Palmarès 2001 des Prix de La main à la pâte

Prix 2001 de La main à la pâte

Réuni le 17 septembre 2001, sous la présidence de Georges Charpak, le jury a attribué 13 prix, soit 6 premiers prix ex æquo, et 7 seconds prix ex æquo.

(Au sein de chaque catégorie, les lauréats sont présentés par ordre géographique des départements d’appartenance)

Les 6 premiers prix ex æquo, d’un montant de 3 000 F (457,347 Euros), sont décernés à :

L’école Joseph Bara, à Agen (Lot-et-Garonne), pour le travail réalisé avec le concours de M. Giani Colamonico et de Mme Marie-José Freychinet, professeurs en Institut de formation des maîtres, «L’air est-il présent partout?»; «Quels sont les organes de l’escargot et à quoi servent-ils?»; «Comment les fusées font-elles pour décoller?», présenté par les classes de CP de Mme Viviane Trignac, de CE de Mme Véronique Duprat, de CM2, de Mme Christine Stieninger.
Le jury a été particulièrement sensible à la méthodologie exemplaire mise en œuvre dans des domaines différents, combinant observation, expérimentation, recherche documentaire et évaluation des idées des enfants avant et après la séquence.

Le Réseau d’Éducation prioritaire de Nogent-sur-Oise (Oise) pour le dossier«Exposition: chercheurs en herbe» présenté
- pour l’école Granges Est, par: la classe de CE2 de Mme Evelyne Gouillard (22), la classe de CM1 de Mme Virginie Lengagne, la classe de CM1 de Mme Martine Lainé.
- pour l’école Granges Ouest, par : la classe de moyenne-grande section de maternelle de Mme Catherine Guillier, la classe de CP de Mme Maria Terrak, la classe de CE1 M. David Prévost, la classe de CE1 Mme Elizabeth Denet
- pour l’école Jean Moulin, par : la classe de CE1 Mme Sandrine Bourgeois, la classe de CM2 Mme Noémie Fernandez, la classe de CM2 Olivier Carré.
- pour l’école Obier, par la classe de CE1 de M. David Rebière.
Chaque année, à partir des activités scientifiques menées en classe, les élèves conçoivent et réalisent une exposition. Devenus guides-animateurs de cette exposition auprès des parents et des élèves d'autres écoles, parfois plus âgés qu'eux, ils illustrent, dans cette action pédagogique toute particulière, les principes de La main à la pâte. Il s'agit là d'un travail véritablement pluridisciplinaire, où les élèves ont acquis des compétences dans le domaine des sciences, de la langue, de la communication et de l'expression artistique.

L’école maternelle Les Violettes, à Colmar (Haut-Rhin), pour le travail «Notre sablier» réalisé par la classe de grande section de maternelle de M. Alain Moritz .
Confrontés à la nécessité de mesurer des durées, les élèves entreprennent de concevoir un sablier. Mais voilà que le sable s'écoule trop vite! Que faire? S'interroger, imaginer diverses solutions, en discuter, fabriquer, essayer, prendre des notes…
Au total, un travail de questionnement et de recherche active et réfléchie, très riche.

L’école Sevigné, à Sorgues (Vaucluse), pour les dossiers «Une forêt de mots: dans quoi poussent les arbres de la forêt?» et «Une forêt de mots: qu’est-ce qu’il y a dans le sol de la forêt?» présentés par la classe de CE1/CE2 de Mme Catherine Langlois, la classe de CE2/CM1 de Mme Claudine Camps.
L'idée très originale de l'équipe pédagogique a été d'éveiller au langage par l'observation et la description scientifique de la forêt, puis de prolonger l'activité par un questionnement et une réflexion plus structurés.
Dans un contexte difficile où les élèves parlent rarement la même langue, il est remarquable que l'approche scientifique ait pu aboutir à un apprentissage de la langue, du raisonnement et de la communication.

L’école du Bélier, à Grigny (Essonne), pour le travail réalisé par la classe de CE1 de Mme Marie-Josée Lalin: «Les sciences au quotidien en CE1: mes cinq sens».
Les élèves ont fait des sciences chaque jour de l'année selon une progression bien définie et bien équilibrée, et en impliquant les parents dans l'aventure. Le jury a particulièrement apprécié la qualité des documents fournis, cahier d'élève et cahier de classe.

