Palmarès des Prix de La main à la pâte 2009

 


PRIX « Écoles primaires »

Ces prix, créés en 1997 sous l’égide de l’Académie des sciences, récompensent des classes de l’enseignement primaire qui ont mis en œuvre des activités scientifiques expérimentales et particulièrement démonstratives de l’esprit et de la démarche préconisés par La main à la pâte.

Sous la présidence de Jean DALIBARD, membres de l’Académie des sciences, le jury des prix de La main à la pâte, « Écoles primaires

Il a décidé de distinguer 9 dossiers en distribuant 3 premiers prix ex-æquo d’un montant de 500 €, 5 seconds prix ex-æquo d’un montant de 350 €, et une mention spéciale d’un montant de 250 €.

Au total, ces prix récompensent le travail de 231 élèves, répartis dans 11 classes de l’enseignement élémentaire.

Les lauréats sont présentés par ordre géographique des départements d’appartenance.

La mention spéciale (250 €) est attribuée à :

• l’école Raphaël Cipolin, de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), pour le travail présenté par la classe de CE1 de Madame Marie-Christine CLOSIER, Fragilité des équilibres observés dans les milieux de vie, l’exemple du récif coralien.

Cette école située en zone prioritaire, appartient à un « Réseau Ambition Réussite ». En début d'année scolaire, peu d’élèves de la classe maîtrisaient la lecture, beaucoup éprouvaient des difficultés à se concentrer et à s'impliquer dans les tâches scolaires. Par ailleurs, bien que situé en zone littorale, ce quartier a perdu le contact qu'il entretenait autrefois avec le milieu marin et le contact avec la mer reste limité aux rivages. Des documents photographiques, des expériences très simples et une visite de l’aquarium de Pointe-à-Pitre leur a montré comment le récif grandit, comment il se nourrit, de quoi il est fait et comment il se reproduit.
Sensibilisés par la lecture de titres de journaux qui ont leur ont appris que les coraux sont en danger, ils ont identifié leurs ennemis : les déchets déposés dans la mer par l'eau des égouts ; les pêcheurs qui les ramassent pour en faire des bijoux, les ancres des bateaux et leurs prédateurs que sont certaines étoiles de mer… Ils ont abordé le thème « Qui est mangé par qui ? » sous forme d’une chaîne alimentaire impliquant coraux et poissons et retraçant le parcours du poisson de la mer à l’assiette. Une expérience en lavabo leur a montré que le récif corallien peut à son tour nous protéger en arrêtant les vagues.

L’ensemble du projet n'a pu être mené que sur 12 sur 20 semaines prévues en raison des événements sociaux qui ont affecté la Guadeloupe en début d’année et conduit à annuler certaines activités. Le jury a considéré que ce dossier présenté sous forme très soignée méritait néanmoins d’être cité au palmarès : mêlant intimement sciences de la vie et de la Terre et écologie, le travail mené dans l’environnement même des enfants leur a appris à mieux le connaître, à le préserver et à coopérer et ils ont de plus progressé en français lu, écrit, parlé.

Les 5 seconds prix ex-æquo (350 €) récompensent :

• l’école École Paul Bert, à Besançon (Doubs), pour le dossier présenté par la classe de CM2 de Monsieur Olivier DINETTE, Construction d’une maquette de carrefour pour automobiles et piétons.

Ce projet technologique s’inscrit dans le cadre de la prévention des risques routiers. Très original, il a consisté à faire construire aux élèves une maquette permettant de simuler les conditions nécessaires pour qu’un piéton traverse un carrefour en toute sécurité.
La réalisation de la maquette a conduit les élèves à travailler la notion de modèle et donc à s’interroger sur les éléments nécessaires et sur leur fonctionnement. Ils ont ainsi abordé l’électricité et la transmission des mouvements, mais aussi des notions appartenant à d’autres disciplines : mathématiques, français, arts plastiques.
La partie « électricité » est remarquable : il s’agit tout d’abord de trouver un moyen d’allumer une lampe avec une pile directement, puis à distance, puis deux lampes… Les élèves ont ainsi découvert pas à pas les circuits série et dérivation, et analysé leurs avantages et inconvénients respectifs à la lumière de la maquette à construire.

