« Un jardin à l'école » .1

Emmanuel Davidenkoff  : On va parler avec vous d'un projet qui avait reçu un prix « Main à la Pâte » de l'Académie des sciences en 2004. On va le décrire par la fin : 5 juin 2004, vous convoquez les parents, des partenaires, les enseignants et bien sûr les enfants à l'école pour découvrir quoi ?

Myriam Bouridah  : Pour découvrir « un jardin à l'école », aboutissement du travail de toute une année autour des sciences mais aussi plein d'autres champs disciplinaires. Les enfants ont participé à ce projet dès l'élaboration : ils ont mesuré le jardin, imaginé les jardinières, visité les serres. Toutes les neuf classes ont travaillé sur les végétaux.

E.D.  : Travail étonnant parce que dans ces rendez-vous avec la « main à la Pâte » on voit comment à partir d'une expérience on fédère différentes matières au sein de la même classe. Là vous avez fédéré non seulement l'école mais aussi en dehors de l'école.

M.B.  : Oui, différents services de la ville de Meaux, les serres municipales, les ateliers techniques, les parents pour une aide au niveau du jardinage, du bricolage, pour les visites de sites, évidemment aussi le travail dans l'école de tous les enseignants.

E.D.  : Le fait d'embellir sa propre école c'était important pour les enfants ?

M.B.  : Oui c'était important. Nous sommes dans un quartier en pleine restructuration urbaine. Donc il est important qu'ils participent à la reconstruction de ce quartier et à l'embellir. Nous en mesurons les conséquences déjà. Il n'y a jamais eu aucun acte de vandalisme dans le jardin ni même dans l'école. Les enfants y vont spontanément tous les jours. Ils ont un respect envers les végétaux et envers les animaux qui s'y trouvent. Donc ça a changé leur comportement.

 

Ce travail a obtenu un prix « Main à la Pâte » remis à l'Académie des sciences le 1/02/2005.