Aux confins de l'espace

Séquence 1 : Aux confins de l'espace


Savoir-faire : Savoir-faire : Faire la différence entre connaissance et fiction.
Niveau 3 : Faire attention à la provenance d’une information.
2 activités

CE QUE VOUS ALLEZ TROUVER DANS CETTE SÉQUENCE :

  • Des activités de : Français, Sciences (Physique ou autre, en raison du choix de documentation effectué par l’enseignant)
  • Des activités de type : Jeu de Quiz
  • Des activités sur le thème de : Analyse des sources d’information, Fiction, Science-fiction, Information scientifique, Média
     

Activité 1 : L’amnésie des sources

Objectif : Constater la difficulté d’identifier, dans un souvenir donné, sa source originale et réfléchir aux conséquences de cette amnésie aux sources
  • Résumé : Les élèves visionnent deux documents vidéo : un extrait de film de fiction et un documentaire scientifique. Les deux contiennent des informations concernant un thème commun. Après un certain temps (une semaine) on propose aux élèves des affirmations issues de l’une et de l’autre source. On vérifie si les élèves sont capables d’attribuer chaque affirmation à sa source.
  • Matériel : Documents fournis. Vidéos suggérées (extraits de film + documentaire) ou autre support choisi par l’enseignant ; Système de collection de réponses rapide et anonyme (optionnel).
  • Notions mobilisées : Physique : Mouvement et interaction ; Décrire l’organisation de la matière dans l’Univers.
  • Compétences mobilisées : Physique : Identifier des questions de nature scientifique.
    EMI : Distinguer les sources d’information, s’interroger sur la validité et la fiabilité d’une information et son degré de pertinence ; Distinguer une information. scientifique vulgarisée d’une information non scientifique.
  • Production : Optionnelle : Cartes-faits concernant exploration spatiale et lois physiques.
  • Durée : 2 heures environ (une séance pour le visionnage / lecture de textes et séance pour l’activité à proprement parler ; au moins une semaine s’écoule entre les deux).
Message à emporter
Bien que distinguer un document de science et de science-fiction soit souvent facile, nos souvenirs peuvent nous tromper. Parfois nous retenons une information mais nous ne nous souvenons pas nécessairement quand et comment nous l’avons acquise. Sans l’information concernant la source, nous pouvons être amenés à ne plus distinguer entre un fait scientifique établi ou une avancée technologique réelle, et des éléments issus de sources de fiction ou de rumeurs.

Clés pour la mise en œuvre

Le déroulé proposé se base sur des documents ayant trait à l’exploration spatiale et aux conditions physiques et de vie dans l’espace. On propose à titre d’exemple le visionnage d’un extrait du film Gravity (Cuarron, 2013) et du documentaire Gravité zéro-Mission dans l’espace (Gerst, 2014). Le documentaire est produit par Arte et le site Web de la chaîne met à disposition des infographies concernant la mission décrite dans le documentaire, ainsi que l’histoire et le fonctionnement de la Station Spatiale Internationale.

Lorsqu’il montre aux élèves les vidéos, l’enseignant précise clairement laquelle des deux est un film et laquelle est un documentaire. L’enseignant peut ne montrer qu’un court extrait et demander aux élèves de voir la suite en dehors de la classe mais en veillant à regarder la totalité des deux vidéos. Les affirmations que nous avons choisies impliquent de visionner les 35 premières minutes des deux documents vidéo. L’enseignant ajustera les questions en fonction des extraits projetés.

L’enseignant pourra faire le choix d’un autre thème tout en s’inspirant du déroulé proposé. Le choix portera sur des thèmes qui prêtent particulièrement à confusion (entre avancées scientifiques ou technologiques réelles, d’un côté, et prétendues découvertes ou inventions qui relèvent de la science-fiction, de l’autre). De même, on pourra remplacer le visionnage d’extraits vidéo par la consultation de deux sites web ou la lecture de deux textes.

Attention ! La mise en œuvre de l’activité nécessite une certaine anticipation : au moins une semaine s’écoule entre le visionnage/lecture et l’activité à proprement parler.

Déroulé possible de l’activité

Contexte : Il nous arrive souvent d’entendre parler d’un même sujet au travers de sources de nature très différente. Sommes-nous capables de faire le tri ? Les élèves ont visionné deux extraits de vidéo : un documentaire et un film. Les deux portent sur un même thème, en l’occurrence la gravité.

