Conseils de lecture pour l'enseignant


Bibliographie extraite du projet thématique


Autres ouvrages :

Sur la nature de la science

Pourquoi réfléchir en classe à la "nature de la science" ?
Ecrits de scientifiques sur la nature de la méthode scientifique
Ecrits de scientifiques sur leur vie de scientifiques
Témoignages
Les représentations que les enfants ont de la science et des scientifiques
Comment pensent les scientifiques ?

Sur l'esprit critique

Apprendre de l'histoire des sciences
Des réfléxions sur l'esprit critique
Des outils pour l'esprit critique
Réfléxions et témoignages sur l'enseignement des sciences et l'esprit critique

 

Science et société

Mieux comprende la signification de l'incertitude en sciences


Sur la nature de la science


Pourquoi réfléchir en classe à la "nature de la science" ?

Quatre idées sur la science [pdf]

Extraits du Livre Harlen, W. (dir.) (2011). 10 Notions clé pour enseigner la science. Paris: Le Pommier. la version PDF du livre est disponible ici, dans son intégralité.

« L’éducation  à la science a des objectifs multiples. Elle doit viser à développer : la compréhension d’un ensemble de notions-clés de science incluant des idées DE science et des idées SUR  la science et son rôle dans la société ; des compétences scientifiques permettant de rassembler et d’utiliser des évidences, des attitudes scientifiques.   Nous utilisons ici l’expression notion-clé pour signifier un énoncé abstrait, expliquant des relations observées entre phénomènes ou des propriétés. Cela diffère de l’usage quotidien du terme idée désignant une pensée qui n’est pas nécessairement reliée à l’usage des évidences. Une notion-clé que nous considérons comme importante en sciences est une notion qui s’applique à tout un ensemble d’objets ou de phénomènes, alors que ce que nous pourrions appeler petite idée ne s’applique qu’à une observation particulière ou à une simple expérience. Par exemple, le fait que les vers de terre soient bien adaptés à vivre dans le sol est une petite idée ; une notion-clé plus ample est que les êtres vivants ont évolué sur de très longues périodes de temps pour pouvoir vivre dans certaines conditions. Par une éducation à la science, les élèves développent leur compréhension de notions-clés sur les objets, les phénomènes, les matériaux et les relations dans le monde naturel (par exemple, que toute matière est faite de particules microscopiques ; que certains objets sont capables d’en affecter d’autres à distance).

Non seulement ces notions-clés fournissent des explications aux observations et répondent aux questions qui surgissent dans la vie quotidienne, mais elles permettent des prédictions sur des phénomènes n’ayant pas été observés jusqu’ici. Une éducation à la science doit également développer des notions-clés traitant de l’investigation scientifique, du raisonnement et des méthodes de travail (par exemple, le fait que la méthode scientifique permet de faire des prédictions basées sur des explications possibles ou qu’elle permet de tester la valeur de différentes idées par rapport à leur capacité de preuve), ainsi que des idées sur les relations entre science, technologie, société et environnement (par exemple, que les applications de la science peuvent avoir des effets sociaux, économiques et environnementaux positifs ou négatifs). Bien que ces notions-clés de science soient l’objet principal de ce petit ouvrage, il est important de souligner que les buts de l’éducation à la science incluent également le développement d’attitudes et de compétences scientifiques. La compréhension de la façon dont la connaissance scientifique s’est développée doit, au moins en partie, résulter de la mise en œuvre d’investigations scientifiques de différentes sortes. » Wynne Harlen, 10 notions clé pour enseigner les scienes, Chapitre 1.

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L'enseignement des sciences fondé sur l'investigation [pdf]

Guide L'enseignement des scienes fondé sur l'investigation . Conseils pour les enseignants, issu du projet européen Pollen, par Edith Saltiel, Karen Worth, Mauricio Duque, 2009. 

« L’enseignement des sciences fondé sur l’investigation (ESFI) s’appuie sur la compréhension des modes d’apprentissage des élèves, sur la nature de l’investigation scientifique et sur l’identification des connaissances et compétences que les élèves devront maîtriser. Il présuppose également que les élèves comprennent réellement ce qu’ils apprennent et ne se limitent pas à apprendre des contenus et des informations. Contrairement au processus d’apprentissage dans lequel la satisfaction d’être récompensé constitue la seule motivation, l’ESFI recherche à motiver les élèves par la satisfaction d’avoir appris et compris quelque chose. Il ne s’agit pas de mémoriser sur le court terme des quantités d’informations mais, plutôt, de s’attarder sur certaines notions pour les consolider et les renforcer à mesure que l’élève grandit. (...). La compréhension du processus d’investigation scientifique constitue un des fondements de l’ESFI. Il est illustré dans la figure ci-contre par un système ou un ensemble d’étapes assez proches de la façon dont les scientifiques procèdent dans leur travail. Mais quelques précautions s’imposent.

