Mes commentaires

Titre du contenu Publiétrier par ordre décroissant Commentaire
Etre curieux des traces du passé Oui

Bonjour

Dabord une définition :
Être curieux: cest être animé du désir de comprendre, dapprendre, de voir (Petit Larousse)
L'enfant est un être qui ne demande qu'à apprendre.
Cest donc au maître à fournir laide nécessaire à ses apprentissages.

Une forte motivation (motiver : créer les conditions qui poussent à agir ; stimuler) pour les enfants sera apportée par le sens que ceux-ci donneront à leurs activités.
On pourra alors juger de la curiosité des enfants en repérant ceux qui participent, ceux qui posent des questions, ceux qui relèvent plus de détails que les autres.
Pour rendre les enfants curieux des traces du passé, on pourra partir à la découverte du patrimoine proche (sites ou objets conservés dans la ville ou le village, dans le quartier, dans la famille). cela permettra une implication des élèves dans une action concrète, les stimulant dans leur travail tout comme la démarche dinvestigation préconisée en sciences (observations, formulation dun problème, hypothèses, élaboration de protocoles expérimentaux, enquêtes, visites, recherches de documents).
Cette participation active de lélève favorise le développement dune attitude responsable et motivante en vertu de lintérêt et du plaisir qu'il trouvera dans la pratique de lactivité (contribuant de surcroît au débat au sein de la classe).
Bien cordialement
Bruno plault

Comment s'y prendre pour que de très jeunes élèves construisent une démarche scientifique ? Oui

Je vous remercie pour la réponse que vous m'avez fait parvenir. Elle m'apporte de nouvelles informations très intéressantes. J'ai eu l'occasion de faire un stage en école maternelle dans une classe de moyenne section la semaine dernière, ce qui m'a permis de mener à bien une séquence avec les enfants sur les glaçons (comment les conserver, les fabriquer, ....). Pouvez-vous faire suivre ce message à Catherine Jullien que je tiens à remercier pour sa précieuse aide? De plus j'ai présenté ma problématique d'une autre manière : comment permettre à des enfants de moyenne section de maternelle de commencer à acquérir de véritables savoirs, savoir-faire et savoir-être scientifiques ? Cette dernière m'a semblée plus en accord avec l'expérience que j'ai menée lors de mon stage. Son avis, si elle le souhaite, m'éclairerait davantage sur ce choix. Merci encore pour l'aide que vous m'avez accordée. Sincères salutations.

Comment réaliser un montage avec des engrenages ? Oui

Pour travailler sur la transmission du mouvement et sans aucun moyen financier, j'ai utilisé des bouchons de bouteilles d'eau minérale ou de boissons quelconques que nous collectons déjà dans l'école!!

Un peu par hasard j'ai remarqué que certaines étaient bien crantées sur le pourtour, je les ai donc utilisées comme roues dentées en les clouant sur des planchettes de bois (un peu bruyant pour les collègues...)
Avec toutes sortes de bouchons on peut demander les réalisations suivantes:

  • faire tourner une roue sans la toucher directement: juxtaposée elle tourne en sens inverse, ou bien on utilise des élastiques un peu comme des chaînes de vélo pour faire tourner deux roues en sens inverse.
  • une fois résolus les petits problèmes de construction (ne pas trop enfoncer les clous, bien les centrer, trouver les bons espaces entre les roues) nous avons réalisés d'impressionnants "tableaux" de roues qui tournaient toutes ensemble, avec des défis entre classes:
    combien de roues peut-on faire tourner dans le même sens ?
  • quelle différence si on utilise des bouchons plus petits ou plus grands ?
  • relier une même roue à la fois à une roue juxtaposée et à une roue éloignée grâce à un élastique, etc.
    j'ai trouvé une fiche "des machines à courroies" dans un ancien techno TAVERNIER dont malheureusement je n'ai plus la référence

    Plus tard j'ai abordé le système bielle-manivelle mais là avec une construction plus classique carton-attache parisienne. Des élèves m'ont proposé d'utiliser des bouchons pour la même construction.
    C'est peut-être une idée à creuser!!

