Palmarès 1997 des Prix de La main à la pâte

Prix 1997 de La main à la pâte

Le 5 novembre 1997, les lauréats, enfants et enseignants, sont venus, à l’Académie des sciences, recevoir leur prix des mains de Mme la ministre Ségolène Royal.

Prix avec mention spéciale (6 000 F)

École annexe de Saint-Germain-en-Laye
Le contenu du dossier témoigne d’une démarche pédagogique tout à fait remarquable. Les nombreuses «Fiches du maître», les photos, les dossiers et les «traces écrites» des enfants illustrent une progression construite de façon exemplaire, à partir d’expériences très simples de Physique. On voit ici que les IUFM peuvent – et doivent – jouer un rôle prépondérant pour amener les enseignants à vouloir, tôt ou tard, mettre «la main à la pâte».

École Paul Bert de Sartrouville
On note ici une fructueuse collaboration de la municipalité et d’une équipe d’enseignants aussi remarquablement organisée que motivée. Depuis 1993, des centaines d’enfants se succèdent dans des «classes-ateliers» où le tableau noir a cédé la place à l’établi, le livre de lecture au fichier de technologie, le cahier de rédaction au cahier d’expériences... Chaque année scolaire se termine par une grande fête, une «exposition interactive» où les plus «grands» expliquent aux plus «petits» comment ça s’appelle, comment ça marche, comment ça se fabrique...

Les écoles de Terville
Le Prix est attribué à l’ensemble des Écoles concernées par ce projet ambitieux qui touche 100% des classes maternelles et 30% des classes élémentaires de la commune.
Le dossier présenté, extrêmement vivant et stimulant, comporte cahiers d’expériences et cassettes vidéo. Le projet, soutenu par la municipalité, par l’Inspection académique et par le coordinateur régional de «Science en fête», vise, par l’instauration d’un pôle technologique dans toutes les écoles de la commune, à lutter contre l’échec scolaire.

École Jean Vilar à Vaulx-en-Velin
Les élèves de huit classes ont été engagés dans des activités scientifiques remarquables. Un partenariat très intéressant a été mis en place avec l’Institut national des sciences appliquées de Lyon: une salle de sciences et technologie a été aménagée, et une classe a servi de support à un rapport de fin d’études pour des étudiants de l’INSA; à 200 m de l’école, une «salle de découverte» est gérée par l’association Adémir. Il y a de plus une liaison avec le planétarium pour les activités liées à l’astronomie. Les maîtres ont organisé un concours: «Inventer et construire une machine qui comporte un mouvement». De nombreuses fiches pédagogiques ont été rédigées. Excellente activité qui déborde nettement du cadre strict de l’école.

Les 7 autres prix (3 000 F)

École Paluns d’Aramon
Il s’agit d’un projet original et remarquable de présentation, aux enfants, des sciences de la Terre, joignant l’expérience de terrain sur les volcans d’Auvergne à l’expérimentation dans la classe, avec l’introduction des notions physiques de base, comme la viscosité, la réalisation de «volcans modèles», et une première approche de la constitution des roches.

École d’Areines
L’équipe de cette école du Vendômois a réussi à mobiliser une très grande région (une dizaine d’établissements) à partir de trois classes suivant les quatre axes que sont le corps humain, la physique et la chimie de l’eau, le mouvement et l’écologie. Elle a animé deux salons qui ont attiré une nombreuse assistance: 350 enfants ont participé à l’organisation, de la maternelle au CM2, et des réalisations pratiques (aménagements de rivière, un jardin botanique, etc.) ont été présentées.

École Romain Rolland de Bergerac
Une «école des sciences» a été établie dans une ancienne école où l’on a ainsi ouvert un véritable centre de culture scientifique. Très régulièrement les classes y viennent avec leurs maîtres et sont aidées dans leurs activités par le «maître d’école des sciences» à tous les niveaux de l’école élémentaire. Peu à peu une organisation s’est mise en place au niveau de la circonscription. Au niveau départemental, il a été décidé que la formation initiale scientifique des étudiants du centre de Périgueux de l’IUFM s’effectuerait à l’école des sciences de Bergerac.

École de Blois
D’excellents projets scientifiques et des réalisations ingénieuses ont été expérimentés. Leur mise en œuvre, dans une classe de CE2, est efficace et fait preuve de beaucoup d’enthousiasme. Les enfants sont manifestement impliqués et motivés par les expérimentations qui leur sont proposées

École Saint-Laurent à Plérin
L’équipe de l’école de Plérin fait preuve d’une grande qualité pédagogique dans l’approche adoptée pour faire étudier par les groupes d’enfants l’air selon des points de vue très divers: girouettes, production d’énergie éolienne, fonctionnement des moulins à vent avec réalisation de superbes maquettes, cerfs-volants, combustion, respiration, etc.

École de Stotzheim
Les enseignants de ces deux écoles rurales ont incité leurs élèves à mettre la main à la pâte «côté jardin». Les enfants comptaient déjà à leur actif la création d’un Arboretum et autres lieux de plantation aux alentours du village... Félicitations donc à ces jardiniers en herbe, qui ont pu, sous la houlette de leurs institutrices, observer, expérimenter, manipuler, bref étudier de nombreux thèmes des sciences de la vie, et qui gardent, consignés dans leurs cahiers de sciences naturelles, les réponses à la question qui constitue le titre de leur projet d’école: «Mes plantes, mon arbre grandissent. Et moi aussi, mais pourquoi?»

École de Teillé.
Les enseignants de cette école privée confessionnelle ont choisi délibérément d’être des «engagés volontaires» dans l’opération... Le dossier présenté est excellent et les activités (physique, astronomie, biologie) devraient susciter dans les écoles des alentours, quelques vocations... L’action a été menée à partir de nombreux «kits» d’expérience, réalisés par les soins de l’équipe pédagogique, en s’assurant le concours efficace de quelques spécialistes venus de l’école des Mines de Nantes et de l’École polytechnique.