Rapport de jury 2014

Prix « Écoles primaires » 2014 de La main à la pâte

Rapport de jury

 

Le jury des prix de La main à la pâte, « Écoles primaires » s’est réuni le 18 septembre 2014 sous la présidence de Jean Dalibard, membre de l’Académie des sciences, professeur au Collège de France.

Il a été décidé de distinguer 9 dossiers en distribuant

  • 4 premiers prix ex-æquo d’un montant de 400 ou 600 € selon le nombre de récompenses déjà obtenues par les lauréats dans le passé,
  • 3 seconds prix ex-æquo d’un montant de 400 €,
  • et en décernant deux mentions au palmarès, assorties d’une récompense d’un montant de 250 €.

Au total, ces prix récompensent le travail de 321 élèves, dont 30 élèves de classes d’inclusion scolaire (CLIS), répartis dans 14 classes de l’enseignement primaire, dont 2 classes de maternelle et quelques élèves d’une classe de 1ère associés à l’un des projets primés.

Le jury s’est réjoui de constater la présence de plusieurs classes comptant des élèves de CLIS au nombre des candidatures ; et même d’une CLIS en tant que telle, ce qui constitue une situation inédite depuis les 17 années d’existence de la compétition. Saluée unanimement par les membres du jury, la grande qualité de ces candidatures que consacre, bien sûr, le palmarès 2014, est à porter au crédit de la l’opération Handisciences, de sa vitalité et témoigne de l’investissement consenti par les enseignants qui y participent.

Le jury a tenu à réaffirmer toute l’importance qu’il attache, plus généralement, à la diversité :

  • diversité des approches, où s’illustrent parfois l’intrication de l’expérience sensible, voire esthétique, avec l’expérimentation la plus rigoureuse, ou encore l’enquête quasi « policière » avec l’exploration scientifique ;
  • diversité des rôles, qui voit des élèves de CM2 donner des consignes à des lycéens de 1ère, ou des élève de CLIS exposer leur démarche et leurs activités à leurs homologues des classes « ordinaires » ;
  • diversité des fruits du travail accompli : apprendre à réfléchir avant de répondre, à écouter et respecter l’autre, ces « savoir-être » font également l’objet d’apprentissages et importent au même titre que l’acquisition de connaissances ;
  • diversité, enfin, des formes d’excellence : les exceptionnels « produits finis » qu’ont pu présenter des enseignantes chevronnées - et plusieurs fois lauréates –ne doivent pas faire écran devant des réalisations plus modestes, résultant de contextes différents, d’une inégale maîtrise de la démarche d’investigation, mais aussi… d’une moindre familiarité avec les attentes du jury. Les très bons dossiers ont donc une place dans la catégorie des « premiers prix », sans autre différenciation, le classement parmi les seconds prix ou les mentions tenant à la nature des réserves qui ont pu être émises sur tel ou tel aspect des travaux présentés.

Faute d’avoir relevé cette année d’autres éléments nouveaux susceptibles d’enrichir les remarques formulées à l’occasion des compétitions antérieures, nous renvoyons une fois encore les personnes intéressées aux rapports du jury des années précédentes, mis en ligne depuis 2004.

Elles y trouveront des observations détaillées concernant la spécificité de la compétition, la constitution des dossiers et les critères d’évaluation, positifs et négatifs, retenus par le jury.

Le jury tient cependant à rappeler que la mention figurant au bas de l’appel à candidatures garde toute son actualité : les documents papier restent en effet essentiels à son appréciation et indispensables: les CD ou DVD joints aux dossiers, s’ils constituent des appoints intéressants, ne sauraient être considérés à eux seuls comme des pièces assez significatives pour se substituer aux documents, originaux ou photocopiés, rendant compte des travaux réalisés par les élèves eux-mêmes, documents papier qui présentent de surcroît l’immense avantage de suppléer aux difficultés ou impossibilités de lecture de certains supports.

 

 

Béatrice Ajchenbaum-Boffety

24 septembre 2014