Calendriers, miroirs du ciel et des cultures

3- Le mois, la semaine
Auteurs : david Wilgenbus(plus d'infos)
Nathan Desdouits(plus d'infos)
Gilles CAPPE(plus d'infos)
Roland L.(plus d'infos)
Résumé :
- Savoir que le calendrier grégorien est fondé sur le Soleil - Savoir que le calendrier musulman est lunaire, et que les calendriers hébraïque et chinois sont luni-solaires - Savoir que les calendriers ne sont pas tous fondés sur des éléments astronomiques, mais que la plupart le sont - Comprendre qu'un calendrier n'est qu'un choix arbitraire de différenciation des jours - Savoir que la Lune tourne autour de la Terre - Connaître les différentes phases de la Lune et leur cycle - Comprendre que les phases de la Lune sont causées par la position relative de la Terre, de la Lune et du Soleil - Connaître l'origine des mois (noms, durées) et des semaines - Connaître l'origine du nom des jours et de l'ordre des jours dans la semaine
Publication : 1 Avril 2009

Liste des séances

 

Séance 1 : Les calendriers d’ailleurs

durée 60 minutes
matériel Pour chaque groupe, au choix :
~ une photocopie des fiches 13 et 14
~ une photocopie de la fiche 15
~ une photocopie de la fiche 16
~ une photocopie des fiches 17 et 18
objectifs ~ Savoir que le calendrier grégorien est fondé sur le Soleil
~ Savoir que les calendriers musulman, hébraïque et chinois, sont fondés sur la Lune

Question initiale

Le maître revient sur la conclusion de la séquence 2 : dans notre calendrier, l’année correspond approximativement à la durée séparant deux passages successifs de la Terre à la même position dans sa révolution autour du Soleil. Le calendrier grégorien (le nôtre) est donc fondé sur le Soleil : c’est un calendrier solaire. La date de début des saisons (jour dans le mois, mois) ne se décale pas d’une année sur l’autre. Puis le maître annonce que la classe va étudier d’autres calendriers et chercher à répondre à la question : les calendriers sont-ils tous fondés sur le Soleil ?

Recherche : Étude documentaire

Le maître distribue les fiches correspondant aux calendriers qu’il souhaite faire étudier.

Note pédagogique

Selon la préférence de l’enseignant, mais aussi l’intérêt manifesté par les élèves, cette séance est l’occasion d’étudier un calendrier particulier, ou plusieurs. Dans le cas où plusieurs calendriers sont étudiés, il est préférable de les répartir dans des groupes différents n’étudiant chacun qu’un calendrier. Les consignes sont très similaires d’un groupe à l’autre, ce qui facilite la gestion de la classe.

Avant la recherche, le maître aide à la lecture des documents en demandant collectivement d’énoncer ce que l’on voit sur ces calendriers mixtes, de façon à bien distinguer, sur chacun, le calendrier spécifique étudié (islamique, chinois, hébraïque). Il peut, par exemple, faire colorier les différents mois de ces calendriers, pour bien les distinguer des mois grégoriens.
En plus des calendriers islamique, hébraïque, et chinois, le maître distribue à chaque groupe deux calendriers lunaires (fiches 17 et 18). Il s’agit de calendriers grégoriens dans lesquels on a fait figurer les phases de la Lune. Ces fiches permettront de montrer les liens entre les trois calendriers étudiés et les phases de la Lune.

Note pédagogique

• En réalité, les calendriers hébraïque et chinois sont luni-solaires : ils se fondent sur la Lune et le Soleil.
À l’école primaire, cependant, nous préférons ne pas entrer dans cette subtilité.
• Les trois calendriers étudiés ici sont présentés en détail dans l’Éclairage historique. Le maître peut utiliser ces textes pour apporter un éclairage historique et culturel sur les religions musulmane et hébraïque, ainsi que sur la civilisation chinoise.

Étude du calendrier islamique

Les groupes étudiant le calendrier islamique reçoivent les fiches 13, 14 (calendriers correspondant aux années 2008-2009), 17 et 18 (calendriers lunaires pour ces mêmes années). Sur les fiches 13 et 14, les dates du calendrier grégorien (le nôtre) sont en écriture droite, alors que les dates dans le calendrier islamique sont en italique, sur fond gris.

Consignes

1. Relève le nombre de jours de chaque mois du calendrier islamique.
Exemple : Mouharram : 30 jours.
2. Calcule le nombre de jours de l’année islamique.
3. Quelle date du calendrier grégorien de 2008 correspond au 1er du mois de Ramadan 1429 ?
4. Quelle date du calendrier grégorien de 2009 correspond au 1er du mois de Ramadan 1430 ?
5. Le calendrier islamique est-il solaire ?
Justifie ta réponse.
6. En t’aidant du calendrier grégorien 2008 avec les phases de la Lune (fiche 17), entoure en rouge les jours de nouvelle Lune (ou « Lune noire »)
7. À quels jours dans le calendrier grégorien cela correspond-il ?
Exemple : 7 pour février et mars, 6 pour avril, etc.
8. Compare avec le calendrier islamique (fiche 13) : à quel jour dans le mois islamique cela correspond-il ? Exemple : 29 pour Mouharram, 28 pour Safar, etc.
9. Le calendrier islamique est-il lunaire ? Justifie ta réponse.

