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germination sans sels minéraux Oui

Effectivement, les graines n'ont pas besoin de sels minéraux pour germer. Elles ont seulement besoin d'eau et d'oxygène. La présence de sels surtout si ils sont concentrés a un rôle inhibiteur car en augmentant la pression osmotique du milieu extérieur, ils limitent l'entrée d'eau qui est le déclencheur de la germination. Par ailleurs, pour réponse au besoin d'oxygène, il ne faut pas enfermer les graines en germination dans un récipient étanche. Il ne faut pas non plus qu'elles restent immergées dans l'eau car il y a un risque d'anoxie : l'oxygène étant peu soluble dans l'eau, la respiration très active des graines épuise très rapidement le peu d'oxygène dissous. Une solution qui n'est pas mauvaise pour concilier ces deux impératifs est, dans les premières 24 heures, de plonger les graines dans un bain continuellement aéré avec une pompe d'aquarium ou tout simplement avec de l'eau courante. D'ailleurs, si on veut se placer dans une démarche expérimentale on peut tester les deux besoins essentiels pour la germination en place des expériences avec ou sans eau ou oxygène.

Cotylédons et albumen Oui

Pour répondre, je prendrais, le chapitre introductif sur l'albumen des plantes dans Wikipédia car il résume clairement les faits. Je l'assortirais de quelques commentaires. "L'albumen est un type de tissu de réserves nutritives de la graine chez les angiospermes (plantes à fleur). Lors de la double fécondation, caractéristique des angiospermes, un des anthérozoïdes (gamète mâle) fusionne avec les deux noyaux polaires contenus dans le sac embryonnaire (l'albumen est donc polyploïde), tandis que le deuxième anthérozoïde féconde l'oosphère, le gamète femelle végétal, pour former l'embryon.

Si les réserves (protéiques, lipidiques et glucidiques) sont stockées dans l'albumen, alors il est volumineux et les cotylédons (ébauches foliaires) sont très minces : on dit que la graine est albuminée (cas du ricin).

Si au contraire les réserves sont dans les cotylédons (cas du haricot), ou que la graine ne comporte pas du tout de réserves (cas de certaines orchidées), il n'y a plus d'albumen : on dit que la graine est « exalbuminée »". fin de citation.
Commentaire : l'albumen peut être considéré comme un deuxième embryon sauf qu'il est est 3n (2n venant de la femelle et 1n venant du mâle). Son rôle de réserve ne dépend pas du fait d'être mono ou dicotylédone, le ricine en est une mais c'est vrai que chez les céréales (monocotylédone) c'est l'albumen qui sert de réserve.

Besoins des végétaux en sels minéraux Oui

Les plantes comme les animaux sont constitués majoritairement des éléments C,H,O,N (carbone, hydrogène, oxygène et azote)et en plus faible quantité le
phosphore, le potassium (K)et lesoufre (P,K et S)avec en plus beaucoup d'éléments en petite ou très quantité (les oligoéléments) qui sont essentiellement des ions métalliques (Fe,Mn,Mg,Cu,Co etc.). CHO sont les éléments nécessaires pour former les glucides (CH2O)n. la particularité unique des végétaux est qu'ils peuvent synthétiser ces glucides directement à partir du CO2 et H2O grace à la photosynthèse. Tous les autres éléments sont fournis par le sol sous forme de sels minéraux, en particulier l'azote nécessaire pour la synthèse des protéines. L'azote est fourni de préférence sous forme de nitrate ou de sels d'ammonium. Deux autres éléments essentiels sont P fourni sous forme de phosphate et K sous forme de sel de potassium; de telle sorte que les engrais de base sont appelés NPK.Les oligoélements sont en général présents dans le sol ou sont présents sous forme d'impuretés dans les engrais. Les éléments minéraux peuvent aussi être fourni par un sol riche en matière organique qui a subi une décomposition complète (minéralisation). C'est ce qui se passe après un compostage.

le cerveau en maternelle Oui

Je voudrais attirer l'attention sur le fait que théorie du cerveau triunique où trois cerveaux distincts seraient apparus successivement au cours de l’évolution de l'espèce humaine : un cerveau reptilien, puis un cerveau paléomammalien (apparenté au cerveau limbique) et enfin un cerveau néomammalien (apparenté au néocortex) est complétement obsolète (https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_cerveau_triunique).
.
Depuis les années 2000 il est établi que les différentes régions du cerveau sont communes à tous les vertébrés et leur plan d'organisation est identique, la seule différence étant la taille relative des régions cérébrales. Voir la figure, "Les principales régions du cerveau" dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Cerveau#cite_note-purves-45.