  • La chambre noire Oui

    Dans notre musée, nous avons construit une camera obscura (chambre boire).
    Elle fait 16 m2 dans laquelle nous faisons entre chaque année depuis plus de 5 ans plus de 10 000 élèves (école primaire, collège et lycée) afin de leur expliquer le principe de formation de l'image. A savoir:
    "Un rayon de soleil qui pénètre par un petit trou dans une chambre obscure dessine sur le mur opposé l'image inversée du décor extérieur" (Léonard de Vinci).
    Le vénitien Barbaro en 1568, décide de placer une lentille à la place du trou pour obtenir une image plus nette comme sur les lunettes inventées par le physicien Salvino Degli Armati qui en 1280 mit au point des verres qui à un certain degré d'épaisseur et de courbure grossissaient les objets.
    Dans l'œil, la lumière, refletée par les objets que l'œil regarde, pénètre par la pupille et les objets se dessinent sur la rétine à l'envers pour les même raisons que dans la chambre noire.

    Pelotes de réjection des rapaces Oui

    Bonjour,
    Voici une réponse à la question que vous aviez posée sur le site Internet La main à la pâte à propos des pelotes de réjection. Certes vous pouvez prévoir une séance préalable. Mais l'objet "pelote de réjection" peut servir de point de départ au questionnement. Où les a-t-on trouvées? Qu'est-ce que ça peut bien être? Qu'est-ce qu'il y a dedans? On peut recueillir les conceptions initiales des enfants (activité d'écriture, débat oral...). Des activités d'observation, d'identification et de classement seront ici aisément mises en œuvre, en adéquation avec les instructions officielles.
    Donnez si possible une pelote par groupe de deux à quatre enfants, avec un petit pot d'eau tiède, une pince fine, des gants de protection, une feuille de papier absorbant, une feuille de papier canson noir, de la colle forte ou du ruban adhésif double face. La manipulation n'est pas compliquée et les enfants sont capables de la faire eux-mêmes au cycle 3.
    Avec les pinces fines, dilacérer les pelotes de réjection. Prélever les os (têtes, membres, vertèbres, côtes) et les plonger dans de l'eau tiède pour les nettoyer. Les poils se décollent des os. Disposer ensuite les os sur un papier absorbant pour qu'ils sèchent, puis sur un papier cartonné (de préférence noir, afin d'améliorer le contraste visuel). Le nombre de crânes permet de savoir combien d'animaux avaient été mangés par le rapace... ensuite c'est un jeu de puzzle. Avec du ruban adhésif double-face, on peut coller les os de façon réversible et les maintenir en place pour reconstituer en partie le squelette. On distingue facilement les différents animaux à la forme des dents. Les rongeurs tels que mulots et campagnols ont de grandes incisives caractéristiques, pas de canines. Les insectivores tels que la musaraigne ont de petites dents irrégulières et pointues. On peut utiliser des documents (par exemple le guide des mammifères d'Europe de Delachaux et Niestlé) pour identifier les différents animaux d'après les formules dentaires et l'aspect des crânes, mais aussi des manuels scolaires ou des revues telles que La Hulotte. Il existe aussi des films qui permettent de visualiser le repas et la réjection des pelotes par les rapaces nocturnes, par exemple "Les nuits de la dame blanche" sur la chouette effraie (voir catalogues CNDP, Jeulin, Pierron...).
    On peut se demander ce qu'est devenue la chair qui entourait les os et aborder le phénomène de digestion.
    Une synthèse commune peut alors être construite: les petits animaux ont été avalés par le rapace; la chair a été digérée, c'est-à-dire transformée en tout petits morceaux qui ont servi à construire le corps de l'oiseau et à lui donner de l'énergie pour se déplacer, faire battre son cœur, avoir chaud... Les os et les poils n'ont pas été digérés; ils ont été recrachés par le bec sous forme de pelote de réjection. Des photos ou des dessins de résultats de dissection des pelotes pourront être collés dans le cahier d'expériences.
    Ensuite, reste à étudier comment le rapace détecte ses proies la nuit, mais ça c'est une autre histoire... ou bien travailler à la construction de chaînes et de réseaux alimentaires.
    herbe----->insecte---->musaraigne---->chouette
    Bon courage pour vos activités en classe!