Les élèves trouvent que le nombre de jours de l’année islamique est égal à 354. Ils trouvent que le 1er Ramadan 1429 correspond au 1er septembre 2008 et que le 1er Ramadan 130 correspond au 22 août 2009. Ils en déduisent que cette fête se décale d’une année sur l’autre, donc que l’année ne dure pas 365 (ou 366) jours, donc que le calendrier islamique n’est pas solaire.
Les élèves entourent les dates de nouvelle Lune sur leur calendrier islamique en s’aidant de leur calendrier grégorien ; ils constatent que la nouvelle Lune apparaît toujours au même moment dans le mois musulman : le 29 (sauf une fois, le 28 Shawwal). Le calendrier islamique est donc un calendrier lunaire.


Étude du calendrier islamique, dans la classe de CM1 de M. Haffner (Antony)

 

Étude du calendrier hébraïque

Les groupes étudiant le calendrier hébraïque reçoivent la fiche 15 (calendrier correspondant aux années 2008-2009), 17 et 18 (calendriers lunaires pour ces mêmes années). Sur la fiche 15, les dates de notre calendrier (le calendrier grégorien) sont en écriture droite, alors que les dates dans le calendrier hébraïque sont en italique,
sur fond gris.

Consignes

1. Relève le nombre de jours de chaque mois du calendrier hébraïque.
Exemple : Tisseri : 30 jours
2. Calcule le nombre de jours de l’année hébraïque.
3. Quelle date du calendrier grégorien de l’année 2008
correspond au 1 Tisseri 5769, le nouvel an du calendrier hébraïque ?
4. Quelle date du calendrier grégorien de l’année 2009 correspond au 1 Tisseri 5770, le nouvel
an du calendrier hébraïque ?
5. Le calendrier hébraïque est-il solaire ? Justifie ta réponse.
6. En t’aidant du calendrier grégorien 2008 avec les phases de la Lune, entoure en rouge les jours de nouvelle Lune (ou « Lune noire »)
7. À quels jours dans le calendrier grégorien cela correspond-il ? Exemple : 28 pour octobre, 27 pour novembre et décembre, etc.
8. Compare avec le calendrier hébraïque de la fiche 15 : à quels jours dans le mois hébraïque cela correspond-il ? Exemple : 29 pour Tisseri et Hesvan, 30 pour Kislev, etc.
Les élèves trouvent que le nombre de jours de l’année hébraïque, pour l’année 5769, est égal à 354. Ils trouvent que le 1er Tishrei 5769 le nouvel an du calendrier hébraïque correspond au 31 septembre 2008 et que le 1er 1 Tishrei 5770 correspond au 19 septembre 2009. Ils en déduisent que cette fête se décale d’une année sur l’autre, donc que l’année ne dure pas 365 (ou 366) jours, donc que le calendrier hébraïque n’est pas (strictement) solaire. Les élèves doivent entourer les dates de nouvelle Lune sur leur calendrier hébraïque en s’aidant de leur calendrier grégorien, et ils constatent que la nouvelle Lune apparaît toujours à peu près au
même moment dans le mois : le 29, le 30 ou le 1er. Le calendrier hébraïque est donc d’inspiration lunaire. En réalité, il est luni-solaire.

Note scientifique

Le nombre de jours de l’année hébraïque peut varier fortement d’une année sur l’autre, selon un cycle de 19 ans, afin de garder une certaine cohérence entre le cycle solaire et le cycle lunaire (voir Éclairage historique et culturel).

Étude du calendrier chinois

Les groupes étudiant le calendrier chinois reçoivent la fiche 16 (calendrier correspondant aux années 2008-2009), 17 et 18 (calendriers lunaires pour ces mêmes années). Sur la fiche 16, les dates de notre calendrier (le calendrier grégorien) sont en écriture droite, alors que les dates dans le calendrier chinois sont en italique, sur fond gris.

Consignes

1. Relève le nombre de jours de chaque mois du calendrier chinois.
Exemple : 30 jours.
2. Calcule le nombre de jours de l’année chinoise.
3. Quelle date du calendrier grégorien de l’année 2008 correspond au 1 du premier mois de l’année Wu-Zi, le nouvel an du calendrier chinois ?
4. Quelle date du calendrier grégorien de l’année 2009 correspond au 1 du premier mois de l’année Ji-chou, le nouvel an du calendrier chinois ?
5. Le calendrier chinois est-il solaire ? Justifie ta réponse.
6. En t’aidant du calendrier grégorien 2008 avec les phases de la Lune, entoure en rouge les jours de nouvelle Lune (ou « Lune noire »)
7. À quels jours dans le calendrier grégorien cela correspond-il ?
Exemple : 7 pour le mois de février et mars, 6 pour avril, etc.
8. À quels jours dans le mois chinois cela correspond-il ?
Exemple : 1 et 30 pour le premier mois, 1 pour le troisième mois
Les élèves trouvent que le nombre de jours de l’année chinoise est égal à 354. Ils trouvent que le nouvel an de l’année Wu-Zi correspond au 7 février 2008 et que le nouvel an de l’année Ji-chou correspond au 26 janvier 2009. Ils en déduisent que cette fête se décale d’une année sur l’autre, donc que l’année ne dure pas 365 (ou 366) jours, donc que le calendrier chinois n’est pas (strictement) solaire.
Les élèves doivent entourer les dates de nouvelle Lune sur leur calendrier chinois en s’aidant de leur calendrier grégorien ; ils constatent que la nouvelle Lune apparaît toujours à peu près au même moment dans le mois : le 30 ou le 1er. Le calendrier chinois est donc d’inspiration lunaire.
En réalité, comme le calendrier hébraïque, le calendrier chinois est luni-solaire (voir Éclairage historique et culturel).