germination Oui

Une plante toute désignée est l'Arabette (Arabidopsis thaliana)car c'est la plante modèle qui a permis de faire progresser la génétique végétale de façon considérable (c'est l'équivalent chez les animaux de la petite mouche des fruits, la drosophile). Elle a été choisie car elle se cultive très facilement et elle peut effectuer son cycle complet en environ un mois. Voir le site de Université de Paris 6 Jussieu pour les conseils de culture: http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/ATP/arabette.htm
Le seul problème pour un établissement scolaire est de se procurer les graines.Elle sont disponibles dans la plupart des laboratoires de Biologie végétale qui peut vous donner gracieusement sans problème. Si vous me donnez votre localisation, je peux vous donner des adresses de laboratoires à qui vous adresser. En cas de difficulté, je peux même m'en procurer pour vous. Jean-Louis.Prioul@u-psud.fr

quelles différences entre une graine et un bulbe? Oui

Pour compléter les définitions précédentes et résumer les points essentiels. Un bulbe contient un bourgeon entouré de feuilles modifiés attachées à un tige très courte. C'est à partir de ce bourgeon que vont apparaitre de nouvelles feuilles qui vont former la partie aérienne de la plante tandis qu'à la base de la tige vont se former les racines. Dans une graine, l'embryon est une toute petite plante complète avec racine, tige (minuscule), bourgeon et feuille. Bulbes et graines ont en commun la présence de réserves abondantes qui vont permettre à la plante de passer l'hiver ou la saison défavorable pendant laquelle il n'y pas de photosynthèse et de redémarrer à la belle saison. Comme une seule plante produit en général plusieurs graines ou bulbes c'est aussi le moyen de se multiplier. De façon, conforme (identique à elle même)pour les bulbes, c'est la reproduction végétative ou en recombinant les caractères des deux parents dans le cas des graines, c'est la reproduction sexuée.De ce point de vue, on peut comparer les bulbes et les tubercules (pomme de terre par ex.), deux exemples de reproduction végétative. La différence c'est l'endroit où se situent les réserves, dans la tige pour la pomme de terre, dans les feuilles pour les bulbes.

Germination cycle 1 Oui

Pour compléter la réponse précédente et répondre plus précisément à question : les plantes peuvent-elles développer des fleurs directement à partir de graines sans passer par le stade feuille?.
La réponse est non pour les raisons qui ont été exposée c'est-à-dire le besoin d'énergie pour la construction de la l'appareil floral, les réserves séminales étant insuffisantes. Il existe néanmoins des cas où il y a apparition de fleurs sur des végétaux, avant les feuilles. C'est le cas chez certains arbres ou arbustes au printemps, le Forsythia et l'arbre de Judé sont les plus communs. C'est vrai aussi pour quelques plantes parasites non chlorophylliennes comme la Lathrée clandestine, très jolie fleur bleue sur le bord des ruisseaux. Mais dans un cas comme dans l'autre les réserves nécessaires sont abondantes, la moelle du tronc pour les ligneux et la sève de la plante hôte pour les parasites.

germination des plantes au cycle 2 Oui

La grande majorité des plantes ne nécessite pas lumière pour germer, celles qui en ont besoin sont même des exceptions (certaines variétés de laitue par exemple). Les trois facteurs essentiels pour la germination sont : l'eau, la température et l'oxygène. Si vous voulez néanmoins tester l'effet éventuel de la lumière, autant le faire à la température ambiante en ayant deux lots de graines posées sur un papier kleenex humide dans un pot non-étanche (besoin d'oxygène)l'un transparent et l'autre entouré d'un papier d'aluminium (il ne faut faire varier qu'un facteur à la fois). Attention à l'excès d'eau : l'oxygène est peu soluble et peu diffusible dans l'eau; des graines totalement immergées se trouvent rapidement en anoxie et ne peuvent pas germercorrectement. C'est même une expérience que l'on peut faire pour suggérer le besoin d'oxygène.

