Ça flotte ou ça coule ? Pourquoi ?

Auteurs : Travail collectif(plus d'infos)
Résumé :
[Témoignage] - A partir de divers objets choisis par leur enseignante, 10 élèves se sont investis dans un travail sur la matière pour distinguer ce qui coule au fond de l’eau de ce qui flotte. Le projet s’est déroulé en plusieurs étapes : la présentation des objets, la prévision par les élèves puis l’expérimentation pour valider. Un élève avait prévu que le morceau de polystyrène coulerait : confronté à la réalité lors du test, il essaie de le couler à tout prix. De cette insistance naît un défi : « construire un bateau qui flotte et qui transporte une gomme, une paire de ciseaux, une boule de pâte à modeler », ce qui a été présenté aux autres classes de l’école. Grâce à ce projet, les élèves ont pu apprendre à partager leurs connaissances et découvrir qu’on apprend aussi en se trompant. Le programme a été profitable aux élèves ainsi qu’à leurs familles et a aussi contribué à changer le regard d’autrui sur la CLIS.
Publication : 9 février 2015
Objectif :
Découvrir différentes matières, formes et objets, ainsi que leur flottabilité, et essayer de comprendre pourquoi certains objets flottaient et d’autres non. Apprendre à faire des hypothèses et des schémas avec de l’eau. Apprendre à faire une réalisation et réinvestir des connaissances (faire un “bateau”). Découvrir la joie du partage de connaissances avec les autres.
Niveau : Cycle 2
Cycle 3
Ressource handicap
Matériel :

Matériel de récupération :

  • un crayon
  • une cuillière 
  • un cure-dent 
  • une bille de pâte à modeler 
  • une pièce de monnaie 
  • un morceau de polystyrène 

 

Copyright :
Creative Commons France. Certains droits réservés.

 

Dossier présenté par Bernadette PICART sur la base de la séquence "Flotte ou coule" disponible ici.

Soutenus par leur professeur et leur accompagnatrice de science, ces 10 élèves se sont investis dans un travail sur la matière pour distinguer ce qui coule au fond de l’eau de ce qui flotte, en une séquence de cinq séances.
L’enseignante présente divers objets : un crayon, une cuillère, un cure-dent, une bille de pâte à modeler, une pièce de monnaie, un morceau de polystyrène. Les élèves, en binômes, font des prévisions: quel objet va couler, quel objet va flotter, et pourquoi ?
Puis ils testent expérimentalement pour valider, ou pas, leur prévision. Chacun argumente, puis vient le temps de mettre en commun les résultats et de dicter une synthèse générale à l’adulte.
Un élève avait prévu que le morceau de polystyrène coulerait : confronté à la réalité lors du test, il essaie de le couler à tout prix. De cette insistance, naît un défi : « construire un bateau qui flotte et qui transporte une gomme, une paire de ciseaux, une boule de pâte à modeler ». Les élèves travaillent de façon individuelle à leur bateau en faisant preuve d’une belle persévérance dans leur travail de recherche, sans négliger l’esthétique.

Puis après un temps d'auto-évaluation, la dernière séance est consacrée à la présentation aux autres classes de l’école : il a fallu vaincre sa timidité, expliquer le travail réalisé, partager ses connaissances, accepter les compliments d’autres élèves.
Cette séance a permis de constater que d’autres, même des adultes, peuvent aussi se tromper. Elle a contribué à changer le regard d’autrui sur la CLIS et elle a montré à l’ensemble de l’école les atouts de la méthode de La main à la pâte. Le projet a été profitable à tous, y compris aux familles. Et maintenant, élèves et maîtresse ne désirent plus que recommencer. N’est-ce pas ce qu’on peut attendre de meilleur ?

Lien vers le dossier complet au format pdf.

Addons