Mise en commun et conclusion

Les trois calendriers sont présentés à toute la classe par les élèves.
La classe peut conclure collectivement : Tous les calendriers ne sont pas solaires : une année ne dure pas 365 ou 366 jours (le temps que la Terre fasse un tour complet autour du Soleil). Les calendriers islamique, hébraïque et chinois sont lunaires : la durée d’un mois correspond à la durée entre deux nouvelles Lunes. Les dates des fêtes islamiques, hébraïques et chinoises se décalent chaque année dans le calendrier grégorien, donc se décalent par rapport aux saisons.

 

Séance 2 (optionnelle) : Les calendriers d’hier

durée 1 heure
matériel Pour chaque groupe, au choix :
~ une photocopie de la fiche 19
~ une photocopie de la fiche 20
~ une photocopie de la fiche 21
~ une photocopie de la fiche 22
objectifs ~ Savoir que tous les calendriers ne sont pas tous fondés sur des éléments astronomiques, mais que la plupart le sont.
~ Comprendre qu’un calendrier n’est qu’un choix arbitraire de différenciation des jours

Question initiale

Cette séance, très similaire à la précédente, est l’occasion d’étudier certains calendriers disparus. Un ou plusieurs calendriers parmi les suivants peuvent être étudiés : gaulois, julien (romain), maya et républicain.
L’enseignant propose aux élèves d’étudier des calendriers anciens et de déterminer si tous ces calendriers sont fondés sur les cycles du Soleil et de la Lune.

Recherche : Étude documentaire

Le maître distribue les fiches documentaires correspondant aux calendriers qu’il souhaite faire étudier par les différents groupes.
Dans chaque groupe, les élèves trouvent sur quels grands cycles les calendriers sont fondés.
Le dénombrement des jours de l’année permet vite de conclure :
– si ce nombre est égal à 365 ou 366, le calendrier est solaire ;
– si ce nombre est égal à 353, 354 ou 355, le calendrier est lunaire ;
– dans les autres cas, le calendrier n’est pas fondé sur des événements astronomiques.
On demande aux enfants d’identifier les périodes dans le mois et de comprendre la manière dont les jours sont repérés dans le mois.

Note pédagogique

Les quatre calendriers étudiés ici sont présentés en détail dans l’Éclairage historique et culturel. Le maître peut utiliser ces textes pour apporter un éclairage sur les civilisations gauloise, romaine, maya, ainsi que sur la période de la Révolution française.

Étude du calendrier gaulois

L’année « normale » gauloise comporte 355 jours. Ce calendrier est fondé sur la Lune. Il est en fait luni-solaire. Le décalage sur le calendrier solaire est rattrapé en ajoutant deux mois tous les cinq ans.
Chaque mois est découpé en deux quinzaines : Diurtomu et Atenoux.

Étude du calendrier julien

L’année « normale » julienne comporte 365 jours. Ce calendrier est donc fondé sur le Soleil. Un jour supplémentaire est ajouté tous les quatre ans (année bissextile).
Chaque mois comporte trois repères :
Kalendis (les calendes) : premier jour du mois ;
Idibus (les ides) : le milieu du mois ;
Nonis (les nones) : neuvième jour avant les Ides.
Ces trois repères définissent trois périodes.
Les jours sont repérés dans le mois par le nombre de jours restant jusqu’au repère suivant. Par exemple, le 27e jour de février (Februarius), il reste trois (III) jours avant les calendes (Kalendis) de mars (Martius).

Note scientifique

Les civilisations souhaitant adopter un calendrier qui ne se décale pas par rapport aux saisons (calendrier solaire) ont toutes été confrontées au même problème : il faut, de temps en temps, rajouter un ou plusieurs jours à l’année pour rattraper le décalage. Les stratégies permettant de rajouter ce(s) jour(s) diffèrent d’un calendrier à l’autre. Dans le calendrier romain (julien), par exemple, on ajoute une journée tous les quatre ans, non pas en créant une nouvelle date mais en en dupliquant une : le 24 Februarius. Le mois de Februarius conserve ainsi arbitrairement le même nombre de jours. Cet aspect, important pour les Romains, évitait de perturber le rythme des fêtes, fondé sur la manière de décompter les jours dans le mois (calendes, ides et nones). Ainsi, le 24 Februarius s’appelait sexto ante calendas Martius (sixième jour avant les calendes de mars) et le jour supplémentaire, le 24 Februarius « bis », devenait bis sextus ante calendas Martius, ce qui ce qui a donné son nom aux années bissextile.

Étude du calendrier maya

L’année du calendrier religieux maya comporte 260 jours. Ce calendrier n’est fondé ni sur le Soleil ni sur la Lune.
Les jours sont repérés par un nombre de 1 à 13 et un dessin parmi vingt. La numérotation ne recommence pas à chaque début de mois : tous les jours de l’année sont
donc différents (il y a 13 x 20 = 260 jours différents) et il est inutile de donner des noms aux mois.
Il n’existe pas de découpage du mois.

Étude du calendrier républicain

L’année comporte 365 jours répartis en douze mois de trente jours, et cinq jours supplémentaires : les « sans-culottides ». Un sixième jour dédié à la révolution est ajouté
tous les quatre ans pour respecter l’année « sextile » (terme révolutionnaire pour « bissextile »). Ce calendrier est fondé sur le Soleil. Chaque mois est découpé en trois décades de dix jours.

