Portraits de chats / de Pères Noël

Portraits de chats / de Pères Noël


Cette activité propose initialement de travailler à partir de portraits de chats. Nos proposons alternativement un travail à partir de portraits de Pères Noël, en menant la même activité mais su la base de cette fiche, à télécharger :


Bloc 1 : Observer A partir du Cycle 2 2 activités, 1 réinvestissement
  • Objectif : Réaliser ce qui se passe en nous lorsque nous observons et comparons les éléments du monde qui nous entoure. Constater la diversité de notre vocabulaire et la nécessité d’une terminologie commune pour pouvoir se comprendre : en sciences et dans le quotidien.
  • Savoir-faire Esprit scientifique, Esprit critique : 1.1 - Mener des observations de façon rigoureuse et les communiquer
    Niveau 1 : Définir des critères d’observation et être précis dans son langage
    Niveau 2 : Utiliser un vocabulaire et des critères plus sophistiqués pour décrire
  • Enseignements / Disciplines engagé(e)s : Questionner le monde, Français
  • Compétences associées : Pratiquer, avec l’aide du professeur, quelques moments d’une démarche d’investigation – Observer des animaux et des végétaux – Communiquer en français, à l’oral et à l’écrit en cultivant précision, syntaxe et richesse du vocabulaire (vocabulaire du portrait – Synonymes / antonymes) – Adopter une distance critique par rapport au langage produit.

Activité 1 : Observer et décrire

Objectif général : Réaliser ce qui se passe en nous lorsque nous observons et comparons les éléments du monde qui nous entoure.
Déroulé et modalités : Les élèves décrivent et comparent, de façon personnelle, deux animaux imaginaires.
Durée : 30 à 45 min
Matériel : Pour chaque élève ou groupe d’élèves : Fiche 1 et Fiche 2
Message à emporter : L’activité d’observation n’est pas passive : nous établissons des stratégies, définissons des critères, comparons des éléments entre eux.

Déroulé possible

L’enseignant distribue à chaque élève un exemplaire de la Fiche 1, représentant deux portraits d’animaux imaginaires. Il donne la consigne : « vous allez devoir repérer des différences entre les deux personnages. Dans un premier temps, entourez-les sur le dessin. » Le « jeu des différences » est parfois évoqué par les élèves, car ils le connaissent. Une couleur par différence peut être choisie pour plus de lisibilité. Quelques minutes sont données pour cela.

Avec les plus jeunes, le travail de description verbale des différences peut être fait à l’oral (collectivement ou en petits groupes, éventuellement en binômes).
Avec les élèves scripteurs, l’enseignant distribue un exemplaire de la Fiche 2 (le tableau de comparaison) par élève ou groupe d’élèves, et annonce que cette grille va servir à écrire la liste des différences en utilisant des mots les plus précis possibles.

Un exemple (voire deux) est donné collectivement pour être sûr que toute la classe a compris. Exemple :

Partie du visage Comment est-elle chez le chat A ? Comment est-elle chez le chat B ?
Poils du bout des oreilles Raides, lisses, droits Bouclés, frisés, en tire-bouchon

Sans s’y attarder pour l’instant, l’enseignant liste tous les mots proposés par les élèves pour décrire un même aspect (ex. : « raides », « lisses », « droits »). Une fois l’exemple donné, les élèves travaillent en autonomie : individuellement, en binômes ou par groupes.

Note pédagogique
Il n’est pas nécessaire de demander aux élèves de trouver toutes les différences. Chacun sera libre d’en décrire le nombre adapté : de 1 à 4 (en plus de l’exemple collectif). L’important est plutôt d’avoir compris que l’on observe une partie du visage en particulier, que celle-ci n’a pas le même aspect chez A et chez B, et qu’il faut trouver des mots pour les décrire.

Une brève mise en commun est organisée oralement et un ou deux exemples sont proposés. Il est alors possible de discuter le fait que – pour aboutir à ces descriptions – « on n’utilise pas seulement nos yeux, mais on doit réfléchir, découper le visage en « morceaux » dans sa tête, trouver des mots justes ». « Observer, ce n’est pas « ne rien faire » dans sa tête : ce n’est pas être passif. »

Notes pédagogiques
• À première vue, les élèves pourront penser que ce travail est facile, puis réaliseront que la tâche est plus ardue qu’il n’y parait.
Certains diront peut-être « je vois les différences, mais je ne sais pas comment les dire », soulignant l’importance cruciale du vocabulaire à notre disposition, dans notre aptitude même à appréhender notre monde et à agir sur lui. Pour les aider à démarrer, il sera possible de les inviter à comparer la forme avec un autre élément qu’ils connaissent (par exemple « comme un escalier » pour les moustaches du chat B).
• Souligner qu’il n’y a pas « une seule bonne réponse » est important, car ce n’est pas un réflexe pour les élèves.
• Inciter les élèves à ne pas définir sur l’absence (A a / B n’a pas) mais plutôt à trouver des mots pour décrire ce qui caractérise A et ce qui caractérise B.

À la fin de l’activité, les grilles remplies par les élèves sont nommées et conservées en vue de l’activité 2, réalisée à la suite ou à distance de celle-ci.


