Evaluation : Ma maison, ma planète... et moi !

À propos de l’évaluation

Le projet pédagogique touchant à sa fin, l’enseignant peut être amené à évaluer les connaissances et compétences de ses élèves. Nous l’alertons sur le fait qu’une évaluation des compétences (en termes de démarche d’investigation) ne peut pas se faire à l’aide d’un seul questionnaire final. L’activité des élèves tout au long du projet doit être prise en compte ; et le cahier d’expériences constitue un outil précieux dans le cadre d’une évaluation « formative ». Une telle évaluation ne sert pas à les juger, mais à les aider à se repérer dans leurs apprentissages pour mieux les accompagner dans leur progression.

Si néanmoins l’enseignant souhaite effectuer une évaluation « sommative », qui a pour but de vérifier la bonne acquisition de connaissances ou compétences et sanctionner cette acquisition par une note, nous proposons ici un outil destiné à l’aider dans cette tâche.

Les concepts-clés évalués sont les suivants :

  • Un habitat, pour être écologique, doit être :
    • économe en énergie ;
    • économe en eau ;
    • construit dans des matériaux à faible impact environnemental.
  • L’habitat collectif est plus économe en énergie, espace et matériaux que l’habitat individuel.
  • L’habitat écologique est habité par des personnes qui ont un comportement éco-responsable.

Mise en place de l’évaluation

Le protocole d’évaluation (fiche XVIII et fiche XIX) est photocopié et distribué à chaque élève. Les enfants disposent d’environ une heure pour répondre individuellement aux questions posées. L’enseignant les encourage à justifier au maximum leurs réponses.

Important !

Les élèves auront besoin, au cours de cette évaluation (question 5), du schéma qu’ils ont réalisé lors de la toute première séance du projet (« Dessine-moi le logement dans lequel tu aimerais habiter »). Ils devront compléter ce schéma en indiquant les modifications à apporter pour rendre le logement plus écologique. Nous conseillons de travailler sur une photocopie de ce schéma, afin de laisser l’original intact. Si ce schéma n’a pas été conservé, ou si les modifications à apporter sont trop nombreuses, ils peuvent repartir de zéro et redessiner un nouveau logement. La question devient alors : Dessine le logement dans lequel tu aimerais vivre quand tu seras adulte.

Nous conseillons de faire ensuite le travail de correction collectivement, afi n que cette évaluation puisse également servir de bilan du projet. Toutes les questions sont alors discutées collectivement, argumentées…

Réponses au questionnaire

Ici, nous donnons les réponses aux différentes questions posées, ainsi que quelques pistes pour leur interprétation.

Question 1

L’isolation a pour avantage, outre le confort apporté aux habitants, de permettre des économies d’énergie en hiver (limitation du besoin de chauffage), mais aussi en été (absence de climatisation).

Question 2

Les isolants thermiques cités peuvent être plus ou moins écologiques (laine de verre, laine de roche, chanvre, liège, fibre de bois, polystyrène, laine de mouton, plume de canard…). Ce qui importe ici, c’est avant tout leur caractère isolant. La seconde partie de la question permet d’évaluer une compétence liée à la démarche d’investigation : être capable de proposer un dispositif expérimental permettant de répondre à une question posée (Ce matériau est-il un isolant ?). Le dispositif peut être inspiré des expériences réalisées au début de la séquence 3. On veillera à ce qu’un seul paramètre varie, ainsi qu’à la présence d’un témoin.

Question 3

Ce qui distingue ces deux propositions, c’est leur compacité. L'habitat collectif, plus compact, offre une surface de contact avec l’extérieur bien plus réduite que l’habitat individuel, limitant ainsi les déperditions de chaleur (en hiver)… ou le réchauffement excessif (en été). Ainsi, l'habitat collectif est-il plus économe en énergie.

Question 4

Ce qui distingue ces deux familles, c’est non seulement l’équipement de la maison (récupération des eaux de pluie et filtration des eaux usées dans un cas, utilisation systématique de l’eau potable et absence de traitement des eaux usées dans l’autre), mais aussi le comportement des individus : la douche utilise moins d’eau que le bain, par exemple. Sur la figure de droite, on remarque certaines pollutions (pesticides dans le jardin, peintures ou solvants dans le grenier).

Question 5

Cette question est sans doute la plus « riche »… et la plus difficile, dans le sens où elle permet à l’enfant de réinvestir tout ce qui a été abordé au cours du projet. Cet habitat est-il individuel ou collectif ? Comment est-il orienté ? En quoi est-il construit ? Est-il isolé ? Présente-il un dispositif de récupération des eaux de pluie ? Présente-t-il un système de chauffage ou de ventilation permettant des économies d’énergie (chauffe-eau solaire, puits canadien, etc.) ? Cet habitat est-il très consommateur en eau (piscine…) ?

Question 6

Cette question permet de resituer l’adéquation entre l’habitat et le lieu de vie dans un contexte différent. Si le logement est isolé, alors il est adapté aussi bien aux climats chauds que froids. En revanche, on ne cherchera pas, ici, à orienter l’habitat au soleil, afin de ne pas subir de trop fortes chaleurs. Dans ce contexte, les économies en eau sont encore plus importantes. Enfin, le choix du matériau de construction devra refléter les pratiques constructives traditionnelles (terre crue, bois…).

Prolongement multimédia

l'eau dans l'habitat

La main à la pâte et la Cité des sciences ont réalisé un quizz qui peut également servir à évaluer les connaissances acquises par les enfants tout au long du projet. Dix questions sont tirées au hasard et abordent les différentes thématiques étudiées : histoire et diversité de l’habitat, matériaux, énergie, santé, eau… Cette animation est disponible, avec d’autres, dans l'espace élève de ce site.


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Partenaires du projet

Fondation La main à la pâte Ministère du développement durable ADEME CASDEN Universcience Fondation des Treilles Editions Le Pommier