    Pourquoi le volume total diminue-t-il quand on mélange de l'eau et de l'alcool ? Oui

    Il faut je pense partir de la glace qui flotte et donc de la structure lacunaire de l'eau et d'autant plus que l'état est plus ordonné. Il faut dire quelque chose comme : il y a de la place dans l'eau, du vide et si on ajoute un autre liquide en l'occurrence l'éthanol, alors l'organisation initiale est modifiée... et la place occupée par l'eau est moins grande, d'où la diminution de volume global. Est-ce suffisant par rapport à votre demande ?

    A propos d'une expérience qui ne fonctionne pas avec les enfants Oui

    Je vais essayer de vous répondre après avoir fait quelques manips. Apparemment, d'après tout ce que vous avez fait, il me semble qu'il y a plusieurs paramètres :
    1) le diamètre du goulot de l'entonnoir : il faut réduire celui-ci pour que l'expérience fonctionne.
    2) Le volume d'air dans le récipient inférieur (petit pot, bouteille, etc.). Si l'on réduit ce volume, l'expérience fonctionnera (ex : avec le petit pot).

    Je réponds tout d'abord à quelques questions :
    > Le dispositif ne fonctionne pas car :
    > - le plastique de la bouteille est mou il se dilate
    Essayez de souffler dans une bouteille de plastique pour la gonfler, si vous y parvenez, c'est que son volume peut facilement augmenter...
    Si vous voulez que la bouteille se dilate, il faut en effet que le plastique devienne mou, pour cela il faudrait chauffer...

    > Le dispositif ne fonctionne pas car :
    > - les entonnoirs sont étudiés pour laisser
    > s'échapper l'air donc pour admettre l'écoulement
    En effet, certains entonnoir ont des petits "picots" sur leur face extérieure, à l'endroit où ils se posent sur le goulot de la bouteille pour que l'air puisse sortir par l'extérieur de l'entonnoir pendant que l'eau passe par l'intérieur.
    Mais ici nous mettons de la pâte à modeler pour boucher cela, donc ils ne sont plus "étudiés pour" !!
    >- l'équilibre ne peut se faire que lorsque le volume d'air et celui d'eau sont égaux. Non, L'équilibre se fait lorsque la pression exercée par l'eau au-dessus est égale à la pression exercée par l'air au dessous.
    J'en profite pour faire un petit point sur la pression : La pression de l'air dans le bouteille est uniforme en tout point : c'est-à-dire que l'air pousse autant sur le bas de la bouteille que sur l'eau qui essaye de rentrer par le goulot de l'entonnoir.
    La pression dans l'eau par contre n'est pas uniforme, c'est comme quand on plonge, plus on s'enfonce plus la pression est forte, elle est donc plus forte en bas qu'à la surface. (le même phénomène existe aussi pour l'air bien sur, mais l'air étant beaucoup plus léger - 1 m3 d'air = 1,3 kg, 1 m3 d'eau = 1000 kg - on ne ressent le poids de l'air que sur de grandes variation d'altitude (au moins cent mètres..).

    Donc s'il y a équilibre, la pression de l'air dans la bouteille est égale à la pression de l'eau en bas.
    > - le volume d'air n'est pas assez "fort" pour contenir la masse de l'eau.
    Ce n'est pas le volume qui est fort mais la pression du gaz qui peut l'être. La question serait plutôt : la pression de l'air n'est pas assez forte pour contenir la masse de l'eau. En tout cas ce n'est pas en rajoutant du volume que l'on va augmenter la force de l'air.
    Essayons maintenant de faire une explication du phénomène.
    Quand vous mettez de l'eau dans une bouteille avec un entonnoir, vous essayez de "pousser" l'air qu'il y a dans la bouteille avec de l'eau au dessus.
    C'est un peu comme si vous essayiez, en prenant une seringue "vide" (enfin, pleine d'air...) avec sa sortie bouchée, de comprimer l'air en poussant avec le piston de la seringue.
    Dans votre cas vous voulez comprimer l'air en "poussant" avec de l'eau, avec la seringue on pousse avec le piston.
    Est-ce clair jusqu'ici ?
    Je continue...

