Ombres et lumière

Séquence 1 : mon ombre et moi
Auteurs : Nicolas DEMARTHE(plus d'infos)
Résumé :
Cette séquence permet une première approche de la notion d’ombre qui sera approfondie lors des séances suivantes. L’enseignant lance une discussion collective destinée à introduire le thème de la lumière et à éveiller la curiosité des élèves. Puis, à partir de l’album « L’ombre de l’ours », les élèves commencent à s’interroger sur les conditions d'obtention des ombres et leurs propriétés, comparées avec celle d'objets habituels.
Publication : 4 Juillet 2016
Objectif :
Objectifs • observer les conditions de formation des ombres • repérer les caractéristiques des ombres dans le conte • émettre des hypothèses sur la pertinence de ces propriétés et les tester. Vocabulaire • Ombre, lumière, source lumineuse, couleur, taille, forme, objet…
Matériel :
  • L’album « L’ombre de l’ours »
  • Un projecteur ou une lampe halogène 500 W (en cas de mauvais temps)
  • Un agrandissement en couleur au format A3 ou A4 de l’illustration p. 15, 17 et 37 de l'album
  • Un appareil photo numérique

SÉANCE 1 : Les idées des élèves sur la lumière

 Il est intéressant d’interroger au départ les enfants sur les conditions de visibilité des objets et l’origine de la lumière qui nous éclaire, avant de les faire travailler sur les ombres. Les propos tenus contiennent des informations qui permettent de cerner ce qui est à travailler et contribueront à l’évaluation des progrès en cours de séquence.

Collectivement : Les rideaux sont tirés et une discussion s’engage à partir des questions posées par l’enseignant.

Qu'est ce qui change dans la classe lorsque je ferme les rideaux ?
Et qu'est-ce que ça change quand il y a moins de lumière ?
Qu'est-ce que l'on ne voit plus très bien maintenant ?
Et d’ailleurs, qu’est-ce qui nous permet de voir les objets ?
- « Les yeux ! Si je ferme les yeux, je ne vois plus rien »
- « Dans le noir, on ne voit rien » « pour voir, il faut allumer la lumière ».

Le mot « lumière » est souvent assimilé à « éclairage électrique ». Les enfants ne citent pas  spontanément la lumière naturelle issue du Soleil. Les enfants considèrent la lumière du jour comme un état.

On peut tenter de relancer le questionnement :

D’où vient la lumière ?
- « Du plafond », « de la lampe »
Dans la journée, faut-il que j’allume la lumière dans la classe ?
- « Non, il fait jour quand c’est clair »
- « Non, il faut éteindre la lumière quand il y a du Soleil ».

Cette remarque permet de sensibiliser les enfants au développement durable : éteindre la lumière quand on n’en a pas besoin. Certains enfants diront sans doute qu’ils ont peur quand il fait noir. On pourra alors poursuivre la discussion en demandant :

Pourquoi est-on moins rassuré dans l'obscurité ?
Et la nuit que se passe t il ?
Mais n'y a t il vraiment aucune lumière la nuit ?
Les enfants citeront quelques exemples de lumière (lampadaires, veilleuses, réveil, phares des voitures, la Lune…)
Quelle impression a-t-on quand la lumière revient ?

Le maître présente ensuite l’album « L’ombre de l’ours ». Il lit une première fois l’histoire, sans s’arrêter, en montrant les illustrations.


SÉANCE 2 : Premières questions sur les ombres

L’enseignant regroupe les élèves et leur demande de rappeler collectivement ce qui a été fait à la séance précédente, puis de résumer l’histoire racontée la fois dernière. Il recueille leurs réponses qu’il note sur une affiche.
Il centre ensuite l'attention sur les ombres dont il est question dans l'histoire :
Je vais vous présenter des illustrations de l’histoire. Vous allez me dire si c’est possible ou pas dans la réalité. On s’intéresse aux ombres !
En petits groupes de 4 : Chaque groupe reçoit deux illustrations et les commente puis colle une gommette « possible » en vert ou « impossible » en rouge pour chaque illustration.
Les résultats sont ensuite mis en commun et reportés sur une affiche collective.


