Un modèle à l'épreuve des faits

Note : l’atelier proposé ici fait l’objet d’un travail au sein du groupe EIST de la Fondation La main à la pâte. Nous n’en proposons pour l’instant qu’un descriptif succin, une ressource plus détaillée sera rédigée et mise en ligne d’ici quelques mois.
 
Cette mise en situation propose aux participants de s’interroger sur le fonctionnement d’un objet du quotidien, l’Aspivenin ®. Elle a déjà été mise en œuvre en formation de professeurs (de sciences et/ou de matières littéraires) et avec des élèves de lycée et de fin de collège. 
 
Elle sert un double objectif :
 
- Apporter un éclairage sur la démarche scientifique ; 
- Mettre les participants en situation de rebondir sur leurs propres erreurs pour construire un raisonnement et leur faire expérimenter les difficultés que les élèves peuvent avoir lorsqu’ils sont face à un problème.
 

Déroulé :

Les participants sont répartis par petits groupes ayant chacun à disposition un ou plusieurs exemplaires de l’Aspivenin®. La consigne est la suivante : ils doivent deviner, sans démonter l’objet, comment il fonctionne. Le raisonnement doit juste reposer sur une observation fine et une manipulation de l’Aspivenin®. 
 
Une observation de l’objet sous toutes les coutures. On peut autoriser les participants à expérimenter avec de l’eau pour mieux visualiser le trajet de l’air dans l’appareil.                    
Avertissement : cette mise en situation repose sur le fait que le fonctionnement de l’Aspivenin® n’est pas expliqué sur Internet. Les participants n’ont donc pas de moyen de trouver la réponse autrement qu’en raisonnant sur l’objet. Afin de préserver l’efficacité de l’atelier, aucun schéma ni photo de l’appareil démonté ne doit être diffusé, ni mis à disposition des participants.
 
Lors de la discussion, les participants réalisent la difficulté d’élaborer des hypothèses face à un objet « boîte noire », de verbaliser des propositions d’explication dont ils ne sont pas sûrs. Les échanges portent également sur le rôle de l’enseignant pendant une investigation : quand et comment donner un coup de pouce sans trop guider les élèves, tout en évitant qu’ils ne se découragent ?
 
En fin d’atelier, on peut proposer un éclairage scientifique donnant des éléments de base sur la pression ainsi que des liens avec les SVT (respiration) et la technologie (vol d'un avion). Cependant, l’objectif principal reste d’appréhender une composante importante de la démarche scientifique, à savoir caractériser un objet auquel on ne peut avoir accès par ses sens.
 

 

 

Partenaires du projet

Fondation La main à la pâte