Le transit de Vénus devant le Soleil

3 - Du côté des astronomes
Auteurs : Equipe La main à la pâte(plus d'infos)
Résumé :
Moins spectaculaire qu'une éclipse totale de Soleil, un passage de Vénus est néanmoins très attendu des astronomes tant amateurs que professionnels
Publication : 1 février 2004

Moins spectaculaire qu'une éclipse totale de Soleil, un passage de Vénus est néanmoins très attendu des astronomes tant amateurs que professionnels : en effet, il leur permet de réévaluer avec toujours plus de précision la distance Terre-Soleil (149,6 millions de km), distance appelée unité astronomique ou UA. Voici, juste à titre d'information, un aperçu du principe de cette mesure laquelle se termine par des calculs complexes incontournables (donc pour lycéens…). Aussi utiliserons-nous une autre méthode avec nos élèves, moins précise, certes, mais plus concrète et surtout plus ludique (voir plus loin).


Aperçu de la méthode utilisée par les astronomes (et les lycéens)

Le transit de Vénus étant observable dans une assez large portion du globe terrestre, la mesure se fait à partir de relevés effectués par deux partenaires situés le plus loin possible en latitude : en effet, à cause de la perspective, chaque observateur ne verra pas Vénus se projeter au même endroit sur le Soleil, si bien que le trajet de la planète vu par l'un sera décalé par rapport à celui vu par l'autre. La figure 5 montre que le segment ab reliant ces deux trajets et le segment AB reliant les deux observateurs, sont les bases de deux triangles semblables : leur rapport est donc le même que celui régissant les distances Vénus-Soleil et Vénus-Terre, lesquelles, ajoutées, donnent la distance Terre-Soleil.

Fig. 5 (diagramme théorique Soleil-Vénus-Terre- avec tracés
géométriques montrant le principe de la méthode)

Certaines données sont connues ou calculables par différents procédés mais, par contre, déterminer la valeur du segment ab est plus délicat à obtenir : c'est par une comparaison de durées, celles des deux trajets de Vénus chronométrés avec le plus d'exactitude possible par les deux observateurs, que pourra être calculé l'angle de parallaxe et, de là, sur le Soleil, la base ab du grand triangle.