Mise en commun et conclusion

Un rapporteur de chaque groupe vient présenter le travail à la classe, en expliquant comment fonctionne le calendrier étudié par son groupe, en énonçant s’il est fondé ou
non sur des événements astronomiques et en indiquant s’il se décale par rapport aux saisons.
Les élèves notent alors une conclusion qui peut être : les anciens calendriers n’étaient pas tous fondés sur des événements astronomiques. Certains calendriers n’ont rien à
voir avec ce qui se passe dans le ciel ; c’est le cas pour le calendrier maya.

 

Séance 3 : Quelles sont les différentes phases de la Lune ?

durée 45 minutes
matériel Pour chaque groupe, en fonction de l’option choisie :
~ les relevés des phases de la Lune faits par la classe pendant plusieurs
lunaisons
~ une grande feuille de papier
~ une photocopie de la fiche 18 (calendrier 2009 des phases de la Lune)
~ une photocopie de la fiche 23 (photos des phases de la Lune)
~ un ordinateur, avec le logiciel « Stellarium » installé
objectifs ~ Connaître les différentes phases de la Lune et leur cycle
~ Mettre en évidence que la fréquence des phases lunaires a sans doute une relation avec la durée de la semaine.
lexique Phase, pleine Lune, nouvelle Lune, premier quartier, dernier quartier, Lune gibbeuse, croissant de Lune

Avant propos

Cette séance peut être menée de trois façons différentes :
– Si les élèves ont observé les phases de la Lune au cours des semaines précédentes, ils peuvent exploiter les relevés établis.
– À défaut d’observations faites par les élèves, l’enseignant leur fournit un calendrier des phases de la Lune portant au moins sur deux lunaisons.
– La troisième possibilité est fondée sur l’utilisation du logiciel Stellarium.

Variante 1 : exploitation des relevés faits en classe

Si les élèves ont observé les phases de la Lune au cours des semaines précédentes (voir le prolongement proposé à la fin de la séquence 1 séance 1), ils disposent désormais de dessins sur une période qui, idéalement, couvre plusieurs lunaisons complètes.
Cette séance consiste alors à reporter sur un calendrier collectif dessiné sur une grande feuille de papier l’ensemble des observations. Les élèves cherchent si l’on peut déterminer une périodicité dans ce phénomène.

Variante 2 : utilisation d’un calendrier des phases de la Lune

À défaut d’observations faites par les élèves, l’enseignant leur fournit un calendrier des phases de la Lune portant au moins sur deux lunaisons. Le calendrier de la fiche 18 convient parfaitement : il montre le cycle lunaire sur une période d’un an.
Les élèves cherchent la périodicité de ce phénomène.

Variante 3 : utilisation du logiciel Stellarium

Cette variante consiste à observer les différentes phases de la Lune dans Stellarium, pour plusieurs dates. Elle peut être menée collectivement (avec un vidéo-projecteur) ou en groupes (un ordinateur par groupe).
Après avoir pointé la Lune avec l’outil « loupe », on zoome jusqu’à pouvoir observer et dessiner son apparence, ce pour quatre dates différentes :
– le 27 août 2009 (premier quartier),
– le 4 septembre 2009 (pleine Lune),
– le 12 septembre 2009 (dernier quartier),
– le 18 septembre 2009 (nouvelle Lune).
Les élèves utilisent pour ces dessins une page divisée en quatre. Sous chaque dessin, ils écrivent la date. (Si la Lune est cachée, penser à enlever l’horizon !)
L’enseignant demande aux élèves de calculer la durée séparant chaque phase. Puis il leur demande s’il s’agit d’un phénomène répétitif et comment on pourrait s’en assurer. Sans difficulté, les élèves proposent d’observer la Lune de huit jours en huit jours.

Mise en commun

Après cette phase de découverte de la périodicité des phases lunaires, quelle que soit l’entrée retenue par l’enseignant, chaque élève note sur son cahier d’expériences ses remarques en répondant à la question : Qu’avez-vous constaté ?
La réponse attendue est : la Lune montre une même « figure » tous les 29 jours environ. Elle passe par quatre moments importants ; on la voit entière, puis de moins en moins, à un moment, on la voit à moitié. Puis elle disparaît complètement. Ensuite, elle réapparaît petit à petit. On la voit de plus en plus, jusqu’à la pleine Lune. Cela se répète sans cesse.
Le maître distribue alors la fiche 23, qui montre les phases de la Lune successives, pendant une lunaison (attention, toutes les phases ne sont pas représentées…
il y en a 24 sur le document, alors qu’une lunaison dure 29 jours).
À partir de cette fiche, un travail s’engage sur le vocabulaire.
Les mots suivants sont définis : phase, pleine Lune, nouvelle Lune, premier quartier, dernier quartier, Lune gibbeuse, croissant de Lune.

Note scientifique :

Le terme « Lune gibbeuse » désigne la phase intermédiaire entre une « demi-Lune » et pleine Lune.

À l’aide de ce document ou du calendrier des phases de la Lune (élaboré par la classe : variante 1, ou donné dans la fiche 18 : variante 2), ou même de Stellarium (variante 3), on estime la durée séparant les quatre figures remarquables : nouvelle Lune, premier quartier, pleine Lune, deuxième quartier. Cette durée vaut sept à huit jours. Est-ce un hasard ? Non, c’est ainsi qu’ont été définies les semaines dans notre calendrier.