Ce système ne se résume pas à un ensemble d’étapes à suivre. Ces étapes servent plutôt de cadre au processus. Pour les élèves, cela débute par une phase d’exploration qui leur permet de se familiariser avec le phénomène qu’ils vont étudier. On passe, ensuite, à une phase d’investigation constituée de plusieurs parties. Les nombreuses flèches de la phase de conception et de conduite d’investigations indiquent qu’il ne s’agit pas d’un processus linéaire. L’investigation scientifique, qu’il s’agisse de celle de l’élève ou du scientifique, est un processus compliqué. Les étapes décrites dans la figure risquent d’avoir besoin d’être repensées, certaines méritant que l’on s’y attarde ou parfois même qu’on les saute. Par exemple, si les résultats des investigations des élèves ne viennent pas valider leur prédiction ou suggestion (voire hypothèse) de départ, ils auront besoin de questionner ces dernières, de revenir au point de départ de leur recherche et de concevoir une nouvelle expérience. Si l’investigation conduite par leurs soins n’aboutit pas, ils devront en imaginer une autre. Lorsqu’ils parviennent à une première conclusion, mais que celle-ci diffère de celle proposée par un autre groupe, ils devront procéder à une vérification de leurs résultats. On passe à la troisième phase de ce processus lorsque les élèves ont effectué un certain nombre d’investigations et qu’ils sont prêts à faire une synthèse de ce qu’ils ont appris pour en tirer des conclusions finales (travail souvent réalisé en classe entière). On passe alors à la quatrième phase : celle où les élèves communiquent leurs nouveaux acquis à un public plus large. Pour finir, précisons deux points. D’une part, selon les sujets traités et la nature de l’investigation envisagée, il faudra que l’enseignant prévoie d’insister sur certaines phases du processus. D’autre part, l’ensemble des étapes de ce processus ne sera pas forcément présent dans chaque séance. »

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TDC - L'expérimentation scientifique (Textes et Documents pour la Classe), n° 741, pp. 6-48, 1997.
« Une introduction à l'histoire des sciences et à la démarche expérimentale ... »

 L'expérimentation scientifique, TDC (Textes et Documents pour la Classe), n° 1010, 2011.

« Le cadre scientifique d’une théorie ne tient pas à ce qu’elle soit vérifiée ou vérifiable, disait Karl Popper, mais à ce que d’avance elle s’expose à se voir réfutée par l’expérience ». École de patience et de modestie, fondatrice de savoirs nouveaux, elle est aussi susceptible de produire des modifications considérables de la nature, comme la maîtrise des manipulations génétiques. Sa puissance potentielle doit donc conduire à une réflexion sur le sens même que l’on doit donner à l’expérimentation. »

 

 

Barberousse et al. (2014). Précis de philosophie des sciences. Vuibert

Cet ouvrage aborde de manière pédagogique les grands domaines de la philosophie des sciences.

Pour en présenter les développements récents, il couvre aussi bien les questions relevant de la philosophie générale de l’activité scientifique (qu’est-ce qu’une explication scientifique ? l’unité des sciences est-elle un mythe ou un idéal ?...) que celles portant sur l’épistémologie des sciences particulières (de quoi les mathématiques sont-elles l’étude ? l’économie est-elle une science empirique comme les autres ?...).
Ce précis constitue, pour les étudiants de Licence 3 et de Master en philosophie et en sciences, un support d’approfondissement de leurs cours mais aussi de préparation aux épreuves d’épistémologie des CAPES scientifiques. Il sera également utile aux doctorants et aux chercheurs confirmés qui souhaitent élargir ou actualiser leur savoir dans ce domaine.
 
 
Les coordinateurs, Anouk Barberousse, Denis Bonnay et Mikaël Cozic sont chercheurs ou enseignants-chercheurs dans le principal laboratoire français en philosophie des sciences, l'IHPST.

Germann, B. (2016). Apports de l’épistémologie à l’enseignement des sciences. Editions Matériologiques.

L’enseignement des sciences ne pouvant se réduire à la seule transmission d’une collection éparse de faits, on espère montrer dans Apports de l’épistémologie à l’enseignement des sciences qu’il est indispensable d’y intégrer les leçons de l’épistémologie (philosophie des sciences). Cet ouvrage vise à combiner l’épistémologie, la didactique des sciences, ainsi que certaines pratiques effectives en classe. S’il existe de nombreux livres d’épistémologie (souvent ardus), de didactique pure et sur des exemples de pratiques (souvent dépourvus d’étayage théorique solide), peu sont en mesure de proposer une synthèse abordable par les enseignants de ces trois domaines complé-men-taires. Le présent ouvrage a justement pour objectif de rendre compte de cette nécessaire contribution croisée.

