Ma maison, ma planète et moi, quelques suggestions

Pour information et discussion, voici (sans les tous détails pratiques, qui peuvent être évidemment communiqués) le déroulement des séquences 2 et 3 du module ʺMa maison, ma planète et moiʺ. J’ai proposé au professeur des modifications que je décris ci-dessous, et j'inclus quelques commentaires sur le déroulement en classe.

Nicole Bontemps, physicienne nicolesbontemps@free.fr

Séquence 2

2 – 1 : inégalité d’accès aux ressources
Cette séquence a été suivie, à quelques différences près : de façon à établir la correspondance entre la classe (29) et la population du globe, nous avons distribué le graphique représentant – sans unités- les populations des continents.
Pour guider la réflexion des enfants, un rectangle représentant la moitié de la population de l’Amérique du Sud – et qui en fait représente un élève- permettait, à ceux qui y penseraient, de ʺpaverʺ la barre représentative d’un continent, et donc de trouver le nombre d’élèves représentant chaque continent. Un ou deux élèves y ont pensé, mais en général, il a fallu néanmoins les aider. l’explication s’avère assez accessible.
Nous avons fait de même pour les ressources.
Plutôt que des chaises, nous avons choisi de représenter les richesses par des bonbons. Le sens de la répartition équitable est alors tout à fait spontané.
Plutôt que le dessin des pompes, nous avons représenté la quantité de gaz à effet de serre–rebaptisés ʺpollutionʺ, parce que nous n’avons pas voulu expliquer ce que sont les gaz à effet de serre- par un dessin de petite voiture. C’est plus parlant, mais dans le contexte de l’habitat, ce n’est pas très bon.

2-2 : cycle de vie des matériaux de construction
Dans cette séance, nous avons passé beaucoup de temps sur le vocabulaire. Deux exemples : - écosystème forestier, gaz à effet de serre - vocabulaire que je trouve inutile. - coffrage, aggloméré - les enfants ne relient pas à l’explication dans la fiche.
De façon générale, la séance m’a semblé un peu trop technique et compliquée. Elle prend sans doute mieux son sens si l’on fait la séance 2-3 (Construisons avec différents matériaux) qui n’a pas été faite pour le moment (les locaux sont modérément adaptés).

Séquence 3 : l’énergie dans l’habitat

Nous n’avions pas de soleil, et comme expliqué ci-dessous, faire ʺdécouvrirʺ comment est conçu un chauffe-eau solaire n’est pas faisable à mon avis avec une lampe à incandescence. Une expérience unique (la laine) pour découvrir la notion d’isolation thermique nous a semblé un peu insuffisante. Nous avons modifié le déroulement de cette séquence de la façon suivante.

3-1 : Chauffer de l’eau avec de la ʺlumièreʺ.
Il est possible de découvrir que la lumière chauffe l’eau, ce que les enfants ont vu avec la lampe. En revanche, on ne peut montrer que le noir absorbe plus de lumière que l’eau (une lampe à incandescence émet surtout du rayonnement infrarouge, dont l’effet est à peu près le même avec du noir ou de l’eau).
Afin de poursuivre dans la découverte de la lumière pour chauffer, nous avons demandé aux enfants comment collecter le plus de lumière possible. Ils ont pu constater qu’un cylindre tapissé de papier d’aluminium, qui piège la lumière de la lampe sans l’absorber, permet de chauffer l’eau beaucoup plus efficacement. Ceci renvoie à l’énergie solaire thermique à l’échelle industrielle. Dans un compte-rendu libre rédigé immédiatement après la séance, les enfants ont bien décrit les phénomènes et certains ont expliqué correctement leurs observations.

3 – 2 : Qu’est-ce qu’un isolant thermique.
Dans un premier temps, nous avons proposé aux enfants de mesurer le refroidissement ou le réchauffement de flacons remplis d’une quantité donnée d’eau chaude ou froide, entourée de divers isolants (plastique à bulles, carton aéré d’emballage, polystyrène) ou conducteur (aluminium) (séance analogue à la séance 3-1 du module en ligne) : les enfants ont constaté que le polystyrène et le carton aéré sont des isolants thermiques (durée des mesures ½ heure).
Nous leur avons proposé dans un deuxième temps de construire une petite maisonnette (découpage très simple d’une demi-boîte de sucre en poudre) ; ils ont comparé une maison isolée avec du carton aéré avec une maison témoin non isolée. Ils ont pu ainsi constater que la maison isolée, dans laquelle nous avions introduit un flacon fermé d’eau très chaude, se refroidissait moins vite que la maison non isolée (durée des mesures toutes les 5 minutes durant ½ heure). C’est une séance qui a très bien fonctionné : participation de tous les enfants, retranscription majoritairement correcte (12 binômes sur 15) des mesures, discussion collective des résultats.

Addons

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