Objectif : Mener une réflexion sur la difficulté de se remémorer la source précise d’une affirmation et sur le risque de confondre des éléments de nature différente

Organisation : En grand groupe

Matériel : Feuille de Quiz (répondre directement sur la feuille)

Règles : L’activité se déroule sur deux séances séparées. Au moins une semaine s’écoule entre les deux. Au cours de la première séance, les élèves prennent connaissance des documents proposés (extraits d’un film de science fiction et d’un documentaire). Ils ne sont pas prévenus de la raison pour laquelle ce visionnage est proposé.

Au cours de la deuxième séance, ils participent à un Quiz. Les points sont comptés. Les élèves qui ont su reconnaître le plus souvent la source des affirmations présentes remportent le défi.

L’enseignant explique : « Vous allez avoir 5 minutes pour répondre à un Quiz. Le Quiz comporte 20 affirmations concernant l’exploration spatiale, les lois physiques relatives à la gravité et au mouvement, la vie dans l’espace. Chaque affirmation fait référence à une information fournie par le film ou par le documentaire. Vous répondrez rapidement. Il s’agit de cocher la case S si on pense que l’affirmation est tirée ou fait référence à une information issue du documentaire, SF si on pense que la source de l’affirmation est le film de science-fiction. »

  • L’enseignant présente aux élèves le contexte et l’objectif de l’activité.
  • L’enseignant distribue aux élèves le Quiz. Il lit rapidement les affirmations et laisse les élèves travailler pendant 5 minutes.
  • L’enseignant réalise ensuite la correction du Quiz. Il calcule le nombre de réponses S/SF de la classe pour chaque affirmation. Il affiche les réponses au tableau pour vérifier si tout le monde est d’accord. Les réponses de la classe sont comparées avec celles correctes. On détermine le gagnant du défi. On établit ensuite le constat que, globalement, les élèves sont assez loin d’une réussite complète à cet exercice qui aurait pu sembler évident au premier abord.

Note : dans le quiz, toutes les affirmations avec des nombres impairs sont extraites du documentaire, celles avec des nombres pairs sont extraites du film.
Note : l’enseignant peut automatiser le processus de collecte des réponses en adoptant un système de vote rapide et anonyme.

Éléments de correction

  • Lorsque nous lisons une revue, un manuel scolaire ou regardons un film, nous n’avons typiquement aucune difficulté à savoir si la source a, ou pas, vocation à transmettre des connaissances ou à nous divertir. Cependant, après un certain temps, notre souvenir se dégrade, devient moins précis. Bien que nous nous rappelions le contenu de l’information, nous en avons perdu la source. D’autres fois, nous passons rapidement devant la télé ou d’un site web à un autre, sans faire vraiment attention à la source des informations qui nous arrivent. Des affirmations entendues dans le cadre d’une série télé, d’un film de fiction, d’un documentaire scientifique peuvent alors se mélanger dans notre esprit : nous en gardons pourtant le souvenir, sans pour autant l’attribuer à une source précise.
  • Les innovations technologiques et les découvertes scientifiques récentes se prêtent particulièrement à confusion : le clonage humain est-il une réalité ou relève-t-il plutôt de la science fiction ? La cryogénisation humaine fait partie plutôt de la science, de la science fiction ou d’une science encore à l’étude ? Et que dire de l’exploration martienne ?
  • Le phénomène de « l’amnésie des sources » n’est d’ailleurs pas limité à la distinction entre science et science-fiction et s’applique aussi bien à des situations de la vie de tous les jours. L’enseignant demande aux élèves des exemples issus de leur quotidien, pour vérifier qu’ils ont bien compris le problème et sont capables de le transposer. Par exemple, on peut se souvenir du contenu d’une blague, mais pas de celui qui nous l’a racontée ; on peut se souvenir d’une image, mais pas où nous l’avons vue… Bien sûr, cette amnésie n’a d’impact négatif que lorsqu’on risque de confondre une source d’information fiable avec une autre source.

