Partager son attention - la maitrise des automatismes

Séance : Partager son attention - la maitrise des automatismes (cycle 3)
Module : Les écrans, le cerveau... et l'enfant

Comment exploiter cette séance afin de travailler sur la question « Qu’est−ce que la science ? »
 


Dominante :

Répéter (répliquer) une expérience 

Les scientifiques ne se limitent jamais à une seule prise de données, lorsqu’ils mènent leurs observations et relevés de terrain. Les deux  activités proposées permettent de monter qu’il est nécessaire de répéter la même expérience plusieurs fois, avec différents sujets. Une seule prise de données n’est pas suffisante !

 

Au cours des deux activités  « Partager son attention » et « La maîtrise des automatismes », les enfants réalisent des expériences selon un protocole typique de la psychologie expérimentale. L’objectif est celui de comparer la difficulté de certaines tâches (d’établir si certaines des tâches proposées sont plus ou moins difficiles à accomplir) :  dans la première séance « Partager son attention », la difficulté plus ou moins grande de faire une ou plusieurs choses en même temps ; dans la deuxième activité « La maîtrise des automatismes », la difficulté de faire une chose et d’en inhiber une autre.

 

Le degré de difficulté sera établi d’une manière globale pour l’ensemble de la classe. Il ne s’agit surtout pas de regarder les performances de chaque élève (si un certain enfant, un camarade, est plus ou moins « fort » dans les taches proposées) mais la moyenne obtenue sur l’ensemble des sujets testés. Il est important de souligner ce point, parce qu’il a des conséquences sur la manière de mener l’expérience, et notamment sur la nécessité de « tester » (faire passer les différentes épreuves à) plusieurs sujets (dans ce cas, les élèves de la classe). Si on se limitait à faire passer le test à un seul individu, il serait absolument impossible de généraliser ses performances.  on risque de confondre ses difficultés (ou atouts) individuels et de les généraliser à tout le monde. Généraliser un résultat implique d’avoir un échantillon représentatif. Cette représentativité est déterminée selon des critères statistiques, en fonction de multiples facteurs. Multiplier les tests avec de nombreux sujets différents permet de fondre les spécificités des uns et des autres (les difficultés de l’un, les atouts de l’autre) dans le résultat final. Le grand nombre est la condition sine qua non pour se prononcer sur les difficultés relatives des tâches, indépendamment des spécificités des uns et des autres. On pourrait d’ailleurs faire remarquer aux enfants que les mesures obtenues avec les uns et les autres ne sont pas les mêmes, sans stigmatiser qui que ce soit mais au contraire pour montrer les variations d’un individu à l’autre.

 

Pour rendre cet aspect encore plus saillant on pourra demander aux enfants d’aller au delà du critère de réussite le plus simple, celui du succès/échec dans la tâche, afin de quantifier plus finement la difficulté de la tâche. Par exemple, de mesurer le temps nécessaire pour accomplir chaque tâche, ou le nombre d’erreurs que chaque tâche comporte. On aura ainsi une plus grande variété de données, et on pourra plus facilement remarquer l’existence de variations interindividuelles.

 


Cette séance permet également d'aborder :

Choisir une méthode de mesure indirecte

Le fait de définir des critères de "mesure" de la difficulté d’une tâche permet de faire réfléchir les enfants à la difficulté de choisir une mesure adaptée.. Il n’est en effet pas possible de mesurer la difficulté de la tâche de manière directe ; il n’existe pas une définition unique et standardisée de la « difficulté d’une tâche ». On pourra réfléchir par exemple à la différence entre mesurer la difficulté d’une tâche et mesurer la taille d’un objet ou son poids. Il est donc nécessaire de choisir un ou plusieurs critères qui « parlent » de la difficulté de la tâche de manière indirecte mais valide (c’est à dire, qui mesure ce qu’elle supposée mesurer et pas autre chose ).

Toujours à propos des variations individuelles, on pourra demander aux enfants de réfléchir à ce que représente leur groupe en tant qu’échantillon et aux généralisations que celui−ci pourrait autoriser. La classe est un échantillon d’enfants du même âge. Serait−il possible de généraliser les résultats obtenus dans la classe à des personnes d’âge très différent, enfants plus âgés, adultes ? Les élèves se rendront compte ainsi que pour s’approcher d’une généralisation, il convient d’être très prudent et de réaliser de nombreux tests sur des sujets les plus différents possible.

Combiner des données et les représenter graphiquement

Une fois les mesures effectuées, Dans le cas de la tâche chronométrée, on peut faire une moyenne des temps obtenus par chaque sujet et obtenir le temps moyen mis par la classe pour effectuer chaque. On peut faire de la même façon avec le nombre d’erreurs par tâche. Si on s’est limité à compter succès et échecs, on les compare.

La représentation graphique peut être un tableau (comme proposé dans la première des deux activités) ou comporter un graphique. L’avantage du tableau est de permettre la prise de données au fur et à mesure que le test se déroule et de garder la trace des différences, mais le résultat final est moins « visible ». Le graphique proposé est un histogramme* qui permet en particulier de visualiser où se situe la classe.

 

* Les histogrammes sont des graphiques qui permettent de représenter comment se répartit une certaine variable (par exemple : le temps employé ou le nombre d’erreurs).

 



Attention!
La phase d’explicitation est nécessaire pour travailler sur la question « Qu’est−ce que la science ? » Les points évoqués ci-dessus devront être discutés avec les élèves une fois l'activité menée, autour de la question "Qu'avons-nous appris sur la science, aujourd'hui ?"

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La maitrise des automatismes

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