédé par générations successives (sexuées) pendant plusieurs millions d'années sans interruption. Depuis quand l'espèce existe-t-elle? Probablement bien avant que la nôtre soit apparue sur la Terre.
    Je suis incapable de répondre à la première question. Je ne sais pas si les ténébrions adultes
    distinguent les couleurs, ni si la couleur intervient dans le développement. Et je ne connais personne qui pourrait répondre à cette question...

    Le calendrier grégorien, le système à base 60 Oui

    Depuis le début de l'écriture le calendrier babylonien et égyptien (-3000 env.) est essentiellement basé sur l'observation de la lune et de ses phases -soit un retour a une même phase de 29,53 jours environ-; ces sociétés agricoles avaient comme repère cyclique l'année des saisons (floues au départ), soit entre 12 et 13 mois lunaires (synodiques) mais plus proche de 12 (354 jours) que de 13. Quand un moyen relativement précis de déterminer la longueur de l'année solaire a été conçu ou tout au moins quand un repère astronomique (lever héliaque en Mésopotamie ou crues du Nil en Égypte associées au lever héliaque de Sirius) a été repéré, le calendrier devint luni-solaire avec 12 mois lunaires de 29 ou 30 jours selon les observations du retour à la phase choisie. Quand le 1er de l'an était trop éloigné du début d'un mois, on rajoutait un mois supplémentaire (année de 13 mois)
    Par ailleurs, les égyptiens ont détermine vers -3000 une année de 365 jours ; l'État géré par des fonctionnaires a mis au point un calendrier plus systématique vers -2800 ou on voit apparaître l'influence de leur système décimal : année de 12 mois de 30 jours + 5 jours supplémentaires dits épagomènes, le mois est découpé en 3 semaines de 10 jours, il y a 3 saisons de 4 mois.
    L'année est alors vague; au cours des 2,5 millénaires d'histoire les 1/4 de jours par an manquants se sont accumulés (100 jours en 400 ans) l'hiver devenait l'été et réciproquement.

    Mais les agriculteurs continuaient à fonctionner sur la base de l'année de 12 ou 13 mois
    La périodicité de ces intercalations est établie par les Babyloniens vers 450 avant J.C pour l'ensemble du royaume : cycle de 19 ans dit un peu abusivement comme étant le cycle du grec Méton -> 12 années de 12 mois + 7 années de 13 mois le tout étant stable par rapport au soleil avec 1 jour de décalage tous les 300 ans approximativement.(utilisé par les hébreux , puis les arabes de la péninsule arabique (sauf après l'hégire : Mahomet souhaite se démarquer de l'emprise des religieux de l'époque), puis par les chrétiens jusqu'a la reforme du pape Grégoire pour déterminer la date de Pâques.

    En bref :

  • La base de notre mois (très malmené par les romains) a pour origine le mois lunaire (synodique)
  • La découpe en semaine de 7 jours est probablement babylonienne tardive reprise par les hébreux; il semble que 10 jours soient trop longs cf. Le calendrier révolutionnaire français.
  • Le nombre de mois (12) dans l'année des saisons découle de l'organisation en mois lunaire; la division du cercle en 360 degrés est un parallèle (12 fois 30° USh (degré babylonien) avec la découpe de l'année: elle est héritée de la Mésopotamie par l'intermédiaire des astronomes grecs qui comptaient à la suite de Babyloniens en système sexagésimal. La division de la nuit en 12 "heures" est une découpe égyptienne aux environs de 2200 av JC, par symétrie 12 heures de jour soit 24 heures au total (origine : observation des étoiles décanales (levers héliaques tous les 10 jours successivement) à l'époque du lever héliaque de Sirius.
  • L'heure est divisée par les astronomes grecs en 60 unités (façon babylonienne) et puis encore en 60 secondes.
    Nota: dans l'antiquité le seul système numérique convenable à de la science théorique et expérimentale était le système de numération de position à base 60 des Babyloniens (existe des 3200 av JC) ; surtout avec ce fait remarquable que ce système permettait tout naturellement de définir des chiffres inférieurs a l'unité -> n/60, n'/3600 etc.; il ne manquait qu'un vrai zéro qui était soit un vide soit un point.
    La reforme de Grégoire cherche à resituer, mais dans le cadre existant déjà, une date de Pâques qui a dérivé au cours des siècles mais qui doit rester aux environs de l'équinoxe de printemps pour que le miracle de la prétendue éclipse de soleil des Textes -à une époque impossible (époque de la pleine lune)- soit préservée.
  • La forme du ménisque Oui