Conclusion

La classe conclut que le cycle des phases de la Lune dure un peu moins d’un mois, et que ce mois peut être découpé en quatre périodes de sept jours, qui correspondent aux quatre phases remarquables.
Notre calendrier (le calendrier grégorien) est découpé en mois et en semaines dont les durées sont en rapport avec les phases de la Lune.
Les deux astres les plus visibles dans notre ciel, le Soleil et la Lune, ont donc chacun joué un rôle important pour l’établissement de notre calendrier.

Note pédagogique

L’origine des mois et des semaines sera abordée plus en détail au cours de la séquence 3 séance 5.

 

Séance 4 : Pourquoi voit-on différentes phases de la Lune ?

durée 1 heure 30
matériel Pour chaque groupe :
~ lampes de poches
~ boules de polystyrène
objectifs ~ Savoir que la Lune tourne autour de la Terre
~ Comprendre que les phases de la Lune sont causées par la position relative de la Terre, de la Lune et du Soleil.
lexique Phase, pleine Lune, nouvelle Lune, premier quartier, dernier quartier, Lune gibbeuse, croissant de Lune

Notes pédagogiques

• Lors de cette séance, les élèves sont confrontés à des changements de plan (horizontal, vertical), ainsi qu’à des représentations du système Terre-Lune-Soleil en deux dimensions (dessins) et en trois dimensions (modélisation). En outre, ils se retrouvent observateurs extérieurs du système pour comprendre des phénomènes (les phases) qu’on ne peut voir que si on se trouve dans le système et non pas à l’extérieur de celui-ci. L’enseignant veille pendant cette séance à vérifier régulièrement ce que les élèves comprennent.
• L’enseignant prend, s’il le peut, des photographies des élèves pendant l’activité.
• La séance se passe si possible dans une salle de classe dans laquelle on peut faire l’obscurité.

Question initiale

L’enseignant, revenant sur les conclusions de la séance précédente, demande aux élèves quelles sont les différentes phases de la Lune. Il accroche au tableau quatre dessins ou quatre photographies montrant ces phases puis il interroge la classe sur l’explication du phénomène. Les élèves émettent individuellement des hypothèses sur leur cahier d’expériences, et notent leurs idées pour les vérifier expérimentalement ; ils font la liste du matériel dont ils ont besoin pour cela.
Les hypothèses les plus communément rencontrées sont :
~ la Lune a toutes les formes en même temps, cela dépend de l’endroit où l’on se trouve sur Terre ;
~ la partie non visible est cachée par quelque chose (nuage, ombre de la Terre, Soleil) ;
~ le Soleil n’éclaire qu’une partie de la Lune ;
~ la Lune tourne autour de la Terre.

Notes pédagogiques

• Parfois, en particulier, dans les milieux à forte influence religieuse, on peut rencontrer des conceptions plus difficiles à discriminer expérimentalement, car considérant la Lune comme une entité « vivante ». Les phases de la Lune ne sont donc pas des modifications de ce qu’on voit… mais des modifications de la Lune elle-même. Cela peut être exprimé de plusieurs façons :
– la Lune change de forme au cours du mois ;
– la Lune se casse en morceaux, puis elle se reconstruit ;
– la Lune grandit, elle vieillit, elle meurt puis elle renaît.
– la Lune grossit puis elle maigrit.
• Ce type de représentation peut être favorisé par des formules « maladroites », comme : « pourquoi la Lune prend ces différentes formes ? » ou « pourquoi la Lune change-t-elle ? », suggérant que la Lune elle-même se transforme au fil des jours. Des formulations comme « pourquoi voit-on la Lune différemment? » ou « pourquoi voit-on différentes phases de la Lune » sont préférables.
• Contrairement à ce qu’on imagine, beaucoup d’enfants ignorent que la Lune tourne autour de la Terre !

Recherche (expérimentation)

L’enseignant distribue du matériel aux élèves, qui, par groupes, expérimentent pour reproduire toutes les phases observées.
En cas de difficulté, l’enseignant peut sélectionner la « bonne réponse » et demander à tous les groupes de l’expérimenter.

Note scientifique

Les phases de la Lune sont dues au fait que la Lune tourne autour de la Terre et que sa partie éclairée par le Soleil n’est pas toujours orientée vers nous de la même manière (voir Éclairage scientifique).

Le travail peut passer par plusieurs « étapes ».
Dans un premier temps, la modélisation se fait avec trois élèves. Un élève représente le Soleil, un autre la Lune, un dernier la Terre. L’enseignant demande à ces trois élèves de se déplacer les uns par rapport aux autres afin de vérifier si les élèves ont bien compris comment la Terre et la Lune se déplacent par rapport au Soleil.

Note pédagogique

Si l’élève-Lune tourne sur lui-même ou si l’élève-Terre ne tourne pas sur lui-même, l’enseignant ne corrige pas ces « erreurs » qui n’influent pas sur le phénomène des phases.
Si l’élève-Lune tourne dans le mauvais sens autour de l’élève-Terre, l’enseignant indique le bon sens (sens inverse des aiguilles d’une montre) ou, par comparaison avec les phases observées lors de la séance précédente, corrige l’ordre des phases après la séance. L’objectif de la séance reste la compréhension des causes des phases de la Lune plus que l’ordre dans lequel elles « défilent ».

