MAP et nouveaux programmes.

Emmanuel Davidenkoff  : Les nouveaux programmes de l'école primaire de 2002 amènent à généraliser une approche qui ressemble tout à fait à celle de la Main à la pâte, approche par l'expérience. La Main à la pâte c'est entre 20 et 25 % des établissements en France. Comment on arrive à faire 100 % ?

Jean-Michel Grévoul  : Notre objectif premier est de dédramatiser l'enseignement des sciences expérimentales en montrant qu'il peut être pratiqué simplement avec du matériel de tous les jours et avec des situations pédagogiques faciles à mettre en œuvre.

E.D.  : Quand vous dites « dédramatiser » vous pensez aux élèves ou aux enseignants ?

J.-M.G.  : On pense aux deux. On voit dans les études internationales que la France n'est pas la seule d'ailleurs à avoir des difficultés avec son enseignement scientifique.

E.D.  : Il s'agit là de pédagogie active. L'élève par lui-même va déconstruire ses représentations puis les reconstruire. Néanmoins il y a un rapport avec les vraies vérités scientifiques, une confrontation avec des résultats.

J.-M.G.  : Oui et c'est la dernière phase de travail de l'enseignant. Une fois que les expérimentations auront été imaginées, qu'elles auront été réalisées, qu'on aura vu celles qui fonctionnent, celles qui ne fonctionnent pas, qu'on aura essayé de reproduire celles qui fonctionnaient pour voir qu'elles ne fonctionnaient pas qu'une seule fois, hé bien là on va les comparer au savoir établi.