    Donc revenons à la seringue, qu'est ce qui se passe si je pousse ?
    Au début c'est facile : 1ère information : l'air se comprime facilement si on essaye de réduire un peu son volume.
    Ensuite c'est plus difficile, j'arrive en gros à réduire le volume d'air de plus de la moitié en poussant fort.
    Qu'est ce que je conclus ? Si j'essaye de comprimer de l'air, c'est facile au début, plus difficile à la fin (cela nous servira plus tard...).
    Revenons à la bouteille et l'entonnoir. Mon problème c'est de pousser l'air avec de l'eau, tout en faisant en sorte que l'air ne remonte pas !

    1ère difficulté : il faudrait parvenir à mettre l'eau bien à l'horizontale (comme le piston) pour pousser l'air, mais celle-ci ne se laisse pas faire ! Imaginons quand même que l'on y arrive, l'eau n'est pas aussi dure que le piston en plastique de la seringue ! l'eau est "molle" et un objet peut la traverser (d'où l'expression : un coup d'épée dans l'eau...) mais ici c'est l'air qui va traverser l'eau, comment ? en faisant une bulle... voire même plusieurs bulles... Qu'est-ce donc qu'une bulle ?
    C'est de l'air, entouré d'eau, mais c'est de l'air qui a une pression supérieure à celle de l'eau qui l'entoure... tout ça à cause de cette foutu tension superficielle ! la paroi intérieure de la bulle est une limite eau-air, comme à la surface de l'eau, il y a donc une tension superficielle qui entoure la bulle. Une bulle dans l'eau c'est un peu comme un ballon de baudruche dans l'air, la pression à l'intérieur du ballon est supérieure à la pression extérieure, c'est le caoutchouc du ballon qui comprime l'air qu'il y a à l'intérieur.
    La tension superficielle de l'eau - telle une membrane en caoutchouc - comprime elle aussi l'air à l'intérieur de la bulle. La pression à l'intérieur de chaque bulle n'est pas identique, et contrairement à ce que l'on pourrait penser, c'est dans les plus petites bulles que la pression est la plus forte. Il faut donc apporter plus de pression pour faire une petite bulle que pour faire une grosse bulle.
    Essayons de nous convaincre de cela par l'observation :
    1) Quand une petite bulle rencontre une grosse bulle (vous avez tous déjà vu cela, ne serais-ce qu'à la surface de votre bol...), les 2 bulles "coalescent" et n'en forment plus qu'une, c'est la petite qui se "vide" dans la grosse.
    Pourquoi ? Parce que la pression à l'intérieur de la petite est plus forte. Si c'était le contraire, ce serait la grosse bulle qui se "viderait" dans la petite, jusqu'à ce qu'il y ait équilibre, il se formerait alors 2 bulles de taille moyenne... si vous observez cela, prenez vite une photo, le prochain prix Nobel est pour vous !
    2) Faisons une petite manip pour nous convaincre....
    Prenons 2 tuyaux très fin (genre "scoubidou") d'une longueur de 15 cm env., et agrandissons l'orifice du deuxième tuyau, en y fixant (avec la fameuse pâte à modeler) un petit bout de paille (long 1 cm), d'un diamètre largement supérieur. Mettons maintenant ces 2 tuyaux dans la bouche d'un coté, et au fond d'un grand verre d'eau de l'autre, un des tuyaux va nous faire des petites bulles, l'autre des grosses.
    Si l'on souffle très doucement et en augmentant la pression progressivement, on remarquera que ce sont les grosses bulles qui commencent à se former avant les petites. Il faut donc plus de pression pour former une grosse bulle qu'une petite. Bon, et maintenant, tout ce détour sur les bulles, à quoi cela nous mène ?
    Nous avons vu que notre expérience (de l'entonnoir et la bouteille) fonctionne mieux si l'on diminue le diamètre du goulot de l'entonnoir. Si le diamètre du goulot de l'entonnoir est grand, des grosses bulles pourront se former, il suffira donc de peu de pression à l'air pour traverser l'eau...
    Si le diamètre du goulot est plus petit, la taille maxi des bulles sera égale à ce diamètre, si l'air veut traverser l'eau, il faudra donc qu'elle crée des petites bulles, donc qu'elle ait une forte pression, et cela est plus difficile donc l'eau restera bloquée au dessus. NB : Pour faire passer l'air il faudrait augmenter sa pression, pour cela il faudrait augmenter la pression de l'eau au dessus.
    Maintenant essayons de comprendre le deuxième paramètre : si le volume d'air diminue (le petit pot de bébé), cela fonctionne. Il n'y a pas beaucoup d'air dans le petit pot de bébé, donc à peine essaye-t-on de le comprimer que celui-ci devient "dur", il retient donc l'eau avant même qu'elle puisse sortir du goulot de l'entonnoir.
    Dans une grande bouteille, ce n'est pas pareil, la descente de l'eau dans le goulot de l'entonnoir pousse très peu d'air en rapport avec le volume de la bouteille, la différence de pression à l'intérieur est donc faible et ne suffit pas à la retenir : l'eau commence à couler, et c'est là que çà commence à se gâter...