SÉANCE 3 : Premières expériences sur les ombres

Rappeler la séance précédente et reprendre les illustrations des ombres  p. 15, 17 et 37.

Que tient la sorcière sur cette image ? (p. 15 et 17)
Et ici, que tient le lapin ?  (p.37)
-  « Un tapis noir.», « L’ombre de l’ours »…
Peut-on vraiment attraper une ombre ?


Il reprend alors l'affiche de fin de séance 2 et propose aux élèves de tester chacune  de leurs idées et de celle(s) qu'ils veulent rajouter. Les images ci-dessous montrent deux affiches de classes différentes pour cette étape.

Extrait de cahier


Exemple d’affichage de classe

D'autres questions peuvent être formulées : Fait-elle tout ce que je fais ? Sourit-elle quand je souris ?  Est-ce que mon ombre est plus grande que moi ? Plus petite ? Est-ce que mon ombre a toujours la même forme que moi ?

On peut donner des consignes plus  précises :
 Vous allez vous mettre par deux. L’un de vous va demander à son camarade de sauter, se mettre sur une jambe, lever un bras, tirer la langue… Il doit observer attentivement l’ombre de l’autre et noter ce qu’il se passe.
Que faisait son ombre lorsqu'il levait le bras ? Est-ce que mon ombre est attachée à moi ?

Le maître propose alors aux élèves de se rendre dans la cour (s'il y a du soleil) pour tester ces hypothèses. Si le ciel est trop nuageux, le maître installera un projecteur quelque part dans la salle de jeu ou le préau.
Il peut être intéressant de partager le groupe en deux, un groupe acteur et un groupe spectateur, et inverser ensuite les rôles. Cette configuration est favorable au décentrage et les discussions entre acteurs et spectateurs vont contribuer à la structuration de l’espace.
Il s’agit ici de privilégier l’action, sans aller vers des conclusions ou des explications qui seraient tout à fait prématurées.

Prévoir de prendre en photo les enfants pendant l’activité. Ces photos seront utilisées au cours des séances suivantes. (Voir le descriptif des séances pour prévoir les photos qui pourront être utiles : enfants dans différentes postures, pour un même enfant, pour plusieurs enfants, à différents moments de la journée, certains à l’ombre, etc…)

Une mise en commun permettra de conclure sur certaines des hypothèses, en particulier sur ce qui a trait aux illustrations de l'album :

  •      notre ombre est noire ; elle nous suit mais on ne voit pas tout (elle ne sourit pas quand je souris)
  •      il n’est pas possible d’attraper une ombre, de l'attraper ou de l'échanger
  •      l'ombre peut disparaître si on se met à l'ombre
  •      notre ombre peut être devant nous ou derrière nous ou à côté
  •      on peut changer la taille et la forme de notre ombre en changeant notre position
  •      elle peut être au sol ou sur un mur, ou autre surface
  •      elle peut  ne pas être « accrochée » à nos pieds, être accrochée à nos mains si c'est nos mains qui touchent la surface sur laquelle est l'ombre.

Peut-on attraper une ombre ?    

Comment obtenir une petite ombre ?


(Attention à ne pas confondre l’ombre de Osman avec celle de Osman + chaise)

Les autres idées seront travaillées au cours des séances suivantes, avec les nouvelles idées formulées à l'issue  de ces premières expériences ; elles seront écrites et deviendront hypothèses à tester dans les séances suivantes.

On pourra reformuler par la suite sous forme de questions, par exemple :

  •      où est mon ombre par rapport à la source ?
  •      comment changer la forme et la taille de l'ombre sans changer la taille de l'objet ?
  •      notre ombre peut-elle être de différentes tailles au soleil ?
  •      peut- on faire une ombre à deux têtes ?

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