Si l’on peut regretter l’insuffisance d’indications sur les tâtonnements par lesquels les élèves ont dû passer lors de leurs réflexions, on saluera la finesse des commentaires du maître à propos des difficultés qu’ils ont rencontrées, qui laisse supposer que ces difficultés ont été prises pour cibles dans la construction des activités, ce qui les rend pédagogiquement fécondes.

• l’école maternelle Jean Feidt de Toul (Meurthe-et-Moselle), pour le projet réalisé par les classes de moyenne et grande sections de Mesdames Valérie GABAZZI, Myriam PETIT, Marylène RENAUD et Carole WUST, Croquez, mangez à belles dents !

 

C’est à la suite d’une enquête concernant l’hygiène bucco-dentaire effectuée auprès des enfants et de leurs parents que ce projet original a pris naissance.
Les enfants ont d’abord exécuté la consigne « Dessine ce qui se trouve dans ta bouche », ils en ont conclu la nécessité de s’observer dans un miroir, et ont réalisé l’empreinte de leurs deux mâchoires dans de la pâte malléable. Ils ont ensuite examiné des radiographies et découvert que les dents ont des racines, puis manipulé des maquettes de mâchoires aux dents amovibles. Un problème a alors surgi : toutes les dents ayant été enlevées puis examinées, comment retrouver la place de chacune sur les mâchoires ? Il a fallu trier toutes les dents puis se regarder à nouveau dans une glace, bouche grande ouverte ! Alors, une nouvelle question s’est posée : « Pourquoi avons-nous des dents différentes ? » C’est en mangeant une pomme et en observant attentivement ce qui se passe alors, que les enfants ont pu définir le rôle de chaque sorte de dent.

D’autres questions comme « Pourquoi perd-on ses dents vers l’âge de six ans ? Qu’est-ce qu’une carie ? Pourquoi et comment doit-on se brosser les dents ? » ont conduit à rechercher diversement des réponses, dans des maquettes de mâchoires correspondant à différents âges de la vie, ou des documents, ou encore en consultant un dentiste. Ensuite, la nécessité d’une alimentation équilibrée pour garder des dents saines a retenu l’attention des écoliers. De nombreuses dessins, traces écrites, photos, images documentaires, ont été réunis dans des albums pour témoigner de tout l’investissement des enfants dans ce projet.

Enfin, des ateliers dénommés « Rallye des quenottes » ont été organisés dans l’école pour présenter ce magnifique travail aux familles et à d’autres classes.

• l’école publique « Jules Ferry, à Chappes (Puy-de-Dôme) pour le Défi scientifique et technologique  relevé par des classes de CE2-CM1 de Madame Isabelle BIONNIER et Monsieur Patrick TISSANDIER.

Il s’agit là d’un projet pluridisciplinaire mené pendant toute l’année scolaire, impliquant l’ensemble de la classe et bénéficiant d’un accompagnement scientifique. Il s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste nommé « Eurékârt », issus d’une collaboration entre l’entreprise Michelin et l’Inspection Académique d’Auvergne. L’objectif est de « concevoir un véhicule qui roule droit, le plus loin possible, qui emporte son moteur et peut transporter une charge ».

Le dossier est riche et soigné, les objectifs en termes de savoirs et de savoir-faire sont clairs et le travail de la classe est très précisément exposé : l’on suit avec enthousiasme la démarche d’investigation dans laquelle les élèves se posent des questions, émettent des hypothèses, isolent des variables, tâtonnent, observent, font des essais, des erreurs, expérimentent… jusqu’aux victoires qui les conduisent à construire un véhicule répondant à toutes les contraintes fixées par le défi. L’ensemble de ces actions leur permet d’approcher de manière rigoureuse certains des principes qui fondent l’activité scientifique, et d’acquérir un vocabulaire scientifique approprié. En conclusion, les enseignants ont su faire de ce défi un projet véritablement intégrateur dans lequel mathématiques, sciences, technologie, français, histoire trouvent intelligemment leur place. Enfin, l’interaction avec le chercheur présent ponctuellement dans la classe paraît exemplaire.

• l’école élémentaire Jean Jaurès, à Gerzat (Puy-de-Dôme), pour le travail de la classe de CM1 A de Madame Sylvie PLANEIX, Eurêkart : ça roule !, un défi technologique et écologique.