    Logiquement, au bout d'un moment cela devrait s'arrêter... Mais une eau qui coule est beaucoup plus "vulnérable" car elle ne se présente pas bien droit comme si elle était entouré d'un tube, elle présente à l'air une grande surface (un cône avec la pointe en bas) elle peut donc facilement se faire traverser par l'air. De plus, dès que l'air commence à traverser, cela crée un courant turbulent dans l'eau, sa surface est donc constamment en mouvement (des creux et des bosses), et l'air profitera d'un creux pour s'y engouffrer... J'en reviens au petit pot : l'eau reste dans le goulot de l'entonnoir, donc offre une surface plus petite à l'air et ça bloque !

    Q'est-ce qu'un projet en éducation? Oui

    Il convient tout d'abord de définir ce qu'est, dans le cadre éducatif, le projet. La définition est triple :

    Le projet, comme concept existentiel, vise à atteindre un idéal personnel. Ce qui fait projet, c'est la poursuite d'un idéal, c'est une manière d'orienter les aspirations des individus. Un vrai projet répond toujours à des visées identitaires, cependant une action éducative ne peut limiter son ambition à mettre les élèves en projet.
    Une des dérives majeures conduit à croire que le projet identitaire de l'éducateur sera repris par les élèves ! Isolé, ce projet devient une utopie.

    Le projet, comme méthode, vise à améliorer les procédés.
    Dans les projets d'actions éducatives, dans les projets pédagogiques, ou dans le projet d'enseignement, le projet est considéré à la fois comme un outil de motivation et d'organisation.
    Le sens du projet que les enseignants attribuent ici aux activités est celui d'une technique professionnelle, une méthode pédagogique qui contribue à l'épanouissement de l'individu en répondant à l'idée de motivation (la pédagogie de projet trouve ici sa raison première).
    Cette approche du projet se concrétise dans une organisation maîtrisée qui lui confère un caractère programmatique.
    Toutefois, les activités sur projet ne peuvent se réduire à un programme de tâches fourni par un conducteur de projet. Isolé, ce projet prend l'allure d'un simple exercice programmé si les élèves ne peuvent mettre en rapport le programme d'actions avec leurs anticipations et leurs décisions.

    Le projet comme activité finalisée a une visée opératoire.
    Un projet opératoire est une activité finalisée située dans un contexte singulier qui fait référence, au moins implicitement, à des pratiques sociales. L'efficience de cette visée opératoire repose sur la transformation de données par des techniques. Le processus développé (appelé fréquemment "démarche de projet") met en cohérence les instruments, les tâches et les rôles dévolus.
    Pour chaque élève, c'est une expérience à vivre et à comparer avec des pratiques extérieures à l'école.
    Pour le groupe d'acteurs, il s'agit d'une activité socialement constructive conçue comme un défi collectif.
    Des compétences seront sollicitées pour répondre à des enjeux techniques singuliers, mettre en œuvre des solutions adaptées et obtenir des résultats opérationnels, en assumant tout autant les contraintes techniques que les volontés humaines.
    Néanmoins, lorsque l'opératoire prime sur toutes les autres approches, l'élève se précipite afin de "fabriquer" et le projet tend à devenir une simple occupation.

    A partir du moment où l'une de ces approches masque la fonctionnalité des deux autres, le projet est détourné de sa valeur éducative. La non-distinction des fonctions respectives de ces trois approches fait également perdre son sens au projet.