transpiration des plantes Oui

Attention, il y a un problème de vocabulaire. Les mécanismes de transpiration chez les plantes et chez les humains sont très différents, par conséquent le mot transpiration n'a pas le même sens dans les deux cas. Seul le résultat final est le même, c'est le refroidissement de l'organisme. Ce qui se rapproche en apparence le plus de la transpiration humaine est appelé exsudation chez les plantes (apparition de gouttes d'eau au bout des feuilles en fin de nuit) mais elle n'a pas de fonction de régulation thermique. Cela n'a rien à voir avec la transpiration végétale qui est une perte de vapeur d'eau (gaz invisible) par de petits orifices situés à la surface des feuilles. Ces petits orifices et les cellules spécialisées qui les entourent sont appelés stomates qui peuvent s'ouvrir et se fermer. Ils s'ouvrent à la lumière et permettent l'entrée du CO2 (=gaz carbonique=dioxyde de carbone)nécessaire à la photosynthèse; ils se ferment à l'obscurité ce qui limite les pertes d'eau. Cet aspect est très important car au moment où les stomates sont ouverts les plantes perdent 500 g (1/2 l)d'eau pour 1 g de CO2 fixé (c'est le carbone du CO2 qui permet la croissance de la plante). Donc si elle veulent économiser l'eau les plantes ont le choix entre "mourir de faim ou mourir de soif".
Venons en aux expériences possibles et à la réponse aux questions.
1) transpiration:
La vapeur d'eau étant invisible, on peut la mettre en évidence par condensation en eau liquide. Une expérience historique est de mettre une plante sous une cloche ou dans un sac en plastique et de l'éclairer. On voit apparaitre une condensation sur les parois de l'enveloppe après une durée qui dépend de l'intensité de l'éclairement. A titre de témoin on peut mettre une plante identique à l'obscurité. Par souci de rigueur, le pot et la surface de la terre doivent être recouverts d'un plastique (ou de papier d'aluminium)pour éliminer la contribution de la terre à l'évaporation. Cette eau de condensation est pure mais elle peut sans doute avoir une odeur ou même peut-être un goût dû à la dissolution de certaines molécules odoriférantes propres à l'espèce. Cela doit être vrai pour les géraniums qui sont riches en composés volatiles.
La transpiration peut aussi être quantifiée en mettant simplement un pot sur une balance à la lumière. On voit très rapidement la perte de masse qui est proportionnelle à l'éclairement et très faible à l'obscurité.

2)l'exsudation est un phénomène peu étudié et dû à d'autres mécanismes que la transpiration. Elle se produit souvent au niveau de structures spéciales situées à la pointe des feuilles. On peut l’interpréter comme une réponse à la surpression de l'eau dans la plante. En effet, pendant toute la nuit la plante se recharge en eau à partir de l'eau extraite du sol par les racines. Ce mécanisme permet d'augmenter la pression de l'eau dans la plante donc l'étalement des feuilles, le redressement du port qui sont nécessaires pour que la photosynthèse soit optimale. Si la pression devient excessive, il y a exsudation. La composition chimique des exsudats est très proche de celle de la sève brute, c'est-à-dire qu'elle contient des sels minéraux très dilués (nitrates, phosphate, sulfate, potassium...)sans toxicité particulière. La présence de produits organiques n'a pas été rapportée mais là encore, la présence de certaines molécules odoriférantes n'est pas impossible, d'autant qu'au moment du prélèvement on peut toucher les poils glanduleux qui contiennent précisément ces substances. Il ne serait pas prudent de le faire goûter par des élèves. De toute façon les quantités sont très faibles.

