Historique de la Fondation La main à la pâte

Né en 1924 en Ukraine, Georges Charpak arrive en France avec ses parents à l’âge de 7 ans. Il apprend rapidement le français qui va devenir pour lui une nouvelle langue maternelle, et aime l’école au point qu’il estimera toute sa vie avoir une dette à son égard. Brillant élève, il aborde les études supérieures au moment de la guerre. Engagé dans la Résistance, il est arrêté et déporté sous le faux nom de Charpentier au camp de concentration de Dachau.

Après sa libération en 1945, il entre à l’Ecole des mines de Paris et, diplôme en poche, se lance aussitôt dans la recherche au sein du laboratoire de physique nucléaire de Frédéric Joliot-Curie. Attiré par la physique des particules élémentaires, il entre au CERN (le Centre Européen de Recherche Nucléaire) à Genève, à l’invitation du physicien américain Leon Lederman. Là, il va se consacrer à l’instrumentation de pointe, et développer les détecteurs de particules de nouvelle génération dits « multifils ». Cette technologie permettra plusieurs découvertes majeures en physique des particules et lui vaudra l’attribution du Prix Nobel de physique en 1992.

C’est à Chicago que Georges Charpak découvre le programme d’enseignement des sciences Hands on, créé en 1992 par Leon Lederman pour lutter contre l’échec scolaire et la violence dans les quartiers défavorisés.

A son retour, s'appuyant sur l'Académie des sciences dont il est membre, il s’engage dans l’opération La main à la pâte, aventure qui le passionnera jusqu’à son décès en 2010.

 

Bibliographie :

  • G. Charpak, La vie à fil tendu, Ed Odile Jacob, 1993
  • G. Charpak, R. L. Garwin, Feux follets et champignons nucléaires, Ed Odile Jacob, 1997
  • G. Charpak, R. L. Garwin, V. Journé, De Tchernobyl en tchernobyls, Ed Odile Jacob, 2005
  • G. Charpak, P. Léna, Y. Quéré, Les enfants et la science, Ed Odile Jacob, 2005