Echanges sur les montgolfières

Auteurs : Alain Chomat(plus d'infos)
Résumé :
[Témoignage] - Au mois d'avril 1999, de nombreux échanges de la liste de diffusion ont été consacrés à la fabrication des montgolfières. Cette page présente une synthèse des messages reçus.
Copyright :
Creative Commons France. Certains droits réservés.

 

1. Quel matériau pour l'enveloppe et quel chauffage ?

Chantal Courtaux (Versailles) a utilisé du papier de soie, selon les indications d'une revue pour enfants. Le chauffage par incandescence a provoqué l'inflammation de la montgolfière.
Alain Le Luez (Champigny sur Yonne) préconise le papier serpente et un chauffage par sèche-cheveux ou décapeur thermique. Il propose d'autre part un mode d'emploi pour construire une grande montgolfière.
Pasquale Nardone indique que le papier de soie convient mais avec un chauffage modéré (sèche-cheveux).
Cyberik propose la couverture de survie qui a l'avantage de ne pas risquer de s'enflammer (mais qui néanmoins peut fondre!).

2. Le "gonflage" de la montgolfière

C'est la principale difficulté à surmonter. Il y a d'une part le choix de la source de chaleur qui doit être suffisante mais ne pas porter l'enveloppe à une température telle qu'elle s'enflamme. Et d'autre part la technique pour chauffer l'air.
Loïc Poullain fait état de réalisations à l'IUFM de Saint-Brieuc: l'air chaud parvient à l'orifice de la montgolfière par un conduit, ce qui évite un éventuel contact avec la source de chaleur. L'ouverture de la montgolfière est grande (60cm de diamètre pour une enveloppe de 180cm de diamètre) et est maintenue au dessus du chauffage.
A.Pissinier fixe le décapeur thermique sur une planche, soufflant vers le haut et suspend verticalement la montgolfière avec une perche.

3. La forme de la montgolfière

Bernard Gillot, se référant au numéro 349 de la revue Vers l'Education Nouvelle des CEMEA (qui comporte un mode de fabrication de montgolfière complet), découpe des fuseaux de papier serpente qui seront ensuite collés bord à bord.
S.Fryson parle de la difficulté de construire une sphère, même approximative, à partir de fuseaux.
Bernard Yves Cochain pense que la forme n'a pas grande importance. Ce qui compte c'est le rapport masse-volume de l'ensemble, la résistance et l'étanchéité de l'enveloppe.
Bernard Gillot pense au contraire que comme il convient d'avoir le plus grand volume par rapport à la masse, c'est la sphère qui permet d'avoir avec une surface minimale ce plus grand volume. Mais apparaît un autre problème, celui de la stabilité. Pour abaisser le centre de gravité par rapport au centre de poussée, il propose d'ajouter à l'ouverture un cylindre de papier d'où la forme traditionnelle de la montgolfière.

4. Et la démarche pédagogique dans tout cela ?

J. Rolando propose de lier cette activité au phénomène de convection, c'est à dire aux mouvements relatifs d'air chaud et d'air froid.
A. Pissinier propose, lui, de fixer des ficelles à la base de la montgolfière qui permettent par exemple des mesures de masse transportable, de traction,etc.
Sur ce dernier point, les échanges ont été peu nombreux.En particulier, la participation même modeste des élèves à la conception ou au moins à la recherche de solutions pour certains problèmes techniques (découpage, collage) ou encore à l'organisation (répartition des tâches) n'est pas évoquée. C'est donc un travail à poursuivre.

Commentaires

Addons