Au cours des saisons Oui

Je confirme les commentaires de mes deux collègues en insistant sur le fait que votre expérimentation est biaisé dans la mesure où elle ne permet pas de répondre à la question qui résulte de la bonne observation des élèves : diminution de photopériode et de la température. En effet, vous ne diminuez pas la durée du jour mais l'éclairement ce qui n'est pas du tout la même chose car les plantes possèdent des récepteurs lumineux pour l'un et l'autre (en gros, le phytochrome dans le premier cas et les chlorophylles dans le second). Par ailleurs, en comparant, à des stades différents, une plante herbacée (sans lignine) et une plante ligneuse (avec un tronc, pour simplifier )dont les physiologies sont très différentes en réponse au froid et à la photopériode vous vous mettez dans une situation où vous ne pourrez pas conclure (trop de variables à la fois, il n'en faut qu'une!).
Alors que faire avec les données que vous avez acquises sur la lentille? Les conclusions que vous avez tiré sont correctes : il faut de la chaleur pour germer et pour croître, et de la lumière pour obtenir de la chlorophylle. Mais faire dire aux élèves que l'on explique ni la chute des feuilles ni l'apparition des couleurs rouges ou jaunes. Ensuite les faire réfléchir sur ce qui ne va pas dans le protocole adopté; c'est très formateur pour une initiation à l'approche scientifique. La critique des expériences qui ne marchent pas est très intéressante pour progresser et pour bâtir celles qui marchent.
Une vérification que pourrait être intéressante serait de mettre les lentilles avec des feuilles vertes au froid. Chez certaines plantes, comme le maïs, mais je ne sais pas pour le lentille, le froid provoque la synthèse d'anthocyanes qui donnent une coloration rouge. Cela répondrait à seulement une partie de la question car les feuilles ne tombent pas. Dans le cas du maïs on peut mimer le phénomène à la température ambiante en coupant la feuille en la mettant à tremper dans une solution sucrée ce qui relance le débat et suggère que c'est l'arrêt de l'exportation des sucres produits par la photosynthèse et non l'arrêt de la photosynthèse qui provoque la coloration rouge. Pour la coloration jaune (caroténoïdes) c'est une autre histoire car c'est liè à la disparition des chlorophylles. Vous voyez que la chute des feuilles est un phénomène de développement complexe qui n' arien à voir à ce qui se passe pendant la croissance. C'est plutôt similaire à ce qui se passe dans les fruits qui murissent.

comment se procurer un ensemble coeur poumons d'agneau à disséquer en classe ? Oui

Je partage les réticences de Bertrand Bed'Hom. Mon épouse ex-professeur de Lycée qui a présenté, en seconde, des ensembles coeur-poumon d'agneau (commandés chez un tripier)me fait part du dégoût provoqué sur les élèves. Elle me signale aussi que du point de vue pratique, l'ensemble est très encombrant; il ne tient pas dans une cuvette à dissection, il faut le placer directement sur une paillasse.
Une solution moins gore est d'utiliser un écorché (beaucoup de collèges ou lycées en possèdent et peuvent le prêter). On peut compléter en achetant un bout de poumon et montrer en pressant dessus dans l'eau qu'il en sort des bulles.

Botanique pollinisation, fécondation Oui

Au sujet de la question 4 au sujet des problèmes de compatibilité pollen-stigmate, je trouve les réponses suivantes sur le site http://www.agrimaroc.net/bul166.htm .

La pollinisation des arbres fruitiers dont j'extrais le §2

2- Rosacées à noyaux
a- Cerisier
La grande majorité des variétés de cerises douces sont auto-incompatibles. L’association de variétés est nécessaire pour la pollinisation. Certaines associations comme Van et Early Van Compact, Summit et Canada Giantt Sumgita sont inter-incompatibles.

L’autofertilité existe chez certains cultivars comme Lapins, Sunburst, Sweetheart, Sumtare, Celeste, Sumpaca, Sumesi, Sumleta, Glacier et leur utilisation en verger monovariétale n’est pas limitante. Cependant, même dans le cas de cultivars autofertiles, la présence d’insectes vecteurs (abeilles principalement) reste indispensable car le pollen est trop lourd pour être transporté par le vent.

b- Amandier
L’amandier est une espèce, à l’origine, auto-incompatible et l’association de plusieurs variétés ayant les mêmes époques de floraison est nécessaire pour la fructification. Les variétés standards comme Marcona, Fournat de Breznaud, Ferragnès et Ferraduel sont auto-incompatibles et sont toujours associées dans un même verger pour la pollinisation. Une répartition de 1 rangée (variété pollinisatrice) sur 2 (variété de fond) constitue un dispositif adéquat pour optimiser la pollinisation.

Les nouvelles variétés comme Madaline, Laurane et Tuono, proposées à la culture, sont autofertiles et fructifient en verger monovariétal. Cependant leur association avec d’autres variétés est souhaitable pour un complément de pollinisation.

c- Pêcher et Abricotier
Le pêcher est en général autocompatible à l’exception de certaines variétés qui sont mâle stériles comme J. H. Hale.