Ce livre contribue alors à éclairer les lecteurs, qu’ils soient enseignants, mais aussi parents d’élèves ou simplement curieux d’une approche concrète de l’épistémologie, sur la manière dont s’élaborent les savoirs scientifiques (chapitre 1) ; sur les liens entre la science, la réalité et la vérité (chapitre 2) ; sur les liens entre la démarche d’investigation pratiquée à l’école et ces apports épistémologiques (chapitre 3). Les enseignants y trouveront davantage : les moyens et méthodes pour dépasser des pratiques classiques en matière d’enseignement des sciences, revigorées par les réflexions de Benjamin Germann.
Préface de Guillaume Lecointre, biologiste, spécialiste de sciences de l'évolution, professeur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris.

 

Haïssinski, J.& Langevin-Joliot, H.  (2015). Science et culture. Editions Apogée.

Ce livre de culture scientifique s’adresse à tous, dans un monde où la science joue un rôle plus grand que jamais. Il présente principes, méthodes et connaissances de manière synthétique ou par des récits. Le texte, accompagné de nombreuses illustrations, se lit à deux niveaux, le premier explicitant des notions essentielles, le second apportant commentaires et exemples ouvrant sur des questions concrètes ou sur des avancées scientifiques récentes.

Hélène Langevin-Joliot est physicienne, directrice de recherche émérite au CNRS et présidente sortante de l’Union rationaliste. Ses conférences et interventions promeuvent la science dans la culture de tous et une vision humaniste de la science dans la tradition des Curie. Elle a publié Marie Curie et ses filles. Lettres, Pygmalion, 2011. Elle est la fille de Frédéric et Irène Joliot-Curie (prix Nobel de chimie en 1935) et la petite-fille de Pierre Curie (prix Nobel de physique en 1903) et de Marie Curie (prix Nobel de physique en 1903 et prix Nobel de chimie en 1911).

Jacques Haïssinski est professeur émérite des universités. Physicien des particules, il a travaillé principalement au Centre d’Orsay de l’université Paris-Sud et a exercé des responsabilités de direction de recherche au CNRS et au CEA.

Coauteurs : Jean-Pierre Kahane, mathématicien, professeur émérite à la faculté des sciences de l’université Paris-Sud, membre de l’Académie des sciences. Ancien président de l’Union rationaliste, on lui doit de nombreuses interventions sur la place de la science dans la société et l’enseignement des mathématiques.
Michel Morange, professeur de biologie à l’ENS et l’université Paris-Sud, directeur du centre Cavailles d’histoire et de philosophie des sciences. Il a publié notamment La Vie, l’évolution et l’histoire, Odile Jacob, 2011.
Évariste Sanchez-Palencia, directeur de recherche émérite au CNRS (mécanique théorique et mathématiques appliquées), membre de l’Académie des sciences. Il est l’auteur de Promenade dialectique dans les sciences, Hermann, 2012.
 
Sous l’égide du groupe « Culture scientifique » de l’Union rationaliste.

 

   
   

 

 

 

 


Ecrits de scientifiques sur la nature de la méthode scientifique

Henri Poincaré: Science et Méthode. Paris: Flammarion, 1908.  [pdf]

« Ce que j’ai cherché à expliquer dans les pages qui précèdent, c’est comment le savant doit s’y prendre pour choisir entre les faits innombrables qui s’ofTrent à sa curiosité, puisque aussi bien la naturelle infirmité de son esprit l’oblige à faire un choix, bien qu’un choix soit toujours un sacrifice. Je l'ai expliqué d’abord par des considérations générales, en rappelant d’une part la nature du problème à résoudre et d’autre part en cherchant à mieux comprendre celle de l’esprit humain, qui est le principal instrument de la solution.  » Henri Poincaré, Science et Méthode, Livre 4, chapitre 2

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Pierre Léna: Une vérité authentique et pourtant provisoire, 1985.  [pdf]

​Texte de Pierre Léna publié dans Page des libraires, Education, 1998, pp. 36-38.

« Lorsqu’on enseigne les sciences de la nature - laissant ici de côté les mathématiques - ou simplement qu’on en parle, on est souvent confronté à la question de la vérité. Il arrive qu’un péremptoire “c’est scientifique, donc c’est vrai”, ferme le dialogue et condamne l’interrogation. Il arrive aussi que la fluctuation des énoncés de la science au cours des âges laisse une impression de variation permanente, qui ferait de chaque énoncé une vérité tellement relative qu’elle en serait sans valeur. Il arrive encore que l’on croie, ou veuille faire croire, qu’en dehors d’une démonstration à caractère scientifique, rien ne puisse approcher la vérité. Y a-t-il une position juste entre ces extrêmes? Juste parce que féconde dans l’ordre de la science sans être réductrice dans l’ordre de la vie? Juste parce qu’instructive sur les rapports possibles que l’esprit humain peut entretenir avec le monde? Une position qui permettrait à chacun d’user avec profit de sa raison, donc de mieux vivre, sans mutiler pourtant aucune des autres dimensions de sa personne, ni son rapport aux autres? »


Ecrits de scientifiques sur leur vie de scientifiques

François Jacob: La statue intérieure. Paris: Odile Jacob, 2010.