Activité 2 : Adopter un vocabulaire commun, pour se comprendre

Objectif général : Constater la diversité de notre vocabulaire, éprouver la nécessité d’une terminologie commune pour pouvoir se comprendre, en sciences et dans le quotidien.
Déroulé et modalités : Les élèves décrivent et comparent, de façon collective, deux animaux imaginaires.
Durée : 1 séance (45 min à 1h), à la suite ou à distance de l’activité 1
Matériel : Pour chaque élève ou groupe d’élèves : Fiche 1 et Fiche 2 remplies à l’activité 1
Message à emporter Pour décrire un même objet, nous utilisons tous des mots variés et différents. Si nous devons communiquer entre nous, pour nous comprendre – nous avons besoin de nous mettre d’accord sur des termes communs. Cette nécessité d’unité du langage est centrale en science, mais elle est également présente dans notre quotidien, simplement pour parler entre nous.

Déroulé possible

Les grilles issues de l’activité 1 (Fiche 2) sont restituées aux élèves ou groupes d’élèves. Un équivalent est reproduit au tableau par l’enseignant, en y faisant figurer l’exemple énoncé précédemment. La Fiche 1 représentant les chats leur est également de nouveau fournie.

Après avoir rappelé ce qui a été fait, une mise en commun est organisée au tableau pour compiler toutes les propositions de la classe concernant les 4 différences entre les chats (autres que l’exemple). Il apparaît que le vocabulaire est varié, au sein de la classe, pour décrire un même élément du visage de l’animal d’une part, et pour décrire son aspect d’autre part. Exemple de vocabulaire utilisé :

Partie du visage Comment est-elle chez le chat A ? Comment est-elle chez le chat B ?
Pointe des oreilles / poils des oreilles / plumets / plumeaux / touffes Raides/ lisses / droits Bouclés / frisés / crépus / en tortillons / en tire-bouchon
Dessus du nez / Bourrelet sur le nez Tacheté / piqueté / moucheté / petits points Rayé / strié / hachuré
Motif au-dessus de la bouche / Décoration des babines En forme de carrés/ losanges / étoiles En forme de cœurs à l’envers / de piques
Moustaches / poils des joues Raides / lisses Crantés / en forme d’éclairs / en zig-zag
Fourrure des joues / barbe / poils des joues / favoris / bajoues Bouclés / Tortueux / Spiralés Raides / en touffes tombantes

Certaines ambiguïtés pourront être discutées, par exemple « poils des joues », qui pourrait aussi bien se référer aux moustaches qu’aux bajoues, révélant le besoin d’une précision plus grande.

La classe réalise que « si on veut communiquer, se comprendre et ne pas risquer de mal interpréter quelque chose – qu’il faut se mettre d’accord sur un vocabulaire unique qu’on utilisera tous ». En fonction du temps, procéder à ce choix (ce consensus) pour un, deux, trois ou quatre des exemples, par exemple en soulignant le terme que la classe aura choisi comme étant le plus pertinent.

Notes pédagogiques
• Choisir l’un des mots proposés pour chaque cas peut être long car il faut discuter du sens profond de chaque mot. C’est un travail très intéressant mais coûteux en temps. Le faire pour un exemple peut suffire, l’essentiel étant que la classe ait bien compris.
• Si l’enseignant le juge pertinent, l’usage du dictionnaire peut être fait. Il est intéressant pour être sûr de la définition d’un mot, et pour obtenir des consensus. L’occasion peut être saisie, pour travailler sur la façon de chercher dans un tel ouvrage, sur l’ordre alphabétique, sur la fiabilité des sources que l’on consulte…


Conclusion générale

La classe se rappelle différentes séances de sciences où il a également fallu se mettre d’accord sur un vocabulaire précis. Ce peut être en biologie (par exemple sur l’anatomie de la fleur), en physique (par exemple les différentes composantes d’un circuit électrique), en technologie (les parties d’une bicyclette)… A cette occasion, on pourra souligner que les scientifiques du monde entier ont besoin de faire la même chose, pour se comprendre, pouvoir discuter et comparer leurs observations respectives, et aussi pour pouvoir refaire les expériences des uns et des autres exactement à l’identique.

Enfin, inciter la classe à chercher des exemples de la même nécessité dans la vie quotidienne : pour les objets de la maison, les vêtements, les métiers…


Activité de réinvestissement (optionnelle) : description naturaliste

Objectif général : Réinvestir les acquis dans le contexte de la comparaison de deux animaux réels.

La Fiche 3 est proposée à titre de réinvestissement optionnel, sur des chats réels. Elle comporte deux chats : un chat noir et blanc à poils longs et un chat tigré à poils courts. A l’aide d’une grille ou sous la forme d’une rédaction libre, les élèves proposent leurs critères de comparaison : les parties du corps à observer, et la description (l’état) de ces parties du corps, chez chacun des deux chats.

Pour faciliter le travail, éventuellement proposer à la classe de commencer par décrire la couleur globale du pelage (noir et blanc / tigré). Ceci permet de se détacher par la suite de la couleur pour s’intéresser à d’autres aspects (longueur des poils, épaisseur de la queue…).

La diversité du vocabulaire mobilisé peut – une nouvelle fois – être évoquée.


Évaluation

Une fiche d’évaluation est fournie. Il s’agit, pour les élèves, de remobiliser la notion de critère de comparaison, dans le cadre de la comparaison descriptive d’une pomme et d’une poire.


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Partenaires du projet

Fondation La main à la pâte CASDEN