Pour l’abricotier, bien qu’il est autofertile, plusieurs variétés sont rapportées être auto-incompatibles. Parmi 123 variétés et sélections d’origine européenne et américaine testées, 58% se sont révélées autocompatibles. Cette situation découle d’un important brassage génétique qui fait appel à des génotypes de différentes origines géographiques. La variété Canino qui est la plus répandue en culture est autocompatible. De même, l’abricotier local en culture est également autofertile.

La pollinisation chez ces deux espèces ne pose pas donc de problème.

d- Prunier
Si la variété de séchage Stanley est autofertile, les variétés de table Angelino et Black Amber sont partiellement auto-compatibles. Elles doivent être associées à la variété Friar qui est elle-même autostérile.

Besoin en eau de la plante Oui

Il y a une erreur d'interprétation dans l'expérience sur la circulation de l'eau colorée dans le céleri car la capillarité ne peut jouer un rôle que sur les courtes distances. (La hauteur dépend du diamètre des tubes conducteurs de sève brute de sèves). Une preuve expérimentale est d'ailleurs donnée car il y a un effet de la température ce qui ne serait pas le cas si les forces de capillarité étaient majoritairement impliquées.La démarche et les interprétations beaucoup plus prudente de la séquence: <http://lamap.inrp.fr/index.php?Page_Id=6&Element_Id=44&DomainScienceType... ype_Id=9> sont plus correctes. En effet l'eau rentre dans la plante par succion parce que la concentration de l'eau y est plus faible qu'à l'extérieur (l'eau y est plus pure). Cela explique pourquoi l'eau rentre plus vite quand la plante desséchée (l'analogie avec une éponge bien qu'approximative permet de faire comprendre le phénomène). Cependant cette entrée d'eau n'explique pas la montée de l'eau de la tige vers les feuilles. Dans cas une force supplémentaire est mise en jeu, c'est l'appel d'eau due à la transpiration par les feuilles. L'air étant beaucoup plus sec que la sève, l'eau s'échappe par de petits orifices, les stomates qui laissent sortir l'eau qui se transforme en vapeur et permettent l'entrée du CO2 nécessaire à la photosynthèse. Un moyen expérimental facile pour le suggérer est simplement de comparer la montée du colorant dans un branche de céleri mise à la lumière ou à l'obscurité. En effet, les stomates s'ouvrent à la lumière et se ferment à l'obscurité. Attention toutefois, à ne pas travailler avec une branche préalablement desséchée car les stomates se ferment aussi en cas de sécheresse.

Pousse des jacinthes Oui

Un bulbe de jacinthe est composé d'un grand tissu de réserve qui renferme un bourgeon à l'état embryonnaire et des boutons floraux. La base du bulbe appelée plateau est une tige très étalée et peu épaisse d'où va partir les racines. Pour montrer tout cela aux élèves il suffit de faire des coupes transversales dans le bulbe. Vous pourrez ainsi voir la nature des organes de réserves, c'est-à-dire des feuilles charnues, si je me souviens bien. Vous pouvez aussi montrer les similitudes et les différences avec un oignon. Les matières de réserve qui seront utilisées lors de son développement ont été accumulées l'année précédente grâce à la photosynthèse  des feuilles. Le bulbe est un forme résistance de la plante aux rigueurs de l'hiver. C'est aussi une forme reproduction végétative (sans passage par les graines).

Jean-Louis Prioul
 

Les fruits, les légumes ou les champignons ... peut-on les considérer comme des êtres vivants ? Oui

La façon la plus simple, et à la portée d'éléves de CP, pour définir un être vivant, est sans doute de dire que c'est une entité capable de croître, se développer et se reproduire.

Dans les exemples choisis, il est facile de montrer que les fruits contiennent des graines qui vont permettre la reproduction. C'est moins évident pour la plupart des légumes et pour les champignons mais dans les deux cas, il n'y a pas doute qu'il n'apparaissent pas tout d'un coup mais qu'il sont d'abord petits ou très petits et qu'ils se développent ensuite.

Pour bien faire comprendre les différences on peut prendre des exemples dans le monde minéral, les pierres, le sel etc...

