Le projet « school »

Emmanuel Davidenkoff  : …pour un projet cousin de la Main à la pâte, un projet qui s'inspire du même principe.
Claude Arnaud, directeur du centre départemental de documentation pédagogique de Grenoble et jusque tout récemment directeur d'école au Versous en Isère, s'est engagé depuis des années dans un projet qui consiste rien moins qu'à demander à des enfants, à des classes d'aider la NASA.

Claude Arnaud  : Nous avons participé avec les élèves au projet « school » de la NASA, projet qui s'adresse aux élèves des classes élémentaires et du collège principalement. La NASA demande aux élèves d'effectuer des relevés météo au moment du passage de leur satellite pour étudier la présence et quantifier le nombre de nuages qui se trouvent au-dessus de nos têtes. Le tout dans le cadre d'un travail sur le climat.
Le questionnement que formule la NASA c'est : est-ce que le climat de la Terre va se réchauffer ou pas ?

E.D.  : 400 écoles sont concernées dans le monde une dizaine en France. Est-il raisonnable pour la NASA de confier un tel travail à des enfants ?

C.A.  : Je pense que oui parce que le fait de travailler en réelle collaboration avec des scientifiques américains conduit vraiment les élèves à utiliser d'eux-mêmes beaucoup de rigueur. Pour les avoir suivis depuis plusieurs années je peux vous dire qu'ils sont très exigeants vis-à-vis d'eux-mêmes et ils ont un travail d'auto-critique très sévère vis-à-vis de leurs relevés.

E.D.  : Pour les enseignants un tel projet offre énormément d'entrées pédagogiques.

C.A.  : Effectivement. Le travail avec le projet « school » donne de très larges ouvertures dans le domaine des sciences pour les enseignants. C'est vraiment une base qui permet le développement des activités scientifiques tout au long d'une année scolaire.