L’élève représentant la Terre dit ce qu’il constate. L’enseignant confie à l’élève représentant le Soleil une lampe de poche. Il précise que, dans la réalité, le Soleil éclaire dans toutes les directions mais que, pour cette activité, on ne s’intéresse qu’à ce qui se passe vu de la Terre.


Modélisation des phases de la Lune, dans la classe de CM1 de M. Haffner, à Antony

L’élève-Soleil éclaire donc les élèves Terre et Lune. L’élève-Terre doit dire s’il voit l’élève-Lune éclairé en entier ou s’il voit une partie de cet élève dans l’ombre. L’enseignant demande à l’élève-Lune de se déplacer autour de l’élève-Terre. Il fait remarquer à la classe les positions clés correspondant aux phases
lunaires. L’enseignant peut renouveler cette « modélisation » avec d’autres élèves.
Dans un second temps, l’enseignant confie aux élèves Lune et Terre une sphère. Il recommence la modélisation en faisant se déplacer l’élève-Lune. L’élève-Terre dit ce qu’il voit sur la sphère-Lune. Les autres élèves constatent et dessinent la phase de la Lune. L’enseignant fait écrire sous chaque dessin le nom de la phase.

Mise en commun

L’enseignant reprend l’ensemble des phases sur une feuille de dessin posée horizontalement, le système Terre-Lune-Soleil étant vu du dessus. Il représente ou fait représenter les diverses phases et écrit ou fait écrire le nom de chaque phase au bon endroit. Il affiche la feuille au tableau.

Conclusion

Les phases de la Lune sont dues aux positions de la Terre, de la Lune et du Soleil entre elles, qui varient au fur et à mesure que la Lune tourne autour de la Terre. Elles se déroulent sur une durée de 29 à 30 jours. Chaque « phase » dure environ une semaine, chaque lunaison dure environ un mois.

 

Séance 5 : Qu’est-ce qu’un mois ? Qu’est-ce qu’une semaine ?

durée 1 heure 30
matériel Pour chaque groupe :
~ une photocopie de la fiche 24
~ une photocopie de la fiche 25
~ une photocopie de la fiche 26
~ un calendrier grégoriende l’année en cours
objectifs ~ Connaître l’origine des noms des mois et des semaines (noms et durée)

Question initiale

L’enseignant demande aux élèves d’observer le calendrier grégorien (calendrier des postes ou fiche 11 ou 12). Il pose la question suivante : on a vu que l’année durait 365 ou 366 jours. Quelles autres mesures du temps divisant l’année sont visibles sur un calendrier ?
Les élèves donnent rapidement les réponses : jour, mois et semaine.
Le maître demande alors : combien de temps dure une semaine ? et un mois ? Puis : savez-vous pourquoi un mois fait 28, 29, 30 ou 31 jours ? et pourquoi une semaine en fait sept ?
L’enseignant écrit ces deux dernières questions au tableau et demande à chaque élève d’écrire sur son cahier d’expériences ce qu’il en pense.
Le maître organise ensuite une discussion collective axée sur le fait que, dans une société, tous ses membres doivent vivre ensemble : il faut décider quels jours la communauté doit se réunir pour échanger (marchés) ou pour se retrouver (fêtes religieuses ou civiles). Il est donc nécessaire d’inventer un « compteur de temps » plus court qu’une année. En outre, connaître de manière précise le moment de l’année permet aussi de « prévoir » le futur : les prochaines semailles, les prochaines pluies, le retour des marchands…
L’enseignant pose des questions comme :
– Comment les premiers agriculteurs pouvaient-ils être certains qu’en allant à la ville, ils pourraient y échanger leur moisson contre des outils qui étaient alors fabriqués dans une autre ville ?
– Comment savoir quand aura lieu le prochain grand tournoi du Duché ?
– Comment savoir le bon moment pour planter les graines ?

D’autres exemples étudiés en histoire, en géographie ou en sciences peuvent enrichir la discussion.
La réponse globale peut être : pour vivre ensemble, les hommes et les femmes ont besoin de compter le temps sur des périodes courtes, moyennes et longues : c’est pourquoi ils ont créé la semaine, le mois et l’année.
Pour bien faire comprendre la nécessité de ce découpage, le maître peut faire l’analogie avec les mesures de longueur : selon les cas, il est plus utile d’utiliser le kilomètre,
le mètre ou le centimètre.

Recherche (étude documentaire)

L’enseignant distribue aux élèves les fiches 24,25 et 26 qui expliquent d’où viennent les noms des mois, leur durée, ainsi que leur découpage en semaines de sept jours.
Après avoir étudié ces documents, les élèves rédigent, en groupes, une synthèse permettant de répondre aux trois questions posées par les titres de ces documents.

Mise en commun et conclusion

Chaque groupe désigne un rapporteur chargé de lire le texte produit. La classe élabore alors une synthèse collective.

 

Séance 6 (optionnelle) : D’où vient l’ordre des jours de la semaine ?

durée 60 minutes
matériel Pour chaque groupe :
~ une photocopie de la fiche 27
~ une photocopie de la fiche 28
objectifs ~ Savoir que les noms des jours viennent des noms des astres connus sous l’Antiquité
~ Comprendre l’origine de l’ordre des jours de la semaine
lexique Planète, satellite, étoile, révolution

Question initiale

L’enseignant demande aux élèves d’écrire le nom des jours de la semaine sur leur cahier d’expériences et de noter l’origine, selon eux, de chaque nom.
Certains élèves savent que lundi vient de la Lune, mardi de Mars, mercredi de Mercure, jeudi de Jupiter, vendredi de Vénus, samedi de Saturne et dimanche du Soleil, bien que pour jeudi et dimanche, ce ne soit pas évident.

