29 notions-clefs : à la découverte de Mars

Pour aller plus loin
Auteurs : Travail collectif(plus d'infos)
Résumé :
Et pour aller plus loin, quelques questions d’enseignants
Publication : 20 Mars 2014

Comment exploite-t-on une image de Mars ?

Depuis la mission Mariner 9, les images utilisées sont prises par des caméras à bord d’orbiteurs. Ces images brutes, enregistrées dans la mémoire interne de l’ordinateur de bord, sont envoyées vers la Terre par l’intermédiaire d’une antenne parabolique et en mode compressé. Ces images sont prises en lumière blanche ; par la suite, elles sont traitées et corrigées (corrections géométriques, contraste, amélioration de la résolution). Le nord y est indiqué, ainsi que les coordonnées exactes des images (latitude et longitude), informations précieuses pour permettre leur interprétation. La reconstitution de la topographie se fait alors par la connaissance de la direction des rayons lumineux, laquelle se repère par l’ombre propre des versants des cratères d’impact. L’inversion apparente du relief, très fréquente sur ce type d’image (des bosses pouvant être prises pour des creux et vice versa), peut être évitée grâce à cette démarche. Puis l’interprétation des images se base, soit sur des analogies de formes avec ce que l’on connaît du relief de notre Terre, soit sur des informations complémentaires provenant de la composition minéralogique de la surface. Le géologue essaie ensuite de retraduire l’évolution géologique et la mise en évidence des processus d’érosion et d’accumulation de la région considérée.

Que sont devenus les engins que l’on a envoyés sur Mars?

Les engins qui se posés avec plus ou moins de succès à la surface de Mars y sont toujours. Ce sont des robots (robots Pathfinder, Spirit et Opportunity), des atterrisseurs comme Viking 1 et 2, des pénétrateurs (mission Polar Lander), mais aussi des boucliers de protection thermique, des air bags… Désormais inactifs pour la plupart, ils sont probablement recouverts d’un dépôt de fines poussières. Tous ces engins, avant envoi vers Mars, ont été préalablement et minutieusement stérilisés pour éviter toute contamination sur la planète rouge.

À qui appartient Mars ?

Il existe un traité datant du 27 janvier 1967 sur les principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique (Lune et autres corps célestes compris). Conformément au droit international, tout corps céleste peut être exploré librement et les États doivent même encourager la coopération internationale dans ce domaine. Pour autant, aucun corps céleste ne peut faire l’objet d’une appropriation nationale que ce soit par proclamation de souveraineté, par voie d’utilisation ou d’occupation, ou par aucun autre moyen. Les États utiliseront les corps célestes exclusivement à des fins pacifiques. La planète Mars appartient par conséquent à la communauté internationale.

Bibliographie

  • Evgénios Antoniádis, La Planète Mars, Hermann et Cie, 1930.
  • François Costard, La Planète Mars, PUF, coll. « Que sais-je ? », n°3568, 2000.
  • Johannes Fiebag et Torten Sasse, Mars, planète de la vie, Hachette Littératures, coll. « Sciences », 1998.
  • Camille Flammarion, La Planète Mars et ses conditions d’habitabilité, Gauthier-Villars, t. I, 1892, t. II, 1909.
  • Charles Frankel, La Vie sur Mars, éd. du Seuil, coll. « Science ouverte », 1999.
  • François Forget, François Costard et Philippe Lognonné, La Planète Mars : histoire d’un autre monde, Belin-Pour la science, coll. « Bibliothèque scientifique », 2003.
  • André Louchet, La Planète Mars : description géographique, Masson, 1988.

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