    Avant d'évoquer les interfaces entre deux liquides non miscibles, considérons d'abord une interface liquide-air. Tout d'abord, noter cette propriété d'un liquide : celui-ci tend toujours à l'équilibre, à adopter une forme telle que sa surface soit minimale.
    Cette propriété, résumant le phénomène appelé « tension superficielle » est due au fait qu'une molécule située à la surface du liquide ne subit d'attraction que de la part de ses voisines de surface (4 pour simplifier) et de la plus proche dans le liquide (soit 5 au total). Au contraire, une molécule située à l'intérieur du liquide subit une force d'attraction supplémentaire.
    Cette situation confère aux molécules de surface une propriété particulière tendant ­ d'une part à réduire leur nombre au strict minimum ­ d'autre part à créer une surpression (du côté intérieur à la concavité) si l'interface liquide-air est bombée.

    Exemple : une gouttelette d'eau est sphérique et présente une surpression en son sein. Idem pour une bulle d'eau savonneuse.
    Finalement, dans une goutte d'eau, les molécules de surface se comportent un peu comme le caoutchouc d'un ballon de baudruche gonflé (l'analogie ne peut guère être poussée plus loin).
    Remarque: c'est tout à fait similaire pour une interface entre deux liquides non miscibles (cas d'une gouttelette d'huile dans l'eau).
    Concernant l'interface (appelée ménisque) entre un liquide et l'air, le tout placé dans un tube (plus le tube est fin, plus le phénomène se remarque) vertical.
    Tout dépend alors si l'interaction entre le liquide et la paroi est de nature attractive (ex : eau-verre propre) ou répulsive (ex : eau­verre gras, mercure­verre, huile-eau).

    Dans le 1er cas (contact mouillant), on observe un ménisque creux et simultanément la montée du liquide dans le tube (= ascension capillaire).
    Dans le 2e cas (on parle de contact non mouillant), on observe un ménisque bombé et non seulement le liquide ne monte pas dans le tube mais le sommet du ménisque va se situer au dessous du niveau du liquide extérieur au tube ! (il descend !). Finalement le liquide ''a du mal" à rentrer dans le tube.
    Concernant votre interface huile-alcool à 70°, le ménisque présente sa concavité du côté du liquide qui présente la force d'attraction la moins élevée avec la paroi, en l'occurrence l'huile.
    Pour terminer, votre hypothèse concernant la dissolution des graisses dans le détergent me semble tout à fait justifiée.
    Les phénomènes de tension superficielle et de capillarité sont présents dans une multitude de situation (bulles de savon, araignées d'eau, éponges et buvards, humidité dans les murs, montée de la sève) et présentent des applications (vêtement micro-poreux). Si cela vous intéresse, je pourrais vous indiquer quelques expériences simples et captivantes (avec de l'eau savonneuse) illustrant les caractères et propriétés citées précédemment. Peut être les trouve-t-on sur le Net, je vais tenter une recherche un de ces jours !
    J'espère que ces explications ont éclairé votre lanterne. Quelques schémas seraient peut-être utiles. Je suis prêt à essayer de répondre aux nouvelles questions engendrées par mes commentaires !"

