Sol et durabilité des écosystèmes terrestres

De quoi s'agit-il ?

Le labour modifie la structure des sols cultivés : par cette action, il affecte le fonctionnement du peuplement végétal et sa capacité à prélever les éléments minéraux par les racines. Mais en modifiant la structure du sol, le labour affecte aussi la plupart des processus physiques, chimiques et biologiques qui se déroulent dans les sols cultivés (cycle des éléments minéraux et du carbone, devenir des résidus de culture, transferts d’eau et des polluants, etc.).

Au rôle indirect du labour sur les processus bio-physiques via les modifications de la structure qu’il induit, s’ajoute un rôle direct sur les autres composantes de l’état de la parcelle cultivée. Le labour joue un rôle déterminant sur la localisation de la matière organique, celle de certains inoculum pathogènes, celle des éléments minéraux et du carbone ou encore des graines d’adventices.

Le labour a donc beaucoup d’avantages. Il a aussi un certain nombre d’inconvénients dont le principal est qu’il est très couteux en temps et en énergie. Mais supprimer le labour implique de remplacer les fonctions mentionnées ci-dessus. Ainsi, les vers de terre et le climat assureraient l’entretien d’une structure favorable, le désherbage serait assuré par un travail superficiel du sol.

Si le labour est effectué à la charrue pour les superficies importantes, il est effectué à la bêche au niveau des jardins individuels. Les deux outils, bien que très différents, ont de nombreux points communs.
 

Que peut-on observer ? 

La charrue est un objet complexe, qui effectue sur le sol une action mécanique assez sophistiquée. Pour en donner une idée, on peut se référer au schéma suivant :

La bêche est un objet lui aussi complexe et il en existe de multiples formes, adaptées aux usages que l’on veut en faire (creuser des fossés, retourner le sol, enfouir de la matière organique, etc.) et au type de sol à travailler (argile, sable, etc.).


Que peut-on mesurer ? Que cherche-t-on à faire ?

  • A évaluer le rôle du labour : en comparant deux parcelles labourées (à la main) et non labourée ; comparaison des deux situations (état de la végétation, des lombrics, etc.).
  • A mesurer quelques caractéristiques physiques (compacité du sol, capacité à retenir l’eau, etc.).
  • A réfléchir sur les fonctions et l’adaptation à(aux) l’objectif(s) visé(s) de l’outil bêche.
     

Quel matériel ?

  • Une parcelle cultivée élémentaire de 4-5 m².
  • Un lot de graines et un peu d’engrais.
  • Du matériel de jardinage.
     

Quel déroulement ?

  • Implantation à la rentrée en automne (ou au printemps), dans un endroit abrité de plantes à cycle court pour pouvoir récolter fin juin.
  • Photos d’expérimentation ; visite de labos d’agronomie, démonstration du labour par un agriculteur.
     

Quels prolongements ?

Evaluation des populations au cours du temps de plantes, d’animaux, fonctions assurées par les uns et les autres suivant que la parcelle est labourée ou non.

 

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