Jean-Louis Prioul

La reproduction des plantes Oui

La première notion à dégager est la distinction qui est essentielle entre reproduction sexuée et reproduction végétative. Il n'y a donc pas " trois reproductions ", mais deux. Les greffes, les bulbes, les tubercules (pommes de terre), etc. produisent des reproductions dites conformes, c'est-à-dire que les génomes n'est pas modifié (au moins théoriquement) donc tous les produits sont des clones. On dit aussi que c'est une reproduction clonale avec tous les avantages (vente de produits identiques), mais aussi les inconvénients (une maladie qui attaque spécifiquement ce clone va tous les affectés donc perte totale! plusieurs exemples graves existent).

 

Une graine est le produit d'une fécondation des organes femelles (ovules, situées dans les carpelles) par les gamètes males (pollen produit par les étamines). Il y a donc combinaison des génomes des parents si bien que l'individu est différent de ses parents. Il en a combiné les qualités, mais aussi les défauts! Les seuls individus identiques sont les jumeaux vrais (issus du même oeuf).

 

La reproduction des végétaux possède une particularité qui la différencie des animaux, car il y a une double fécondation. Le pollen qui germe sur les stigmates produit un tube qui arrive jusqu'à l'ovaire et libère deux noyaux (équivalents à deux spermatozoïdes). L'un des deux féconde l'ovule qui va donner naissance à l'embryon (2n) et l'autre féconde deux noyaux situés au milieu du sac embryonnaire pour donner naissance à un tissu triploïde, l'albumen. Cette distinction est importante chez les céréales, par exemple, car c'est l'albumen qui va emmagasiner les réserves qui vont servir à l'embryon pour se développer au moment de la germination. En passant ces réserves vont aussi servir à nourrir l'homme (farine) et les animaux.

Chez d'autres plantes, dans  beaucoup de dicotylédones (pois, haricot, fève, etc..), les réserves sont, au contraire, accumulées dans les cotylédons et l'albumen régresse au point d'être invisible à la récolte.

Dans l'un ou l'autre cas, le caractère commun essentiel est la présence de réserves qui vont permettre à l'embryon de se transformer en une plantule (si on sort l'embryon de la graine et qu'on le met dans l'eau, il meurt faute d'éléments nutritifs).

Maintenant que faut-il pour obtenir une germination, pourquoi de l'eau, du coton ou de la terre, etc..?

 

Il faut d'abord comprendre que la graine est un organe (en fait une plante) en vie ralentie, c'est une forme de résistance aux conditions climatiques très défavorables telles qu'on les rencontre l'hiver (froid, sécheresse), mais aussi aux différents prédateurs (champignons pathogènes, et autres microbes). Pour réaliser cet objectif, il faut atteindre un niveau de dessèchement très important, de l'ordre de 10-15 % d'eau comparée aux 90% d'eau d'une feuille (ce mode conservation est utilisé par l'homme, cf. jambon sec, légumes lyophilisés, etc.).

Dans ces conditions, pour faire repartir la vie il faut apporter de l'eau. Il est facile de montrer en pesant des graines avant et après imbibition 24 heures l'énorme prise de poids. Ce phénomène est purement physique, il se produit même si les embryons sont morts (il suffit de traiter préalablement par la chaleur). Simultanément, il faut de l'oxygène pour que la respiration puisse démarrer et apporter l'énergie nécessaire au développement de l'embryon, mais c'est là qu'un conflit se produit entre besoin en eau et oxygène. En effet, l'oxygène est très peu soluble dans l'eau donc des graines plongées dans l'eau se trouvent très rapidement asphyxiées si on ne l'agite ou que l'on n'introduit pas de l'air avec un bulleur de type aquarium (faire une expérience avec ou sans bulleur). L'autre solution est simplement de poser les graines sur une surface humide en contact avec l'air. Le coton est donc une bonne solution à condition de rester bien humide (mettre dans une boîte non hermétique). La terre est évidemment un bon compromis si elle est suffisamment humide et granuleuse (pour faire rentrer l'oxygène). Si on utilise un pot il faut donc avoir un trou au fond pour l'excès d'eau s'écoule bien après arrosage (ne pas laisser de l'eau dans une soucoupe).