L’école maternelle des Acacias, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) pour le travail («Exploration du vivant en maternelle») effectué par la classe de moyenne et grande section de maternelle de Mme Sylvie Chatain.
Le jury a été particulièrement sensible à la méthodologie exemplaire mise en œuvre dans des domaines différents, combinant observation, expérimentation, recherche documentaire et évaluation des idées des enfants avant et après la séquence.

Les 7 seconds prix ex æquo, d’un montant de 2000 F (304,90 €), sont décernés à :

L’école primaire Auguste Renoir, de Saint André les Vergers (Aube), pour le travail réalisé par la classe de CE1 de M. Nicolas Hampe («Projet environnement: traitement de l’eau et Qu'est-ce que l'air?»).
Peut-on laver l'eau? Peut-on faire du vent? L'air a-t-il une force? Ces questions ont conduit les élèves à adopter une démarche expérimentale bien illustrée par des documents de qualité, qui permettent de suivre les tâtonnements des élèves et, finalement, leurs réussites.

L’école primaire publique Les Coteaux, à Plédran (Côtes-d'Armor), pour le dossier présenté par la classe de CM1-CM2 de M. Daniel Josse, avec l’appui de M. Bertrand Posnic («Le cata marrant de Plédran»);
Il s'agit là du travail de toute une année organisé autour d'un défi technologique. Après avoir abordé les notions de base d'un circuit électronique, les élèves se sont demandé comment propulser de façon optimale le bateau, puis le construire et le tester?
Ce travail de technologie englobe aussi bien la réflexion sur les choix à effectuer et l'argumentation que les activités expérimentales.

L’école publique de Plourin (Finistère) pour le travail réalisé,
- en maternelle, par la classe de petite et moyenne section de Mme Sylvaine Talarnin, la classe de moyenne et grande section de Mme Danièle Salün, et,
- à l’école élémentaire, par la classe de CP-CE1 de M. Stéphane Thomas et la classe de CE-CM de M. Daniel Louedoc («Un manège dans le vent»).
Les élèves des trois cycles ont travaillé sur les propriétés de l'air, les cartes météo et les sons créés par des instruments à vent. Ils ont imaginé, dessiné, discuté et choisi une maquette de manège musical qu'ils ont réalisée en grandeur réelle et exposée en fin d'année. Il s'agit d'un projet technologique soutenu par une réflexion scientifique.

L’école Angélina Courcelles à Vaulx-en-Velin (Rhône), pour le travail effectué par la classe de CP de Mme Nathalie Legaignoux («Bulles de savon»).
Que faut-il pour faire des bulles, pour qu'elles soient grosses, pour qu'elles ne crèvent pas? Que peut-on faire et ne pas faire sans qu'elles crèvent?
C'est là un projet inhabituel et original, fruit d'une collaboration avec des étudiants de l'École centrale de Lyon.
Dossier intégral (activité + documentation scientifique).

L’école primaire B de Paris (XIIIe arrondissement), pour le dossier présenté par la classe de CE2 de Mme Françoise Liska («Gouttes de chercheurs»).
Ce travail représente un modèle de coopération entre une enseignante, ses élèves et leurs partenaires – scientifiques et parents d'élèves – autour des états de la matière, des glaçons et de l'électricité. Ce dossier remarquablement documenté permet de suivre la diversité des travaux d'élèves et leur progression. Il montre aussi l'intérêt et les difficultés du partenariat scientifique.

L’école Edouard Herriot du Mesnil Esnard (Seine-Martitime) pour le travail réalisé par la classe de CM2 de Mme Christine Blaisot («La science à l’école, un domaine pluridisciplinaire»).
Il s'agit là d'un travail très complet autour du thème «Conservation, coloration et aromatisation des aliments» qui a su allier travail expérimental, recherche documentaire, enquêtes à la maison, comptes rendus d'expériences et rédaction collective comme celle de l'histoire d'un grain de sel.
Cette classe a également travaillé en partenariat avec le lycée voisin et l'Institut de recherche en chimie organique fine.