    Deux exemples illustrent les liens qui existent entre ces trois approches du projet.
    - L'idée de projet personnel de l'élève uniquement centrée sur l'approche existentielle est un exemple de réduction aujourd'hui fréquemment utilisé à des fins d'orientation. Sans essai sur des pratiques de conception, sans expériences sur des activités créatrices collectives comment un élève peut-il poursuivre autrement que formellement le désir d'être, par exemple, secrétaire, ingénieur ? A minima, un élève ne demeure en projet que s'il peut faire l'expérience de cette projection identitaire dans une action finalisée qui lui permet de confronter cet idéal à la réalité qu'il transforme et s'approprie.
    - Dans l'enseignement professionnel, la réalisation de projets techniques lorsqu'elle s'est uniquement attachée à l'obtention d'un résultat qualitatif réduit le rôle de l'enseignant à celui d'un concepteur du projet qui décline un programme d'actions. Ce projet programmatique place les élèves dans une posture d'exécutant qui leur masque la visée globale du dispositif.

    Ceci conduit à affirmer qu'une activité scolaire sur projet demande de réguler les trois approches dans une organisation de projet (fonctionnalité donnée par le projet méthode) qui maintient ses acteurs en projet (fonctionnalité du projet existentiel) pour qu'ils finalisent leur ambition (fonctionnalité du projet opératoire).

    Pour concrétiser ce que serait une démarche de projet, le développement opératoire d'un projet peut être caractérisé selon trois moments :
    - L'intention donne la direction au projet, sa visée. Il s'agit de concevoir l'objet qui devrait être réalisé si la démarche va jusqu'à son terme (n'oublions pas que de nombreux projets avortent dans le monde du travail). Des tâches de définition de critères et de solutions formalisent ce moment, ces prescriptions sur le projet se manifestent dans des activités de conception.
    - L'exécution, c'est le moment où l'œuvre (ou le produit) est réalisée. Ce moment est caractérisé par des activités de transformation, de fabrication, de production.
    - La décision est un troisième moment qui intervient en permanence sans que l'on puisse le disjoindre des deux autres. Les tâches formelles de décision se traduisent dans la réalité par des activités de négociation et de discussion relatives aux choix qui parcourent tout projet.
    On parlera de conduite du projet lorsque ces moments ne s'ignorent pas l'un l'autre. Dans ce cas, cette mise en relation consciente constitue la démarche du projet poursuivi.
    Suivant la pratique industrielle ou commerciale choisie en référence et suivant le contexte scolaire de chaque projet, la structure donnée aux activités sur projet peut prendre plusieurs formes : linéaire, cyclique, itérative. Chaque forme traduit un style de conduite du projet.
    Dans le monde du travail et a fortiori à l'école, il n'existe pas un modèle unique de démarche, mais un ensemble de démarches spécifiques organisant ces pratiques qui sont toujours sociotechniques.

    Dans quel sens l'eau s'écoule-t-elle d'un lavabo ? Oui

    Une dépression tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, et un anticyclone dans le sens des aiguilles d'une montre !

    La déclinaison de l'axe de chaque planète du système solaire par rapport au plan de l'écliptique Oui

    Vous trouverez sur le site SkyEye - Planetary Data http://www.obliquity.com/skyeye/misc/planet.html
    les valeurs de l'angle d'inclinaison de l'équateur de la planète par rapport a son plan orbital, mais aussi la valeur de l'angle d'inclinaison du plan orbital de la planète par rapport a l'écliptique.
    Le site est en anglais, mais les angles sont bien en degrés!

    Le rouge dans l'univers Oui

    Vous dites donc que si je connais les raies équivalentes à des éléments chimiques, il m'est possible de savoir si les raies que j'observe sur mon spectre sont dues simplement à la composition chimique de l'astre ou au décalage vers le rouge.
    Enfin j'espère avoir bien compris !!
    Mais le problème est que si on ne connaît pas la composition chimique de l'astre, comment peut-on alors faire la différence entre ce qu'on croit être des éléments chimiques et le simple fait qu'il y a décalage vers le rouge ? Comment être sure que ce n'est pas un élément chimique qui est rarement dans ce type d'astre ?
    Au début de l'étude de spectres, on ne connaissait pas la composition chimique exactement des astres alors comment a-t-on pu faire la différence entre des raies donnant les éléments chimiques et celles qui indiquent ce fameux décalage ?