Ce projet est également une réponse au défi « Eurékart » organisé en partenariat avec Michelin et l’inspection académique du Puy de Dôme, et consistant à « fabriquer un véhicule qui roule droit, le plus loin possible, sans qu’on le tire ni qu’on le pousse, qui emporte son moteur et peut transporter une petite charge ». À ces différentes contraintes, la classe en a ajouté une autre, de taille : construire un véhicule totalement biodégradable !
Le projet a été conduit sur la totalité de l’année scolaire. Dans un premier temps, les élèves ont élaboré leur véhicule (hors propulsion) et réfléchi aux contraintes à respecter pour qu’il roule droit et aille le plus loin possible, ce qui les a amenés à imaginer des dispositifs astucieux pour diminuer les frottements existant entre les roues et le châssis du véhicule. Puis les élèves ont analysé plusieurs modes de propulsion, présentés par un chercheur de la société Michelin : moteur à vapeur, moteur électrique, moteur à air comprimé
Après plusieurs essais, la classe a retenu pour système de propulsion un dispositif très ingénieux, qui a finalement permis au véhicule, construit entièrement avec des matériaux biodégradables, de franchir la distance de 6,03 m : bel exploit.
En conclusion, ce projet dont l’excellence de la démarche scientifique est à souligner, a permis aux élèves d’aborder des domaines très variés des sciences mais également de la technologie, tout en assurant de très belles liaisons avec l’enseignement du français. La réalisation pratique à laquelle il a donné naissance est de très grande qualité.

• l’école maternelle Les Géraniums à Colmar (Haut-Rhin), pour le dossier présenté par la classe de moyenne-grande section de Monsieur Alain MORITZ, Notre vivarium .

 

Le travail a porté sur les manifestations de la vie animale au sein de vivariums dont l’installation dans la classe, à l’origine, a été conçue avec un double objectif :
- permettre toute l’année l’observation d’animaux en classe, dans des conditions qui les respectent ; 
- produire comme un tout premier carnet d’expériences sous forme de dessins, échantillon, fiches d’identité illustrées…
Tout d’abord, les élèves ont répondu à des questions à partir de leurs observations d’escargots apportés dès septembre par le maître et d’expériences réalisées dans le vivarium : que mange l’escargot ? comment se déplace-t-il ? pourquoi est-ce un mollusque ? Les réponses des enfants sont reproduites et illustrées par de jolies photos prises sur le vif et commentées par eux. En mars, les enfants ont pu observer le réveil des escargots après l’hibernation puis, à la fin du mois de mai, des œufs pondus par leurs escargots dans la partie terreuse du vivarium et, avec bonheur, leur éclosion en bébés dont ils ont suivi la trace sur les parois. Enfin, le 19 juin, une sortie en forêt a été organisée pour rendre à la nature tous les escargots. Ce fut l’occasion de nouvelles rencontres: celle de la grenouille et ses têtards observés à la loupe, de la libellule et d’un bousier sous un vieux tronc. L’occasion aussi, pour le maître, de distiller à ses élèves des recommandations écologiques pour ne pas polluer la forêt après le pique nique.
D’autres animaux ont été étudiés, comme des phasmes… ou encore une mésange dont la manière de picorer et l’envol ont été suivis depuis la fenêtre de la classe.

Alain Moritz, déjà lauréat en 2001, a multiplié les occasions de susciter le questionnement de ses élèves et de mettre en relation leurs observations successives pour développer tout au long de l’année scolaire leur goût pour la science et leur soif de mieux connaître la nature.

 

Les 3 premiers prix ex-æquo (500 €) sont décernés à :

• l’école Paul Langevin, de Raismes-Vicoigne (Nord) pour le travail effectué par la classe de CP-CE1 de Monsieur Boris vignolle, Voyage dans la peau d’un bousier.
 

• l’école d’Évires (Haute-Savoie) pour le projet réalisé par la classe de moyenne section de Maternelle de Madame Magalie DELPORTE, À la rencontre des escargots.

• École maternelle Jules Vallès, à Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne) pour le travail effectué par les classes de petites et moyennes sections de Mesdames Isabelle WESOLOWSKI et Cécile TRUAN, d’une part, Christine LACLAU-GHERBI, d’autre part, Sciences et langage en cycle 1.