L’école primaire publique de Beugné-l’Abbé (Vendée), pour le dossier présenté par la classe de CP-CE1 et CE1 décloisonné de Mme Marie-Christine Frapsauce («Le corps humain, les dents, les graines et les plantes»).
Ce projet a été élaboré pour préparer un rallye scientifique. Détaillé et clairement présenté, il permet à la fois de comprendre ce que les enfants ont fait et ce qu'ils ont acquis.
Il illustre clairement la possibilité d'introduire des expérimentations en biologie

En raison de la grande qualité des dossiers présentés cette année encore, le jury a également décidé de citer dans le palmarès deux candidats dont les travaux ont été récompensés en 2000. Il s’agit de:

L’école élémentaire de la rue de l’Arbalette à Paris (Ve arrondissement) pour le travail réalisé par la classe de CP de Mme Nathalie Sené («Graines de Villette»)
La création d'un jardin indien au sein d'un atelier à la Cité des sciences a donné lieu non seulement à un travail de botanique, mais aussi à des explorations documentaires sur la géographie de l'Inde, ses coutumes et sa faune. La correspondance avec une autre classe a permis de travailler la communication scientifique et la rédaction. Enfin, un tutorat assuré par des élèves de 6e a assuré un lien entre école et collège.

L’école élémentaire Louise Michel de Savigny sur Orge (Essonne), pour le dossier présenté par la classe de CM1 de Mme Sylvie Castelbou («L’éolienne»)
Cette classe a proposé cette année un dossier sur l'éolienne, qui confirme les qualités déjà récompensées. Très documenté, il expose de façon détaillée les expérimentations des élèves et leurs travaux écrits, et mobilise efficacement les divers champs d'apprentissage, en plaçant la maîtrise de la langue au cœur du projet. C'est là un bel exemple d'aller et retour entre le questionnement et l'activité manuelle réfléchie.

Prix «mémoires professionnels» 2001 de La main à la pâte

Réuni le 15 octobre 2001 sous la présidence de Jacques FRIEDEL, le jury des prix de La main à la pâte «mémoires professionnels» a décerné deux prix.

Ces prix, créés cette année, sous l'égide de l'Académie des sciences, récompensent des mémoires professionnels et consacrent l'importance croissante de l'enseignement des sciences dans la formation des futurs maîtres. Ils visent à valoriser le travail qu'ont effectué, durant leur stage, des professeurs d'école en deuxième année d'Institut universitaire de formation des maîtres, et la réflexion qu'ils ont menée à ce sujet dans l'esprit de La main à la pâte.

Ces prix sont attribués à:

M. Eric JOZELET, pour son mémoire consacré à Comment enseigner l’astronomie à l’école primaire?, dirigé par Mme Janny SIMART, IUFM de l’Académie de Reims, Centre de Châlons.
Ce mémoire, consacré à une partie du système solaire, aborde les problèmes que pose l'enseignement de l'astronomie dans chacun des trois cycles de l'école primaire. Il témoigne d'une réflexion sérieuse sur les exigences d'une démarche expérimentale appliquée à ce domaine.
Dossier intégral : pdf (358 ko)

Mme Blandine DELAFOSSE, pour son mémoire intitulé Les traces écrites en sciences: quels apports pour les apprentissages?, dirigé par M. Jean-Marc LANGE, IUFM de Rouen.
Partant de l'hypothèse générale que l'écrit présente un intérêt dans l'enseignement des sciences, l'auteur réussit à montrer comment l'utilisation de l'écrit peut favoriser l'acquisition des connaissances par les enfants. Un travail rigoureux enrichi d'une analyse critique.
Dossier intégral : pdf (2.1 Mo)

Le nombre de prix étant limité à 2, le jury a par ailleurs décidé de mentionner dans le palmarès le mémoire de :

Mme Gwenaëlle ALLART, Quelle place pour les modèles dans l’enseignement de la géologie au cycle 3?, préparé sous la direction de M. Philippe LEGRANGER, IUFM de l’Académie d’Amiens, sans toutefois lui accorder un prix, en raison du meilleur classement réservé aux deux autres dossiers.
Abordant un domaine peu enseigné (séismes, volcans) l'auteur a su exploiter en classe différents modèles en en montrant clairement les avantages et les limites.