    Pourquoi la Terre ne tombe-t-elle pas ? Oui

    Une de mes élèves de CE1 m'a demandé comment il se faisait que la Terre ne tombe pas dans l'univers. Je suis allée consulter dans vos archives et j'ai trouvé une réponse. Mais celle-ci ne me "parle pas" complètement. Vous abordez le phénomène d'attirance des planètes et notamment du Soleil avec la Terre. Je crains que mes CE1 n'arrivent pas à se représenter la chose. Auriez-vous un exemple "parlant" qui leur permettrait de mieux comprendre le phénomène d'attirance. Merci d'avance.

    Piaget et le stade hypothético-déductif Oui

    Je tiens à signaler l'ouvrage de Lev Vygotski :

    "Pensée et langage" La Dispute.
    Cet ouvrage était indisponible en français avant 1985. Vygotski devient une référence en pédagogie.
    Ce livre contient une critique de la pensée de Piaget : critique constructive propre à l'histoire de la pensée.
    Il contient aussi la réponse de Piaget à cette critique. Piaget a découvert l'ouvrage de Vigotski 25 ans après sa parution.

    Le dialogue de deux pensées donne à réfléchir par-delà les dogmatismes.
    Entrer dans la subtilité de ce dialogue demande le temps d'une lecture approfondie.
    Les vacances... par exemple...

    Principes de secourisme dans les instructions officielles Oui

    Bonjour,
    Vous trouverez un tableau résumant les compétences à faire acquérir aux enfants et mettant en évidence trois axes d'apprentissage:
    prévention, protection, alerte,
    à la page suivante:
    http://www.educnet.education.fr/securite/secudom/apprendr/competen.htm
    Bonne préparation!

    Des ressources sur la digestion exploitables par les élèves Oui

    Bonjour,
    Vous pouvez utiliser ici à bon escient le document d'application des programmes pour la mise œuvre de votre activité « digestion ».
    Voici des sites internet que je peux vous proposer (en plus de ceux indiqués dans le document d'application):

    http://www.ac-toulouse.fr/eco-cycle3-saverdun/dossiers/corpshumain/diges...
    des idées d'expériences

    http://www.eccheven.edres74.ac-grenoble.fr/sciences/digestion/digestion.htm
    un site sur la digestion créé par les enfants
    http://www.freinet.org/btj/digestion.htm
    un site pour les enfants fait par les enfants
    http://www.lescale.net/humain/faim.html
    un site ludique, on suit une petite bestiole qui explore le corps humain
    Un annuaire sur la digestion : http://search.antinea.org/findit.php3?b=taka&q=digestion&Submit=++++++++...
    Bon courage
    Bruno Plault

    Les différentes caractéristiques des 5 sens Oui

    Bonjour,
    Les jeunes enfants sont naturellement des observateurs et des explorateurs de leur environnement. On va donc leur proposer plusieurs expériences pour les encourager à utiliser tous leurs sens afin d'observer et de décrire, de façon détaillée, les objets ou les phénomènes du monde qui les entoure. On les encourage à observer de plus près, à toucher, à écouter, à sentir, et lorsque c'est possible, à goûter. On leur demande de remarquer les détails, de distinguer, de comparer. Ensuite, à partir de leurs observations, ils pourront développer et enrichir leur vocabulaire pour traduire leurs pensées.
    Lun des objectifs majeurs dactivités sur les sens est lacquisition du vocabulaire permettant dexprimer ce que lon ressent. Lenseignant élaborera donc ses séquences en fonction du vocabulaire quil aura choisi tout en restant ouvert aux apports éventuels des élèves.
    Pour vous aider,
    utilisez
    - des idées dateliers sur les cinq sens au cycle 2
    - deux réponses sur le réseau :
    Une séquence sur les cinq sens est-il scientifique ?, Travail autour des cinq sens

    Sur les traces écrites, vous pouvez consulter lactivité J'ai cinq sens sur le site de lécole des sciences du Périgord.
    Jespère vous avoir donné dutiles informations.

    Bien cordialement
    Bruno Plault

    Que deviennent les feuilles mortes? Oui

    Elles sont détruites par des microbes, des moisissures et des vers de terre qui s'en nourissent.
    Cordialement,
    D. Pol

    Montrer que le serpent est un vertébré Oui

    Bonjour,

    Le serpent a bien un squelette. Vous trouverez de superbes photos sur le site Images SVT.