Après l'eau et l'oxygène, le troisième facteur indispensable à respecter est la température. En effet, le fonctionnement métabolique (la respiration, les synthèses) met en jeu des enzymes dont la vitesse de réaction dépend de la température. Là aussi il est facile faire des petites expériences en mettant les graines à germer à différentes températures de 0 à 30°C et de compter le nombre de jours pour voir apparaitre la radicule, moment qui marque la fin de la germination au sens strict.

Tous ces processus se font en absence de lumière (donc d'énergie exogène) grâce à la consommation des réserves de l'albumen ou des cotylédons que l'on peut mesurer en pesant la graine en cours de germination. Sa masse totale diminue, mais si l'on sépare les réserves de l'embryon, on mesure la croissance de l'embryon aux dépens des réserves. Si l'on continue les mesures jusqu'au moment où la plantule verdit on voit que la masse totale (graine + plantule) recommence à augmenter grâce à la photosynthèse.

 

 Pour revenir aux bulbes et tubercules, le même phénomène de transfert de masse se produit est les organes de réserve et la plantule en croissance et la même perte de masse en absence de photosynthèse. Pourquoi ne pas prendre simplement la pomme de terre (non traitée).

Donc reproduction et croissance des végétaux offre un large éventail de possibilités pour la démonstration expérimentale simple de notions de base sur ce qui est indispensable à la vie sur terre, en particulier, celle des animaux : eau, oxygène, température. La notion de cycle de vie avec mise en réserve pour les mauvais jours et utilisation ultérieure en conditions favorables ainsi que les notions d'autotrophie et d'hétérotrophie sont également faciles à illustrer (rien ne se perd, rien ne crée en absence d'apport externe)

En revanche, pour les systèmes de reproduction, on ne peut pas démontrer facilement le caractère conforme ou conforme et l'avantage de la reproduction sexuée en terme de production de la biodiversité. On peut cependant observer les différences et faire des analogies intéressantes avec ce qui se passe chez l'homme et les animaux.

Jean-Louis Prioul

Transformation de la chenille en papillon Oui

Avant de se transformer en papillon la chenille, passe par le stade nymphe qui est une forme immobile entourée ou non d'un cocon, selon le type de papillon.  Pour identifier le papillon à partir de la chenille, vous pouvez consulter le site http://www.papillon-poitou-charentes.org/-Identification-des-chenilles-..... La morphologie de la nymphe est très différente de celle de la chenille.On devine la forme de la tête du papillon et l'empreinte des ailes repliées, ... voir par exemple : google/nymphe et papillion/images.

L'observation des ces différentes transformations, dites métamorphoses, est effectivement quelque chose de très spectaculaire pour des enfants, en particulier la sortie du papillon de la nymphe avec le déploiement des ailes. Ces transformations sont bien décrites sur le livre pour les tous petits "La chenille qui fait des trous" de Eric Carle. Ce livre est disponible sur le site suivant: http://www.amazon.fr/chenille-qui-fait-trous/dp/2871424578/ref=sr_1_1?ie...

Comment grandissons-nous ? Oui

Bonjour, L'idée du carnet de santé est très bonne mais pour des raisons de confidentialité, il serait préférable de demander aux enfants de relever, à la maison, une taille et un poids par an. A partir de ces données on peut faire des courbes de croissance en classe. Pour montrer que c'est un phénomène continu, il est possible de leur demander de faire un repère chaque jour à la base de l'ongle et de mesurer les longueurs totales également tous les jours. Là encore on peut faire un graphique. Faire cela pendant 1 à 2 semaines. On démontre ainsi que la croissance se fait par la base. Faire l'analogie avec la croissance en longueur des os qui se fait à partir de zones spécifiques, les cartilages de conjugaison que l'on peut voir sur les radios de tête d'humérus ou de radius d'un enfant alors qu'ils ont disparu chez l'adulte. Evelyne Prioul

Appel à projet pour la collection numérique Enquêtes de sciences lancée par le SCEREN Oui

A propos de la collection "Enquêtes de Sciences", je m'étonne de ne pas trouver les plantes dans les thèmes retenus. Sans les plantes notre existence sur terre serait très sérieusement compromise si ce n'est annihilée! JL Prioul, Professeur Emérite de Biologie et Physiologie Végétales, Université de Paris-Sud Orsay