PRIX « Mémoires professionnels »

Créée en 2001 sous l’égide de l’Académie des sciences, cette compétition souligne l’importance de l’enseignement des sciences dans la formation des futurs professeurs des écoles. Elle distingue des mémoires réalisés à partir des travaux écrits demandés aux professeurs des écoles stagiaires en deuxième année d’institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) durant l’année scolaire 2008-2009 et consacrés, dans l’esprit de La main à la pâte, à l’enseignement des sciences et de la technologie à l’école primaire (maternelle incluse). Il s’agit là d’une distinction exclusivement honorifique.
 
Le jury des prix « mémoires professionnels » de La main à la pâte, réuni le 24 septembre 2009 sous la présidence d’Yves MEYER, a décerné 2 prix ex-aequo et 1 mention au palmarès.
 
 
La mention est attribuée au travail de Madame Laurence Fischer, L’observation d’un élevage de cochons d’Inde en petite section. Ce mémoire a été dirigé par Madame Magali Gallezot, IUFM de Versailles
 
Madame Laurence FISHER a fait l’hypothèse que l’introduction d’un animal dans une classe de petite section pouvait profiter à ses élèves. Aussi a-t-elle apporté un cochon d’Inde en classe, et proposé aux élèves des activités portant sur le vivant, tout en entreprenant une étude comparée de deux groupes d’élèves, les uns travaillant à partir de documents, les autres à partir de l’observation directe du cochon d’Inde, de sa morphologie, son mode de nutrition, etc. De son côté, l’enseignante observe les changements de comportement des enfants vis-à-vis de l’animal ainsi que les relations que les élèves entretiennent entre eux.
Les critères qui permettent de reconnaître un être vivant sont bien choisis et adaptés à des enfants de ces âges. Les résultats de la recherche ne sont pas étonnants, l’observation directe se révèle plus motivante et riche en apprentissages que l’observation de documents.
Il aurait été intéressant d’étudier sur deux groupes d’enfants observant le même animal, l’impact sur les apprentissages qu’aurait pu avoir l’utilisation de documents pour un des groupes…
 
 
• Les prix sont décernés,
 
- d’une part à Mesdames Maeva WALEHIANE et Bénédicte LEVESQUE (épouse PREVOTEAU du CLARY), pour leur mémoire intitulé Le théâtre de toutes les histoires Un projet de classe pour apprendre à travailler ensemble, dirigé par Madame Alix Géronimi, IUFM de Grenoble.
Afin de mettre en scène des histoires à présenter à des élèves de maternelle, mais aussi à des parents d’élèves, ces enseignantes ont conçu un projet consistant à faire concevoir, fabriquer et utiliser par leurs élèves de CP des cadres servant de supports d’illustrations pour une représentation théâtrale. Ce projet interdisciplinaire a notamment conduit les élèves à concevoir et réaliser pratiquement les objets en utilisant les outils appropriés aux matériaux pour façonner les différentes pièces à assembler.
Dans leur mémoire, les enseignantes se sont interrogées sur la façon dont ce projet a contribué à développer l’aptitude des élèves à travailler en groupe, en analysant par exemple leurs capacités « à prendre en compte le point de vue de l’autre », à « participer à l’activité collective » et à « désigner un rapporteur » pour présenter le fruit du travail collectif. Elles se sont d’autre part posé une question plus générale : le travail de groupe peut-il être un moyen d’apprentissage ?
Le jury a particulièrement apprécié la qualité des grilles d’observation et d’évaluation et celle des analyses réalisées sur un projet ambitieux mené avec de jeunes enfants.
 
 
- d’autre part à Madame Ophélie Toussaint, pour son mémoire intitulé Un lapin en maternelle : un outil d’apprentissage pluridisciplinaire, dirigé par Madame Anne-Sylvie Mayer, IUFM de Lorraine
 
Une jeune professeur des écoles fait un stage de trois semaines dans une classe maternelle et y installe un lapin. Ce lapin devient un support d’une multitude d’apprentissages renvoyant à la quasi-totalité des domaines et champs disciplinaires de l’école maternelle : la démarche scientifique naissante se fait par la découverte du monde du vivant, puisque les élèves vont travailler sur l’anatomie, l’habitat, le déplacement, l’alimentation, la croissance, le mode de vie … du lapin.
S’y ajoute ensuite tout un travail sur la langue française, l’expression orale, l’enrichissement du vocabulaire auquel contribuent la littérature de jeunesse, des chants, des dictées à l’adulte. Le dénombrement, la spatialisation, l’approche de la temporalité, la coopération, la socialisation, le vivre ensemble, sont des compétences que la présence du lapin a permis de travailler. Enfin la dimension créatrice n’a pas été oubliée, avec la fabrication de masques et expression corporelle et théâtrale.
En un mot, tout est bon dans le lapin … pour servir de support aux apprentissages de ces élèves de maternelle.