« Je porte ainsi en moi, sculptée depuis l'enfance, une sorte de statue intérieure qui donne une continuité à ma vie, qui est la part la plus intime, le noyau le plus dur de mon caractère. Cette statue, je l'ai modelée toute ma vie. Je lui ai sans cesse apporté des retouches. Je l'ai affinée. Je l'ai polie. La gouge et le ciseau, ici, ce sont des rencontres et des combinaisons. Des rythmes qui se bousculent. Des feuillets égarés d'un chapitre qui se glissent dans un autre au calendrier des émotions. Des terreurs évoquées par ce qui est toute douceur. Un besoin d'infini surgi dans les éclats d'une musique. Tous les émois et les contraintes, les marques laissées par les uns et les autres, par la vie et le rêve ».

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Cédric Villani: Théorème vivant. Paris: Grasset, 2012.

« Le vrai héros, en recherche mathématique, c’est le théorème que l’on est en train de démontrer — celui qui nous relie, nous motive, nous fait communiquer. Alors on va prendre le théorème pour héros, et raconter sa naissance, ou plutôt sa genèse, depuis l’idée féconde jusqu’à la mise au jour. Une élaboration souvent chaotique, comme peuvent en témoigner d’innombrables chercheurs. J’en ai choisi un dont la genèse a été particulièrement mouvementée — et déclenchée, comme il se doit, par une coïncidence improbable. Un théorème motivé par un problème à la fois simple et classique, fondamental en physique des plasmas; et qui nous entraîne dans des horizons inattendus. Un travail intense en équipe, avec mon ancien élève et collaborateur régulier, Clément Mouhot. La forme a été soigneusement réfléchie. Concentré sur un exemple et écrit à la première personne, le propos apparaîtra incarné, tout en évoquant des situations que tous les mathématiciens ont connues. Rédigé comme un carnet de route, le récit est centré sur les émotions et les impressions. Aucune triche : les conversations, hésitations, coups de théâtre sont retranscrits bruts de décoffrage. Ainsi d’ailleurs que les mots techniques, le jargon et les formules — après tout, ce sont les formules, et les relations existant entre elles, qui constituent le héros de l’histoire. Ce choix d’incorporation de détails “crus” est une pierre angulaire de l’ouvrage : pour 99,99% des lecteurs potentiels, les subtilités des formules seront inaccessibles, et ils ne chercheront pas à les déchiffrer, se concentrant ainsi sur l’essentiel — les sentiments, les évolutions, la sociologie du métier de mathématicien.

Sans que j’en aie été conscient au moment de l’écriture, le procédé est apparenté au style de Henri Poincaré quand il évoque, dans des pages célèbres, le processus de création mathématique. Cela ne va cependant pas sans risque : il est communément admis en vulgarisation mathématique, et le plus souvent imposé par les éditeurs, qu’un texte rédigé pour tous ne doit contenir aucune formule. Et puis, comme si cela ne suffisait pas, j’ai choisi d’incorporer dans le texte quantité d’éléments qui viennent troubler la narration. Des explications et notes historiques, cela se comprend; des brouillons et échanges de mails, passe encore. Mais des poèmes, des chansons, des extraits de romans, là on touchait à la folie douce. Et pourtant il me semblait bien avoir la bonne combinaison : des éléments disparates entrant en résonance avec le propos principal, reflétant un peu la confusion qui règne dans le cerveau en marche, et en même temps éclairant l’action par associations d’idées  ». C. Villani: Une naissance tant inattendue (Théorème vivant), dans Cédric Villani (site web officiel de l'auteur)
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Richard P. Feynman: Vous voulez rire, Monsieur Feynman? Paris: Odile Jacob, 2007.

« Richard Feynman fut un scientifique hors norme. Non seulement il contribua en profondeur à la grande aventure de la physique des particules élémentaires, depuis la fabrication de la bombe atomique pendant la guerre alors qu’il n’a pas 25 ans, jusqu’à ses diagrammes qui permettent d’y voir un peu plus clair dans les processus physiques de base. Non seulement il fut un professeur génial, n’hésitant pas à faire le clown pour garder l’attention de ses étudiants et à simplifier pour aller à l’essentiel. Mais il mena une vie excentrique —collectionneur, bouffon, impertinent, joueur de bongo, amateur de strip-tease, séducteur impénitent, déchiffreur de codes secrets et de textes mayas, explorateur en Asie centrale —, qu’il raconte ici avec l’humour du gamin des rues de New York qu’il n’a jamais cessé d’être. Richard Feynman est né à Brooklyn en 1918 et a passé son doctorat à Princeton en 1942. Il a enseigné à Cornell et au Caltech. Il a reçu le prix Nobel de physique en 1965 pour ses travaux en électrodynamique quantique ».  (Du site web de l'éditeur)

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Richard P. Feynman: Vous y comprenez quelque chose, Monsieur Feynman? Paris: Odile Jacob, 2007.