Pour nourrir la discussion à l’issue de l’activité

  • La mise en commun débute par une discussion entre enseignant et élèves sur l’activité et les résultats du Quiz. Certaines des informations captées lors du visionnage du film et du documentaire se sont en quelque sorte mélangées dans nos esprits. L’enseignant accompagne les élèves dans leur réflexion autour des implications d’une telle « amnésie » sur notre esprit critique et sur les fausses connaissances que nous nous construisons dans certains domaines.
  • Pour terminer la discussion, l’enseignant demande aux élèves de proposer des stratégies pour intervenir sur ce phénomène. L’idée est de ne pas focaliser notre attention uniquement sur le contenu de l’information mais également sur la source de celle-ci. Plusieurs idées pourront émerger de la classe. Par exemple :
    • Des fois, pour se souvenir de la personne qui nous a raconté une information, nous nous efforçons de nous remémorer les conditions dans lesquelles nous l’avons entendue, ou d’autres indices qui nous aideraient de la même façon. Mais cela nécessite de prendre du temps.
    • Si nous savons que retenir la source d’une certaine information est important nous pouvons faire un effort actif pendant son acquisition : associer l’information avec un état émotionnel, un élément de la source facile à garder en mémoire : un visage, une image, un son, ou d’autres aspects perceptifs associés à l’information et à sa source (on peut remarquer que la voix qui donne l’information est étrangère, féminine).
    • Si nous avons une incertitude, il est préférable de la reconnaître et de la prendre en compte dans nos affirmations. De façon générale, le fait de prendre conscience des limites de notre mémoire permet de mieux s’en servir… mais également, d’accepter la possibilité que nous nous trompions parfois, sans le vouloir.
    • Réaliser notre incertitude peut nous motiver à réaliser une recherche sur Internet pour contrôler l’information et sa source. La recherche elle-même tout comme l’évaluation des sources nécessite d’autres stratégies qui feront l’objet des séquences suivantes.
  • L’enseignant pourra prolonger l’activité en demandant aux élèves de fabriquer des cartes-faits concernant l’exploration spatiale et les lois physiques rencontrées dans le cadre de l’activité (ou sur un autre thème choisi par l’enseignant). Chaque élève produit une carte et on obtient collectivement un ensemble de cartes-faits sur des faits scientifiques vérifiés. Chaque carte sera illustrée par une image et comportera au recto une question et au verso une réponse. Les cartes pourront ainsi être utilisées pour la mémorisation des faits inscrits. L’enseignant souligne que cette technique est particulièrement efficace pour mémoriser des informations (d’autant plus si on fabrique ses propres cartes). L’enseignant veille à ce que les faits rapportés soient corrects, que la source soit présente et aide les élèves à les corriger si besoin. La correction des cartes permet d’évaluer la compréhension par les élèves de la notion de « fait » issu d’une source scientifique. L’enseignant vérifie ainsi non seulement si les faits sont corrects mais développe également le réflexe d’associer une information à une source.

Note : en complément de l’activité, et avec l’aide du professeur documentaliste, l’enseignant pourra proposer des documents permettant d’approfondir les contenus scientifiques relatifs aux lois de la gravité, aux phénomènes liés à l’impesanteur, aux conditions de vie dans la Station Spatiale Internationale et plus généralement dans l’espace. Cette activité pourra nourrir la production de cartes-faits ultérieures.


Activité 2 : L’inattention aux sources

Objectif : Prendre conscience qu’il existe des cas où il est difficile de juger si une information relève de la science ou de la fiction, parce que la source est cachée ou qu’on n’y a pas prêté attention.
  • Résumé : Les élèves comparent plusieurs affirmations. Ils ne savent pas s’il s’agit d’informations extraites de sources documentaires ou de science-fiction, car ils n’ont pas accès à leur source. Ils classent les affirmations en se prononçant sur leur crédibilité scientifique, sur la base de leurs intuitions et de leurs connaissances personnelles. Ils vérifient ensuite leur classification en recherchant, sur Internet, les sources des documents fournis.
  • Matériel : Tableau fourni ; Accès Internet.
  • Notions mobilisées : Physique : Décrire l’organisation de la matière dans l’Univers.
  • Compétences mobilisées : Physique : Identifier des questions de nature scientifique. EMI : Distinguer les sources d’information, s’interroger sur la validité et la fiabilité d’une information et son degré de pertinence ; Distinguer une information scientifique vulgarisée d’une information non-scientifique.
  • Production : Tableau d’évaluation des affirmations complété ; Optionnelle : Cartes pour un jeu « Science ou science-fiction ? »
  • Durée : 1 heure environ.
Message à emporter
Nous faisons rarement attention à la source d’une information rapidement découverte à la télévision ou sur internet, soit parce que nous allons trop vite, soit parce que celle-ci n’est pas explicite. Certaines informations sont susceptibles de nous paraitre plus crédibles que d’autres parce qu’elles suscitent en nous une réaction émotionnelle, ou parce que nous ne possédons pas les connaissances nécessaires pour juger le contenu. Il est alors nécessaire de suspendre son jugement et de chercher des informations supplémentaires avant de considérer comme fiable l’information reçue.