    La société Pierron (www.pierron.fr ) propose à la vente un squelette de serpent.

    Vous pouvez aussi vous renseigner au labo SVT de votre IUFM (ou celui dun lycée ou collège.)

    Je reprendrais ici une interrogation du questionnaire dintroduction du module Insight "Os et squelettes" où lon posait comme question à lenfant : « Quest-ce quun serpent peut faire quun ver de terre ne peut pas faire ? »

    De nos jours, les scientifiques proposent de classer les organismes vivants sur la base de ce qu'ils présentent réellement et non pas sur ce qu'ils n'ont pas. On peut faire la différence entre ranger, trier et classer afin dappréhender l'idée que "classer" c'est "dire quelque chose sur le monde". Classer consiste à "établir des relations entre les objets afin de former des ensembles" (au moins deux). Il vaudrait mieux éviter donc de classer les animaux sur la base de ce qu'ils n'ont pas et donc éviter de parler d"invertébrés". Dans cette perspective, je vous conseille de consulter la fiche activité la classification des êtres vivants
    Bien amicalement.

    Qu'est-ce qu'une entorse ? Oui

    Que se passe-t-il lorsque nous nous faisons une entorse?
    Je vais essayer de vous aider à trouver l'information vous même.
    Prenons le moteur de recherche Google.
    Vous cliquez dessus et vous tapez ensuite : « entorse »
    Le moteur vous présente plusieurs réponses. Cliquez sur la première adresse
    Secourisme-entorse
    Voilà alors les renseignements demandés:
    1) Définition
    Une entorse est la conséquence d'un mouvement forcé d'une articulation. Si le squelette résiste, il ne se produit pas de fracture, mais une élongation ou une déchirure des ligaments.
    S'il s'agit seulement d'une élongation, c'est une entorse bénigne.
    Si les ligaments sont déchirés, c'est une entorse grave.
    Les entorses siègent essentiellement à la cheville, mais aussi au niveau du genou (accidents sportifs et en particulier de ski).
    2) Les symptômes:
    Le sujet ressent une vive douleur qui siège le plus souvent à la partie externe de la cheville ou à la partie interne du genou. Très rapidement l'articulation va gonfler. A ce stade, vous n'avez aucun moyen de savoir s'il n'y a pas de fracture.
    3) Le traitement:
    La première règle fondamentale est que le blessé ne doit pas appuyer le membre touché jusqu'au bilan médical en milieu spécialisé.
    Si Vous avez l'équipement nécessaire, appliquez localement une poche emplie de glace.
    Contrairement à ce qui se pratique trop souvent, toutes les entorses doivent être vues par un médecin spécialisé. En effet :
    Une radiographie est nécessaire pour vérifier l'absence de fracture,

    Le milieu polaire en maternelle Oui

    Bonjour,

    La littérature de jeunesse foisonne de titres exploitant le milieu polaire. En voici quelques-uns :
    La route de Nimipi
    de François Beiger
    Bilboquet - collection : Natures insolites -2001
    L'enfant qui voulait être un ours
    de Stéphane Frattini - Illustrations de à partir du film de Jannick Hastrup
    Milan 2002
    Samik et l'ours blanc
    de Emmanuel Cerisier - Illustrations de Emmanuel Cerisier
    Ecole des Loisirs - collection : Archimède -2002

    Pour une classe de grande section qui veut découvrir le milieu polaire, on pourrait par exemple utiliser comme support lalbum, les photos, les images, lours polaire en peluche
    Savoir reconnaître un animal (terrestre ou marin), une maison... typique du milieu polaire
    Effectuer des tris, retrouver un intrus... donner le nom d'un animal...
    Travailler sur les couleurs chaudes, froides...
    Créer un livre relatant ces connaissances par une histoire inventée par eux et se déroulant avec ces différents éléments.
    Découvrir le mode de vie des Inuits
    Vous pouvez aussi vous rendre sur le site Mission Banquise de Jean-Louis Etienne où on peut trouver dautres pistes de travail adapter aux enfants de maternelle.

    Pages