«  En avril 1963, le prix Nobel de physique Richard P. Feynman est invité à l’Université de Washington, à Seattle, pour donner des conférences sur les sujets généraux qui lui tiennent alors à cœur. On y retrouve ce théoricien de haut vol parlant de science, bien sûr, mais surtout des rapports entre raison et foi religieuse, des soucoupes volantes, des phénomènes paranormaux, de la responsabilité des scientifiques face à l’humanité, de la confiance qu’on peut accorder aux hommes politiques. Derrière le scientifique perce le brillant causeur, le séducteur plein d’humour et de mordant, l’esprit libre. Voici donc un document exceptionnel qui nous révèle Feynman tel qu’en lui-même. En toute liberté ». (Du site web de l'éditeur)
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Marie Curie: Pierre Curie. Paris: Odile Jacob, 1996.

«  C'est dans un passage exigu, entre un escalier et une salle de manipulations, que Pierre Curie, l'un des plus grands savants français, a réalisé ses premiers travaux si importants sur la physique cristalline. Là encore qu'il fit son long et célèbre travail sur le magnétisme. C'est dans une baraque en planches, mal protégés de la pluie, que Pierre et Marie Curie, sa femme, après trois ans de travail acharné, font la découverte bouleversante du radium et du polonium qui entraîne une succession rapide de nouvelles découvertes capitales, et soulève l'admiration du monde scientifique. Le prix Nobel leur est décerné. Ils poursuivent leurs travaux dans de meilleures conditions lorsqu'un brutal accident de rue met fin à la vie de Pierre Curie. La biographie émouvante que Marie Curie consacre à Pierre est complètée d'une étude rédigée par leur fille, Irène Joliot-Curie, elle-même prix Nobel, qui porte sur les « Carnets de laboratoire de la découverte du polonium et du radium » et reconstitue ces recherches fertiles en coups de théâtre. Le livre se clôt sur le journal inédit (1906-1907) de Marie Curie consacré à la mort de Pierre Curie et aux moments qui ont suivi cette mort ». (Du site web de l'éditeur)

Témoignages

Ce texte est la traduction de l'original: Living a fruitful life, Franck Oppenheimer, Exploratorium. Speech for the Graduating class of Pogosa Springs High School, 1960 © Exploratorium, www.exploratorium.edu
 
Frank Oppenheimer: Enseigner et apprendre © Exploratorium, www.exploratorium.edu
Ce texte est la traduction de l'original: Teaching and learning, Franck Oppenheimer, Exploratorium. Address to PTA, Pogosa Springs High School, 1957 © Exploratorium, www.exploratorium.edu
 
Frank Oppenheimer: Exploration et découverte © Exploratorium, www.exploratorium.edu
Ce texte est la traduction de l'original: Exploration and discovery, Franck Oppenheimer, Exploratorium. 15th Acceptance speech for the AAM Distinguished Service Award, 1982 © Exploratorium, www.exploratorium.edu
 
Frank Oppenheimer: Les fruits de la science: pratique et sentiment © Exploratorium, www.exploratorium.edu
Ce texte est la traduction de l'original: The practical and the sentimental fruits of science, Franck Oppenheimer, Exploratorium. 15th Anniversary Awards Dinner Speech, 1984 © Exploratorium, www.exploratorium.edu

Nous tenons à remercier les membres de l'Exploratorium, pour avoir mis à disposition du grand public ces textes, et pour nous avoir autorisé à les traduire et à les mettre à disposition des enseignants et des passionnés de science de langue française.

 

Les représentations que les enfants ont de la science et des scientifiques

Marie-Odile Lafosse-Marin, Michel Laguës: Dessine-moi un scientifique. Paris: Editions Belin, 2007.
 
« Pour toi, qu'est-ce qu'un scientifique ? Fais un dessin au crayon noir et écris une phrase pour le commenter. Voilà la consigne donnée à un millier d'enfants du primaire ! Ce livre propose une sélection de ces dessins. »

Comment pensent les scientifiques ?