Note pédagogique

Pour dimanche, un lien peut être fait avec les noms appris en langue vivante, en anglais ou en allemand : Sunday ou Sonntag, avec Sun ou Sonne qui signifie Soleil et day ou tag qui signifie jour.

Note scientifique

Notre calendrier étant d’origine religieuse, le « jour du Soleil » a été transformé en « jour du Seigneur » (domini dies en latin, d’où « dimanche » en français).

Dans le cas de réponses partielles, l’enseignant complète au tableau les correspondances manquantes.
Si les élèves ne connaissent aucune de ces origines, l’enseignant écrit au tableau les jours de la semaine d’un côté, les noms des astres de l’autre, et demande aux élèves de relier les mots qui se ressemblent.
Collectivement, la classe précise la nature des astres nommés et précise la signification de chacun de ces mots : planète, étoile, satellite.

Recherche (étude documentaire)

L’enseignant demande : maintenant que nous connaissons l’origine des noms des jours, savez-vous pourquoi les jours sont « rangés » dans cet ordre ?
Les élèves (la plupart des adultes aussi) ignorent l’origine de cet ordre des jours de la semaine. Le maître précise : ce sont des astronomes de l’Antiquité qui ont déterminé cet ordre en se fondant sur la vitesse du mouvement de ces astres dans le ciel.
Il demande à la classe quels astres sont visibles à l’oeil nu, sachant que les astronomes de l’Antiquité n’avaient aucun autre instrument que l’oeil pour observer le ciel. Une recherche documentaire peut éventuellement être nécessaire. On trouvera qu’il n’y a que sept « objets » du système solaire visibles à l’oeil nu : le Soleil et la Lune, évidemment, et les planètes les plus proches de la Terre, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne (Uranus et Neptune sont trop éloignées).
Le maître distribue à chaque élève les fiches 27 et 28, qui montrent le lien entre la vitesse de ces astres et l’ordre des jours de la semaine.
Les élèves constatent que, sur la fiche 27, les astres sont classés du moins « rapide » au plus « rapide », « rapide » signifiant qu’il faut attendre peu de temps avant de revoir cet astre exactement à la même position dans le ciel. Ce classement ne correspond pas à l’ordre des jours de la semaine.
La fiche 28 propose aux élèves de remplir un tableau (découpage de la semaine en sept jours de 24 heures) en « dédiant » chaque heure à un de ces astres suivant l’ordre déterminé par leur « rapidité » En commençant par samedi, on dédie chaque heure à un des sept astres : Saturne pour la 1re heure, Jupiter pour la 2e, etc., jusqu’à Mars pour la 24e heure. En continuant sur les jours suivant, on s’aperçoit que la première heure du 2e jour (dimanche) est dédiée au Soleil, la 1re heure du 3e jour est dédiée à la Lune, etc.
Chaque jour porte alors le nom de l’astre à qui on a dédié la première heure de ce jour. On a reconstitué l’ordre des jours de la semaine en commençant par le samedi.
Le document rempli par chaque élève sert de trace écrite.

Conclusion

Collectivement, la classe conclut : chaque jour de la semaine porte le nom d’un astre du système solaire visible à l’oeil nu. Leur ordre a été décidé par les astronomes, dans l’Antiquité, en fonction de la « rapidité » de chacun dans le ciel.

 

Récréation 3

Quiz

1. La Lune tourne sur elle-même : vrai ou faux ?


2. La Lune tourne autour de la Terre en :
– 1 jour environ – 1 semaine environ
– 1 mois environ – 1 an environ


3. La nouvelle Lune, c’est quand on la voit ou quand on ne la voit pas ?


4. Je relie le nom du jour et son origine :
lundi • • • • Mars
mardi • • • • Jupiter
jeudi • • • • Soleil.
dimanche • • • • Lune


5. Pourquoi une semaine a-t-elle sept jours ?
– parce qu’il y a sept couleurs dans l’arc-en-ciel ;
– parce que sept astres (cinq planètes, le Soleil et la Lune) sont visibles à l’oeil nu ;
– parce qu’il y a sept nains avec Blanche Neige ;
– parce qu’il y avait sept Merveilles dans le Monde antique.


6. Pourquoi septembre est-il le 9e mois alors que son nom commence par « sept » ?
– parce que les Romains ne savaient pas compter ;
– parce que l’année commençait en mars et septembre était donc le 7e mois ;
– parce qu’un empereur romain a ajouté les mois de juillet et août plus tard.


7. Chaque calendrier suivant est-il solaire ou lunaire ?
– le calendrier grégorien
– le calendrier hébraïque
– le calendrier musulman


8. Le calendrier républicain comptait des semaines de 5, 7 ou 10 jours ?


9. Une année bissextile arrive tous les 4 ans, tous les 6 ans ou tous les 10 ans ?

(Piste rouge) Quelques énigmes à résoudre

1. Combien y aura-t-il de mois comportant 28 jours entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2012 ?
Il suffit de compter le nombre de mois de février tombant les années non bissextiles entre ces deux dates. 2008 et 2012 étant bissextiles, leurs mois de février ont 29 jours. Comme il y a cinq années complètes entre ces deux dates, il y aura donc 5 – 2 = 3 mois de 28 jours.