Cet écrit a enfin l’avantage d’aborder une question insuffisamment étudiée : quelle place peuvent avoir les émotions dans une démarche d’investigation scientifique ?

 


PRIX « CAFIPEMF »

Le prix CAFIPEMF, créé en 2007 sous l’égide de l’Académie des sciences, récompense un lauréat du certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou de professeur des écoles maître formateur, pour le mémoire qu’il a rédigé et soutenu en vue de son admission, à condition que ce mémoire porte sur l’enseignement rénové des sciences.
Le jury du prix CAFIPEMF, réuni le 26 novembre dernier sous la présidence d’Yves Meyer, membre de l’Académie des sciences, a résolu de distinguer un dossier en lui décernant une mention.
 
Cette mention est décernée au mémoire de Madame Myriam VERCOUTERE intitulé Le cahier d’expériences au cycle 2. Un outil méthodologique pour les apprentissages : les élèves acteurs, l’enseignant médiateur.
 

L’enseignante a engagé avec des élèves de CP-CE1 un travail sur la glace et la fonte des glaçons puis sur le ver de farine, en demandant aux élèves de tenir un cahier d’expériences. Elle a choisi de traiter dans son mémoire trois aspects liés à la mise en place de ce cahier d’expérience : la démarche scientifique, la maîtrise de la langue et les activités d’apprentissages. Ce mémoire témoigne des qualités de rédaction et d’analyse de la lauréate comme de son engagement pédagogique. Cependant, le professeur a travaillé avec des élèves qui, en raison de leur âge, ne pouvaient maîtriser les outils pour appréhender certains aspects du sujet qui leur était proposé ; dès lors, certaines conclusions ne pouvaient être, sur le plan scientifique, qu’approximatives. Le jury a choisi, néanmoins, de ne pas pénaliser cette candidature et de récompenser, en lui décernant une mention, un mémoire dont les mérites sont incontestables.

 


PRIX « Que faire dans le monde ?... un métier »

Créée en 2009 sous l’égide de l’Académie des sciences, et en partenariat avec la fondation CGénial, cette compétition souligne l’importance et la richesse d’un partenariat avec une entreprise. Elle distingue des activités scientifiques expérimentales réalisées par des classes de 6e ou de 5e pratiquant l’enseignement intégré de science et technologie en lien avec une entreprise partenaire durant l’année scolaire 2008-2009.
 
Le jury du prix « Que faire dans le monde ?... un métier » de La main à la pâte, s’est réuni le 3 décembre 2009 sous la présidence d’André PINEAU, membre de l’Académie des technologies. Il a résolu de décerner 2 prix ex-aequo d’un montant de 250 € chacun.
 
Les prix sont décernés
 
D’une part aux professeurs du collège Emile Zola de Fouquières-lez-Lens (Pas-de-Calais) : à Mesdames Rose-Marie HANOT (professeur de technologie) et Karine SIX (professeur de sciences de la vie et de la Terre) et à Monsieur Pierre BARBET (professeur de physique-chimie), pour le travail réalisé dans deux classes de 6è avec le Technicentre SNCF d'Hellesmes.
 
Le principal du collège Émile Zola, M. Petitprez, a signé un partenariat avec le Technicentre SNCF d’Hellemmes, ce qui a permis aux professeurs participant au projet d'enseignement intégré de science et technologie de construire leur projet « énergies et transports » en y incluant l’approche de différents métiers. Ce projet a permis l'étude de l'évolution historique du train, du pantographe au moteur, ainsi que celle d'un circuit électrique. Prenant l’exemple d’un moteur de TGV au Technicentre d'Hellemmes, les élèves ont découvert comment fonctionne un moteur électrique. Enfin, l'aspect environnemental a été abordé à travers une réflexion sur l'influence des lignes TGV sur l'environnement. Les élèves de 6e ont pu rencontrer un ingénieur, M. Poiriez, et interagir avec lui. Le partenariat avec l’entreprise, qui a donné lieu à un véritable échange, a permis aux élèves d’aborder un peu plus concrètement le programme scolaire, de découvrir de nouveaux métiers (de la chaudronnerie à l’électronique de pointe...) et d'avoir une première vision du monde de l'entreprise.
 