Clés pour la mise en œuvre

Nous sommes soumis en permanence à des affirmations à caractère scientifique (ou d’apparence scientifique). Cependant, les sources de ces affirmations nous sont rarement connues. Or elles sont indispensables pour déterminer leur fiabilité.

Les affirmations présentées ici ont trait à l’exploration spatiale. Elles proviennent du site web « NASA. Science-fiction Science facts » et d’autres sites Web de vulgarisation scientifique (« ESA KIDS. Notre Univers » ; « ESA KIDS. La vie dans l’espace », voir les captures d’écran jointes). Ces sources (qui restent initialement cachées aux élèves) mélangent volontairement des informations fiables et non fiables.

Les affirmations fournies sont données à titre d’exemple. L’enseignant peut décider de choisir d’autres affirmations sur le même thème ou s’inspirer du déroulé proposé mais choisir un thème différent. Le choix portera sur des thèmes où une confusion peut s’installer dans nos esprits, entre avancées scientifiques ou technologiques réelles et prétendues découvertes qui relèvent de la science fiction.

C’est le cas notamment de certaines avancées scientifiques et technologiques comme le clonage, la fabrication d’organismes génétiquement modifiés, les virus destructeurs, ou certaines énergies alter­natives, face auxquelles nous pouvons entretenir des doutes : fait scien­tifique bien établi, science en cours ou fiction ?

Déroulé possible de l’activité

Contexte : Nous sommes confrontés à de nombreuses informations, parfois même sans que nous ayons eu à les chercher. Sur Internet ou à la télévision, on passe d’une information à l’autre en quelques clics. Parfois, une information reste dans notre esprit et nous n’avons pas prêté réellement attention à son origine. Sommes-nous toujours capables de distinguer entre vérité scientifique et information fictive ?

Objectif : Déterminer si certaines affirmations sont avérées ou fictives et comprendre les situations pour comprendre que certaines situations rendent difficiles ce jugement.

Organisation : Par petits groupes (4 élèves).

Matériel :
• Tableau « Science ou science-fiction ? ». Il contient 15 affirmations pouvant être classées en trois catégories : « C’est sûrement de la science », « C’est peut-être de la science », « C’est sûrement de la science-fiction ».

Règles : C’est un défi ! Il s’agit de déterminer si les affirmations du Tableau « Science ou science-fiction ? » relèvent de faits scientifiques ou de fiction, ou si on ne peut pas se prononcer. La source est cachée pour le moment. Il s’agit donc de juger de la crédibilité de ces affirmations en se basant exclusivement sur leur contenu et notre ressenti ! Qui saura reconnaître le plus grand nombre d’affirmations scientifiques, et les distinguer de celles qui relèvent plutôt de la science-fiction ? Chaque groupe d’élèves discute pour arriver à une position unique, puis coche les réponses dans le Tableau qui lui est fourni.
• Chaque affirmation correctement classée rapporte 3 points.
• Chaque erreur apporte 0 points.
• Les élèves peuvent avoir recours à l’option intermédiaire « C’est peut-être de la science » quand ils n’arrivent pas à se mettre d’accord ou quand ils sont en doute quant à la nature de l’affirmation. Cependant, ce choix ne fait gagner que 1 point.