    Rôle et fonctionnement des racines - géotropisme Oui

    Que de questions passionnantes...
    Tout d'abord une toute petite remarque: posée ainsi, la première question risque d'appeler une réponse finaliste; or, en biologie, on a assez facilement accès au "comment", mais pas au "pourquoi". On peut cependant répondre aux questions suivantes: à quoi servent les racines? comment "fonctionnent"-elles?
    Les racines apportent l'eau et les sels minéraux aux parties aériennes chlorophylliennes (vertes) qui les utilisent avec le dioxyde de carbone de l'air pour faire la photosynthèse en présence de lumière. Toutes ces matières minérales (eau, CO2, sels minéraux) servent à fabriquer des sucres, des protéines, des lipides, c'est-à-dire des matières organiques: on dit que la plante est autotrophe (elle n'a pas besoin d'autres êtres vivants pour se nourrir).
    En ce qui concerne le géotropisme, voici quelques explications tirées du livre de Paul Mazliak (prof à l'université Paris 6), Physiologie végétale (collection Méthodes, Hermann, Paris). Les racines en s'allongeant se dirigent vers le sol. Le mouvement résulte d'une croissance inégale des cellules de la zone d'élongation: les cellules situées du côté convexe grandissent et se différencient plus rapidement que celles du côté concave.

    La pesanteur s'exerçant en permanence, historiquement, il a fallu avoir recours à des artifices pour expérimenter et modifier la direction de croissance: en plaçant les germinations sur un disque tournant, on montre que les racines s'orientent selon la résultante de la force centrifuge et de la force gravitationnelle. Donc la gravité intervient dans le géotropisme directement en tant que contrainte mécanique. D'autres expériences ont été réalisées:
    manipulations de microchirurgie consistant à isoler plus ou moins partiellement le site de géoperception et celui de géoréaction
    dosage des substances de croissance endogènes
    examen de composés marqués avec des isotopes radioactifs et examen de leur redistribution après migration et action de la pesanteur.
    Par analogie avec la perception de la gravité chez les animaux (cellules de l'oreille interne), les cellules de la coiffe (partie terminale de la racine) sont considérées comme des "statocytes" dans lesquels la chute de corpuscules ou "statolithes" détermine l'excitation de surfaces sensibles basales et permet une orientation dans l'espace. En microscopie électronique, on constate que la disposition des organites est polarisée et ségrégée par la pesanteur. Les amyloplastes (petites vésicules contenant de l'amidon) seraient les statolithes.
    Une période de latence d'environ une demi-heure est nécessaire pour qu'un changement d'orientation de la racine entraîne les réactions suivantes:
    1) perception (chute des statolithes);
    2) transformation du signal;
    3) transport de l'information (sous forme de substances chimiques appelées hormones) depuis les cellules géosensibles (coiffe) jusqu'aux cellules-cibles (zone d'élongation);
    4) adaptation différentielle (ralentissement) des vitesses d'extension des cellules en élongation.
    Pour le dire plus simplement: perçu par des cellules de l'extrémité de la racine pourvues de grains d'amidon, le stimulus "gravité" serait traduit en gradient hormonal qui déclenche des inégalités de croissance et par conséquent une orientation de la racine.
    Pour la réponse à la troisième question, il faudrait savoir dans quelles conditions exactes sont placés les radis. Les avez-vous repiqués dans une terre assez riche en les espaçant suffisamment, afin d'éviter la concurrence interindividuelle qui peut limiter leur croissance? L'appareil foliaire est-il assez développé? La lumière est-elle suffisante pour que les radis puissent effectuer leur photosynthèse dans de bonnes conditions?
    N'oubliez pas que la racine grossira en stockant les matières organiques fabriquées dans les feuilles par photosynthèse.
    J'espère que toutes ces explications ne sont pas trop confuses et que surtout, elles ne décourageront pas vos excellentes initiatives. Le vivant crée l'inattendu! L'important c'est d'inciter les enfants à poser des questions, ainsi que vous l'avez fait... Bon courage pour la suite.