Elena Pasquinelli: Du labo à l'école. Paris: Le Pommier, 2014

"Mieux savoir ce qui se passe dans la tête des enfants quand ils font de la science permet de réfléchir à pourquoi enseigner la science aux enfants, et à comment le faire, dès le plus jeune âge. Ce livre tente d’expliquer les difficultés des élèves dans l’apprentissage des sciences et réfléchit à la manière de les dépasser, en favorisant une meilleure compréhension des contenus et de la nature de la science. Il nous informe des découvertes les plus récentes de la recherche en neurosciences sur les différentes stratégies pour enseigner les sciences. Ce faisant, l’ouvrage souligne les liens étroits qu’entretiennent science et éducation. Il nous permet ainsi de prendre conscience que, même si nous possédons en nous une capacité naturelle à faire de la science, la science est une conquête : acquérir des connaissances scientifiques et apprendre à faire de la science implique que nous nous donnions les moyens de dépasser nos limites… tout aussi naturelles que notre penchant à connaître le monde. Sans une structure éducative dédiée, la science avancée ne pourrait exister. Science et éducation partagent le même avenir…"

 


Sur l'esprit critique


Apprendre de l'histoire des sciences

Découvertes, controverses, histoires de l'histoire des sciences qui permettent de réfléchir à la marche de la connaissance, à ses outils et à ses obstacles; de prendre connaissance de modalités de raisonnement que l'activité scientifique permet de mettre en évidence;  des erreurs et limites (illusions, biais du raisonnement) qui hantent le raisonnement  de chaucn, y compris les scientifiques, et de la manière dont la science cherche à y rémédier.

L'étrange cas des Rayons N

"Au début du XXe siècle, dans son laboratoire de la faculté de Nancy, le physicien René Prosper Blondlot pense avoir découvert un nouveau rayonnement. Obtiendra-t-il, comme il l'espère, le prix Nobel ?" (M.-C. de la Souchère: Les rayons N du professeur Blondlot, La recherche450, 2011, p. 92)


Des réfléxions sur l'esprit critique

Georges Charpak, Henri Broch: Devenez sorciers, devenez savants. Paris: Odile Jacob, 2002.

 « Nous ne prétendons nullement dans ce livre renverser le cours des choses. Nous espérons seulement, en proposant quelques expériences de sorcellerie banales, montrer comment un certain nombre de sorciers modernes abusent le pauvre monde ! En apprenant à berner les autres, vous serez mieux préparés à déceler les boniments des marchands d'illusions qui cherchent à vous persuader de leurs connaissances hors du commun, que ce soit dans les domaines touchant à la santé, à la vie sentimentale ou à la politique. Nous ne voulons en aucun cas imposer une pensée unique, nous militons au contraire pour le doute, le scepticisme, la curiosité et la science. Restez savants, devenez sorciers !  Georges Charpak et Henri Broch ».  (Du site web de l'éditeur)

Charpak, G. & Omnès, R. (2004). Devenez savants, devenez prophètes. Odile Jacob.

“ Sans la science, on ne peut rien comprendre aujourd’hui au monde moderne. La démarche scientifique nous conduit à nous interroger sur le sens de l’homme, celui du monde qu’il a construit et de l’Univers qu’il habite, en somme sur les questions fondamentales depuis la nuit des temps. Nous avons voulu, dans ce livre, nous comporter en guides afin de permettre à chacun d’entre nous de jeter un regard sur le spectacle des lois qui président à l’architecture du monde. Parce que nous voulons faire partager ce sentiment, si proche du sacré, nous nous sommes retrouvés sur les terres de la philosophie et de la religion. Un autre ordre du monde ne peut venir que d’une sagesse où la science, ou plutôt ce qu’elle révèle, trouve sa véritable place. Rien n’est plus important que de donner aux jeunes l’éducation dont ils ont besoin, qui fera d’eux des hommes et des femmes libres, capables de comprendre l’Univers qui les entoure et sa signification. Il le faut, d’urgence, avant que des gourous, des marchands, des adorateurs de légendes ou des illuminés aient le temps de s’emparer d’eux. Qu’ils aient des savants le vrai savoir et des prophètes la lucidité et l’action éclairée. ” G. C. et R. O.

Georges Charpak est prix Nobel de physique et physicien au CERN. Il est notamment l’auteur de Devenez sorciers, devenez savants, qui a été un immense succès de librairie. 
Roland Omnès, physicien théoricien, est professeur émérite à la faculté des sciences de Paris-XI-Orsay.
 

Georges Charpak, Roland Omnès: Soyez savants, devenez prophètes. Paris: Odile Jacob, 2004.