2. Si nous ne sommes pas le lendemain de lundi ou le jour avant jeudi, que ni demain ni hier ne sont dimanche, que le jour d’après-demain n’est pas samedi et que le jour avant-hier n’était pas mercredi, quel jour sommes-nous ?
La réponse est : dimanche !


3. Combien de jours se sont écoulés depuis le début du XXIe siècle ?
Le XXIe siècle a commencé le 1er janvier 2001. Eh oui ! Comme il n’y a pas d’année 0, le premier siècle a duré de l’an 1 à l’an 100 inclus, le deuxième siècle de l’an 101 à l’an 200 inclus, etc. Ainsi, le XXe siècle a débuté en 1901 et le XXIIe siècle commencera en 2101. Il suffit donc de calculer le nombre de jours séparant le 1er janvier 2001 et la date courante en utilisant la récréation de la séquence 2.


5. Additionne ton année de naissance et ton âge : qu’obtiens-tu ? Pourquoi ?
L’année en cours ! En effet, l’âge se calcule en soustrayant l’année de naissance à l’année en cours. Si, ensuite, on rajoute l’âge, on revient au départ.
On peut ensuite complexifier le calcul en faisant additionner l’année de naissance de deux élèves de la classe et leurs âges respectifs, on trouvera alors le double de l’année en cours.

(Piste rouge) Utilisation d’un calendrier perpétuel

Un calendrier traditionnel indique le jour de la semaine pour n’importe quelle date d’une année donnée tandis qu’un calendrier perpétuel indique le jour de la semaine pour n’importe quelle date. Celui de G.-D. Moret consiste en une série de trois tableaux, donnés ci-après, dans lesquels l’année, le mois et le jour (le quantième) permettent d’aboutir au nom du jour cherché.

Mode d’emploi

Quel jour de la semaine sommes-nous ?
1. Cherche, dans le tableau 1 à doubles entrées, le chiffre qui correspond aux deux premiers chiffres de l’année en cours (en ligne) et aux deux derniers chiffres de l’année en cours (en colonne). Note ce chiffre. Par exemple, pour le 1er janvier 2010, tu cherches 20 en ligne, 10 en colonne et tu trouves 6.
2. Cherche, dans le tableau 2 à doubles entrées, le chiffre qui correspond au chiffre que tu as noté (en ligne) et du mois en cours (en colonne). Note ce nouveau chiffre.
Par exemple, pour le 1er janvier 2010, tu cherches 6 en ligne, et janvier en colonne, et tu trouves le chiffre 5.
3. Cherche, dans le tableau 3 à doubles entrées, le jour qui correspond à ce nouveau chiffre (en ligne) et au numéro du jour dans le mois (en colonne). Quel jour es-tu né?
Par exemple, pour le 1er janvier 2010, tu cherches 5 en ligne, 1 en colonne et tu trouves jeudi.
Tu peux refaire cette recherche pour n’importe quelle date : par exemple, tu peux trouver quel jour de la semaine tu es né.
L’exercice permet aussi de déterminer le jour d’une date historique : par exemple, le 14 juillet 1789 est tombé un mardi.

 

Tableau 1 :
le siècle et l’année,
détermination
du nombre A
Année
 
00
06
-
17
23
28
34
-
45
51
56
62
-
73
79
84
90
-
01
07
12
18
-
29
35
40
46
-
57
63
68
74
-
85
91
96
02
-
13
19
24
30
-
41
47
52
58
-
69
75
80
86
-
97

03
08
14
-
25
31
36
42
-
53
59
64
70
-
81
87
92
98

-
09
15
20
26
-
37
43
48
54
-
65
71
76
82
-
93
99
04
10
-
21
27
32
38
-
49
55
60
66
-
77
83
88
94
-
05
11
16
22
-
33
39
44
50
-
61
67
72
78
-
89
95
-
Millésime 1700, 2100
6
0
1
2
3
4
5
1800
4
5
6
0
1
2
3
1900
2
3
4
5
6
0
1
2000
1
2
3
4
5
6
0

 

Tableau 2 : le mois, détermination du nombre B

Nombre A  
Mai
Août
Février*
Février
Mars
Juin
Septembre
Décembre
Avril
Juillet
Janvier*
Janvier
Octobre
1
2
3
4
5
6
0
1
2
3
4
5
6
0
1
2
3
4
5
6
0
1
2
3
4
5
6
0
1
2
3
4
5
6
0
1
2
3
4
5
6
0
1
2
3
4
5
6
0
1
2
3
4
5
6
0

* Pour les années bissextiles

 

Tableau 3 : le quantième, détermination du jour de la semaine

Nombre B   1
8
15
22
29
2
9
16
23
30
3
10
17
24
31
4
11
18
25
5
12
19
26
6
13
20
27
7
14
21
28
1
Di
Lu
Ma
Me
Je
Ve
Sa
2
Lu
Ma
Me
Je
Ve
Sa
Di
3
Ma
Me
Je
Ve
Sa
Di
Lu
4
Me
Je
Ve
Sa
Di
Lu
Ma
5
Je
Ve
Sa
Di
Lu
Ma
Me
6
Ve
Sa
Di
Lu
Ma
Me
Je
0
Sa
Di
Lu
Ma
Me
Je
Ve