    Pourquoi le sang coagule-t-il lorsqu'on se coupe? Oui

    La remarque de Florient est pertinente. En effet, ce n'est pas le contact avec l'oxygène qui provoque la coagulation du sang. Rappelons qu'une seule goutte de sang contient plus de 250 millions de globules flottant dans un liquide de couleur paille, le plasma. Ces globules constituent environ 40 % du volume total de sang. Il existe trois types de globules aux fonctions différentes: les globules rouges transportent l'oxygène et le gaz carbonique, les globules blancs défendent l'organisme contre les microbes, les plaquettes interviennent dans la coagulation. Dans une goutte de sang, se trouvent environ 15 millions de plaquettes (il y a moins de globules blancs, mais plus de globules rouges). Formées dans la moelle osseuse, les plaquettes ont une forme ronde ou ovale. Elles vivent 5 à 8 jours. Lorsqu'un vaisseau sanguin est abîmé et que le sang s'échappe, les plaquettes se collent au bord de la plaie et libèrent une substance qui attire d'autres plaquettes. Elles émettent des protéines appelées "facteurs plaquettaires", qui enclenchent une série de réactions chimiques transformant le fibrinogène des protéines plasmatiques (soluble dans le sang) en fibrine (sa forme solide). Les brins de fibrine s'entrecroisent et forment une sorte de filet qui piège d'autres globules et arrête le saignement. Un caillot se forme ainsi progressivement. Il empêche l'écoulement de sang. En séchant, il se rétrécit et fournit une charpente pour reconstituer le vaisseau sanguin abîmé. Quand la blessure guérit, les substances coagulées s'affermissent en une croûte dure et sèche à la surface de la plaie, protégeant le travail de réparation qui se poursuit dessous.

    Attention: les globules et les brins de fibrine sont très petits; il faut un microscope pour les observer.

    Lalimentation des têtards Oui

    Les têtards sont végétariens, alors que les larves de tritons et salamandres sont carnivores - de même que les grenouilles et crapauds adultes.
    Dans la nature, les têtards râpent et broutent les plantes aquatiques grâce aux petites dents cornées qui bordent l'ouverture de la bouche. En aquarium, l'idéal est de leur fournir des plantes aquatiques vivantes comme les tiges feuillées des élodées ou des myriophylles (se fournir auprès d'aquariophiles ou de magasins spécialisés). A défaut, de la laitue (qualité biologique) ébouillantée pendant une demi-minute convient, mais il faut éviter d'en mettre trop sinon les feuilles non consommées pourrissent. De très jeunes pousses d'orties ébouillantées conviennent peut-être, je l'ignore.
    Pour la qualité de l'eau de l'aquarium, le plus simple est de fournir de l'eau de ville. Il faut changer l'eau dès qu'un léger trouble apparaît.
    Le changement de régime alimentaire pendant la métamorphose pose des problèmes car les grenouilles et crapauds ne s'alimentent que de proies vivantes et mobiles (insectes - y compris leurs larves -, araignées, vers de terre, petites limaces, etc.). Les facteurs déclenchants étant la taille et la mobilité, les têtards et les individus en métamorphose sont souvent victimes des adultes: cannibalisme ou prédation d'autres espèces d'amphibiens. En fait il est très difficile d'élever les adultes de ces animaux en conditions artificielles.
    Si les têtards ont été bien alimentés, les individus ayant effectué la métamorphose peuvent jeûner assez longtemps, surtout si l'aquaterrarium est placé dans une pièce dont la température ne dépasse pas 15-18 °C.
    (Note du modérateur : vous pouvez également consulter le bulletin N° 14 de la liste de diffusion qui traite de ce sujet.

    Le squelette de l'enfant contient-il plus d'os que celui de l'adulte ? Oui

    Les bébés naissent avec 350 os mous. Au fur et à mesure du temps, le nombre d'os diminue car certains se soudent. Par exemple, 5 des vertèbres originelles fusionnent pour former cet os unique et dur situé en bas de la colonne vertébrale, le sacrum. Lorsque la soudure osseuse est achevée, vers 20 à 25 ans, la plupart des adultes possèdent 206 os durs, définitifs. Mais cela ne constitue pas une règle immuable. Certains individus vivent avec une vertèbre de plus ou de moins que la normale.

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