 « Sans la science, on ne peut rien comprendre aujourd’hui au monde moderne. La démarche scientifique nous conduit à nous interroger sur le sens de l’homme, celui du monde qu’il a construit et de l’Univers qu’il habite, en somme sur les questions fondamentales depuis la nuit des temps. Nous avons voulu, dans ce livre, nous comporter en guides afin de permettre à chacun d’entre nous de jeter un regard sur le spectacle des lois qui président à l’architecture du monde. Parce que nous voulons faire partager ce sentiment, si proche du sacré, nous nous sommes retrouvés sur les terres de la philosophie et de la religion. Un autre ordre du monde ne peut venir que d’une sagesse où la science, ou plutôt ce qu’elle révèle, trouve sa véritable place. Rien n’est plus important que de donner aux jeunes l’éducation dont ils ont besoin, qui fera d’eux des hommes et des femmes libres, capables de comprendre l’Univers qui les entoure et sa signification. Il le faut, d’urgence, avant que des gourous, des marchands, des adorateurs de légendes ou des illuminés aient le temps de s’emparer d’eux. Qu’ils aient des savants le vrai savoir et des prophètes la lucidité et l’action éclairée.  G. C. et R. O. ».  (Du site web de l'éditeur)

Divers :

 

Des outils pour l'esprit critique

 

Baillargeon, N. (2006). Petit cours d’auto-défense intellectuelle. Edition Lux.

Rédigé dans une langue claire et accessible, cet ouvrage, illustré par Charb, constitue une véritable initiation à la pensée critique, plus que jamais indispensable à quiconque veut assurer son autodéfense intellectuelle. On y trouvera d'abord un large survol des outils fondamentaux que dort maîtriser tout penseur critique : le langage, la logique, la rhétorique, les nombres, les probabilités, la statistique, etc. ; ceux-ci sont ensuite appliqués à la justification des croyances dans trois domaines cruciaux . l'expérience personnelle, la science et les médias. " Si nous avions un vrai système d'éducation, on y donnerait des cours d'autodéfense intellectuelle. " Noam Chomsky

 
Normand Baillargeon, auteur de " L'Ordre moins le pouvoir " et de " Les Chiens ont soif " chez le même éditeur, enseigne les fondements de l'éducation à l'Université du Québec à Montréal. Il collabore régulièrement au journal " Le Couac " et à la revue " A bâbord! "

 

Collectif CorteX: Esprit critique es-tu là ? Books-e-books, 2013

"Un outillage critique est nécessaire aussi bien pour analyser l’information ou distinguer les contenus scientifiques de contenus pseudoscientifiques que pour trier les thérapies, déceler les mensonges à visée commerciale ou de propagande, ou prévenir l’intrusion dans la méthode scientifique d’idéologies comme le racisme, le créationnisme ou l’Intelligent Design…
L’outillage présenté par ce livret sera utile à l’étudiant, à l’enseignant ou au chercheur, mais aussi à tous ceux qui souhaitent pouvoir se faire des opinions en toute connaissance de cause en se méfiant des mésusages médiatiques de la science.
Les « ateliers » d’esprit critique détaillés dans cet ouvrage ont été conçus et testés avec soin pour permettre de se frotter à l’analyse critique de façon concrète et amusante, mais aussi réellement constructive, en utilisant des supports ludiques, simples et motivants.
Faire une expérience pour arrêter son coeur ou une lévitation en groupe, pratiquer la télékinésie et la torsion des métaux ou analyser des vidéos de fantômes, tester des pouvoirs extraordinaires ou d’autres phénomènes réputés «paranormaux» est en effet un excellent moyen pour mettre en oeuvre la démarche scientifique, aiguiser son esprit critique et tenter ainsi de mieux comprendre le monde qui nous entoure."

 

De Vecchi, G. (2016). Former l’esprit critique des élèves. ESF Sciences Humaines.

Développer l’esprit critique des élèves est, pour Gérard De Vecchi, aussi fondamental que leur apprendre à lire, écrire ou à compter. Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et d’effectuer des choix pertinents.

 
Composante essentielle de notre enseignement, l’esprit critique est, en réalité, l’autre face de l’exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit s’appliquer. Et pourtant, développer une pensée libre n’a rien d’évident. L’esprit critique, dont il est ici question, vise donc à permettre à tout un chacun d’acquérir des connaissances et de s’émanciper de ses croyances. Dans un seul but, que la vérité nous rende libres !
 
Découpé en 25 courts chapitres, cet ouvrage se veut un véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien. Étayé de nombreux exemples pratiques, il montre comment les enseignements peuvent entrer dans une démarche mettant en œuvre l’esprit critique.
 

 

Mazet, S. (2015). Manuel d’auto-défense intellectuelle. Robert Laffont.

Les hommes-lézards dirigent-ils le monde en secret ?