 
L’autre prix ex-aequo a été décerné à Madame Emilie LENOIR (professeur de sciences de la vie et de la Terre), Messieurs Mathieu FOURRE (professeur de technologie) et Sébastien MARY (professeur de physique-chimie), collège André Malraux de Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) pour le travail réalisé avec la Coopérative d’Approvisionnement des Arboriculteurs, Horticulteurs et Maraîchers de la Région Orléanaise ((C.A.A.H.M.R.O. Jardin), une entreprise locale de vente de produits d'horticulture, par 78 élèves répartis dans 5 classes de 6e et une classe de 3e DP3 (Découverte professionnelle en classe de 3e).
 
Le projet a consisté à réaliser une serre à arrosage écologique, implantée dans le collège. Plusieurs étapes ont été nécessaires afin de concrétiser ce projet, et ont nécessité le travail en commun de différentes classes de différents établissements :
- le socle en béton a été construit par les élèves de 3e DP3 dans le cadre du concours « Batissiel » pour la découverte du patrimoine, de l’architecture et de la construction ;
- la structure métallique a été réalisée par les élèves du C.A.P métallier-serrurier du Lycée Professionnel Jean Lurçat (45- Fleury les Aubrais) ;
- l’enveloppe en « Ondex », matériau dont la résistance mécanique est très importante, est fournie par l'entreprise C.A.A.H.M.R.O;
- l’arrosage automatique alimenté par panneau solaire sera installé en 2010 en collaboration avec l'entreprise C.A.A.H.M.R.O.

C’est là un bel exemple de travail en synergie d'élèves de sections différentes, pour parvenir à une réalisation commune. Cette serre servira pour l’implantation d’un potager par d'autres élèves de l'établissement.

 


PRIX « Sciences et langue française au collège »

Ce prix, créé en 2009 sous l’égide conjointe de l’Académie française et de l’Académie des sciences, récompense le travail réalisé dans une classe de 6e liant enseignement intégré de science et technologie et langue française durant l’année scolaire 2008-2009.
Sous la présidence de Michel SERRES, membre de l’Académie française, le jury des prix de La main à la pâte, « Science et langue française au collège» s’est réuni le vendredi 26 novembre 2009. Il a décidé de décerner 1 prix d’un montant de 500 €.
 
Le prix est décerné :
 
- aux professeurs du collège Jean-Jacques Soulier de Montluçon (Allier) : Mesdames Myriam SOMMOVIGO (professeur de sciences de la vie et de la Terre) et Laurène RIVAT (professeur de français) et à Messieurs Frédéric CASSORE (professeur de technologie), Joseph CORREIA (professeur de physique-chimie) et Laurent BAUCHER (professeur d’art plastique), pour leur travail sur le conte « Une histoire de fou », mené avec 54 élèves de 6e répartis dans deux classes.
 
Les professeurs participant au projet d’enseignement intégré de science et technologie se sont associés aux professeurs de français et d’art plastique afin de participer à un concours organisé par l’association des « Atomes Crochus ». Il s’agissait de travailler sur un conte scientifique inachevé et d’en trouver la fin. Pour ce faire, les élèves ont étudié la structure narrative du conte et les caractéristiques de ce type particulier de récit, testé les hypothèses imaginées avec leurs professeurs de science et technologie pour expliquer la réussite d’un personnage, puis rédigé en conséquence la fin de l’histoire avec leur professeur de français. Ils ont enfin réalisé un document de synthèse pour rendre compte, avec l’aide de l’outil informatique, de l’ensemble des activités qu’ils avaient réalisées. Une collaboration a été engagée avec leur professeur d’art plastique pour élaborer les pages de garde des dossiers. L’ensemble de ce travail interdisciplinaire a été conclu par une séance consacrée à l’évaluation.

Revenons au conte, que les élèves ont réécrit : l’on y retrouve de nombreuses références aux contes traditionnels, de l’humour, de l’aventure, de l’amour. Et, vous vous en doutez, il s’agit d’une histoire qui se finit bien !


 

Présentation des dossiers du prix « Écoles primaires » :