L’enseignant explique : « Vous allez devoir juger des affirmations et, selon votre ressenti, déterminer si elles sont scientifiquement avérées ou non ! Ensuite vous vérifierez sur internet la fiabilité de vos intuitions ! »

  • L’enseignant présente aux élèves le contexte et l’objectif de l’activité.
  • L’enseignant résume les consignes et inscrit les trois catégories au tableau (« C’est sûrement de la science », « C’est peut-être de la science », « C’est sûrement de la science-fiction »). Il peut choisir une affirmation parmi celles composant le défi pour illustrer l’exercice.
  • L’enseignant laisse les groupes s’affronter dans le défi.
  • L’enseignant procède à la correction. Il révèle une à une les bonnes réponses et le groupe qui a le plus de points remporte le défi !
  • Alternativement, pour trouver les bonnes réponses, l'enseignant pourra demander à chaque groupe de vérifier un petit nombre d’affirmations (voire une seule affirmation par groupe) à l’aide de sources qu’il aura fournies (voir Clés pour la mise en œuvre). Il pourra lui-même fournir le reste des réponses et montrer les sources internet des affirmations vraies et fausses.

Note : s’il s’aperçoit que, sur les questions choisies il n’y a pas assez de débat, il en propose d’autres, plus susceptibles de faire émerger des positions différentes dans la classe. De même, certains mots de vocabulaire trop difficiles peuvent devenir gênants pour le déroulé de l’activité. L’enseignant modifiera les questions en tenant compte des difficultés de ses élèves.

Éléments de correction

  • Voici les réponses au défi :

Pour nourrir la discussion à l’issue de l’activité

  • La mise en commun débute par la correction finale du test, soit à partir des informations fournies par l’enseignant, soit à l’issue des recherches menées par les élèves. L’enseignant invite les élèves à donner leur sentiment sur la difficulté de l’exercice : il est en fait assez courant d’être confronté à des affirmations fausses qui ont l’apparence d’une vérité scientifique et à des affirmations scientifiques qui semblent sortir d’un film de science-fiction !
  • Pour rajouter à la confusion, nous sommes rarement attentifs aux sources des affirmations que l’on reçoit. Nous pouvons entendre une affirmation à la télévision ou sur internet ou même la découvrir dans un journal et ne pas chercher à savoir quelle est la source. Nous nous contentons du contenu de l’information sans prêter attention à la nature du document qui la donne. Il est vrai que, notamment sur Internet, la source est parfois cachée ou du moins peu apparente… Nous « tombons » ainsi facilement sur des informations sans rien savoir des sites sur lesquels elle apparaît.
  • L’enseignant invite les élèves à relire les affirmations sur lesquelles ils se sont trompés, et à s’interroger sur leurs caractéristiques. Certaines affirmations sont particulièrement à même de susciter le doute : parce qu’on manque de connaissances, parce qu’elles concernent un champ de recherche en mouvement, parce qu’elles motivent notre imaginaire ou simplement… parce qu’on a envie de les croire ! L’enseignant demande aux élèves de citer d’autres exemples d’affirmations à caractère scientifique pour lesquelles ils ne sont pas sûrs de savoir si elles correspondent à réalité, et pour lesquelles ils ne seraient pas capables de citer la source.
  • Puisqu’il est si facile de ne pas prêter attention à la source d’une information, il est évident que beaucoup de ce que l’on considère comme fiable ne l’est peut-être pas tant que cela. Ainsi, lorsqu’on ne sait plus quelle est la source d’une affirmation « scientifique » que nous avons en tête, il est prudent de vérifier si elle est véridique.
  • S’il n’a pas laissé les élèves chercher par eux-mêmes les réponses ou certaines des réponses pour la correction, l’enseignant peut conclure la séance en demandant : « Comment auriez-vous fait pour vérifier ces informations si les réponses correctes et les sources ne vous avaient pas été fournies ? » Il peut demander de focaliser l’attention sur une question en particulier, par exemple celle concernant l’existence de formes de vie en dehors de la Terre, une question qui, contrairement aux autres de la liste, se prête à être mise à jour par de nouvelles découvertes scientifiques. Ceci permet d’introduire la Séquence 2 concernant la recherche de sources fiables.
  • L’enseignant peut demander aux élèves de fabriquer des cartes concernant les faits rencontrés dans le cadre de l’activité. Chaque élève produira une Carte-fait. Cela permettra ainsi de compléter le paquet de cartes produites lors de l’Activité 1.

<< Retour aux contenus à partir du Cycle 4 Retour aux activités du Bloc 3 : Evaluer >>

 

Partenaires du projet

Fondation La main à la pâte CASDEN