Le concombre espagnol est-il un serial killer ?
La laïcité est-elle, comme le pot-au-feu, une spécialité française ?
Votre supermarché vous connaît-il mieux que vos parents ? 
Face à la complexité du monde, cet ouvrage, drôle, original, accessible et intelligent, propose en neuf chapitres une véritable initiation à l'esprit critique. Du discours des complotistes à celui des publicitaires en passant par ceux des politiciens, des scénaristes de séries télé, des pseudo-scientifiques ou des extrémistes de tout poil, il nous invite à décrypter toutes les formes de rhétorique susceptibles de nous influencer.

 

 

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Nicolas Gauvrit: Statistiques: Méfiez-vous! Ellipses

"Comment montrer à partir des mêmes chiffres que les ouvriers gagnent plus et moins que les cadres ? Comment les agriculteurs peuvent-ils consommer davantage de pommes de terre que les autres partout en France, mais en consommer moins que les autres en moyenne ? Pourquoi les bus en bas de chez vous sont-ils systématiquement bondés alors qu'il y a statistiquement un tas de places vides ? L'intelligence existe-t-elle, et pourquoi les chercheurs n'arrivent-ils pas à se mettre d'accord sur la question ? Pourquoi certains sondages d'opinion, apparemment parlants, ne disent au fond rien sur les futurs résultats des élections ? Comment les statistiques peuvent-elles démontrer que le carton est cancérigène ? Bref : peut-on tout faire dire aux chiffres, et si oui comment ? C'est à ces questions que répond Statistiques, méfiez-vous !. Évoquant de nombreux pièges, les multiples possibilités de manipulation régulièrement utilisées (sciemment ou non) par les acteurs des médias, depuis les chausse-trapes des statistiques les plus élémentaires jusqu'aux panneaux raffinés des statistiques multivariées en passant par les entourloupes de la statistique inférentielle, cet essai souhaite mettre en garde le lecteur qu'on essaie trop souvent de duper par l'autorité du chiffre.

Nicolas Gauvrit, ancien élève de l'ENS Lyon, est agrégé de mathématiques, licencié en psychologie et docteur en sciences cognitives. Il est maître de conférences à l'université d'Artois."

 

Bronner, G. (2013). La démocratie des crédules. PUF.

Pourquoi les mythes du complot envahissent-ils l’esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se « peopoliser » ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences ? Comment un jeune homme prétendant être le fils de Mickael Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy a-t-il pu ètre interviewé ã un grand journal de 20 heures ? Comment, d’une façon générale, des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l’adhésion des publics, à infléchir les décisions des politiques, en bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons ? N’était-il pourtant pas raisonnable d’espérer qu’avec la libre circulation de l’information et l’augmentation du niveau d’étude, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective ?

Cet essai vivifiant propose, en convoquant de nombreux exemples, de répondre ã toutes ces questions en montrant comment les conditions de notre vie contemporaine se sont alliées au fonctionnement intime de notre cerveau pour faire de nous des dupes. Il est urgent de le comprendre.

 


Réfléxions et témoignages sur l'enseignement des sciences et l'esprit critique

L'enfant, la science, l'esprit critique et le doute, témoignage par Yves Quéré

"Il est courant, notamment de nos jours, de tenir la science pour une école du doute, en tout cas pour la meilleure porte d’entrée à l’esprit critique. 

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Il demeure, pour l’enseignement des sciences, notamment pour celui qui s’adresse aux enfants, bien loin du baccalauréat, une interrogation : le professeur doit-il semer déjà, en eux, l’esprit critique et le doute en même temps qu’il sème les toutes premières graines du savoir et de l’esprit scientifique ? Plusieurs professeurs m’ont demandé mon avis sur ce point. Je vais ici droit au but : ma réponse, en la forçant à peine, est résolument « non »."

 

 

 

 
 

 


 

Science et société


 

Mieux comprende la signification de l'incertitude en sciences

"L’incertitude joue un rôle majeur dans le cas de plusieurs recherches scientifiques ayant des implications importantes pour la société. L'incertitude est monnaie courante dans la recherche scientifique. De fait, on mène des recherches parce qu’on ne sait pas tout ! Les chercheurs sont constamment amenés à jauger l’étendue des connaissances disponibles et à estimer combien leurs résultats sont à même de décrire de manière fiable les événements, présents et à venir. C’est ça l’incertitude en sciences. Dans le cadre du débat public, pourtant, l’incertitude scientifique est présentée comme un défaut de la recherche. Dans certaines discussions,  l'incertitude est utilisée pour signifier que telle autre chose peut donc être vraie aussi (y compris à propos de choses qui sont très peu probables, voire qui ont été préalablement  discréditées); ou alors pour affirmer que de toute manière on ne connait rien à rien."
 
Nous avons donc choisi de traduire un guide publié au Royaume Uni en 2013: Making sense of uncertainty, et qui discute de la signification de l'incertitude en sciences, et de sa perception et mécompréhension publique. 
 
 
 
 

 

Partenaires du projet

Fondation La main à la pâte CASDEN