Une pochette pour nos dessins en GS

Auteurs : Equipe La main à la pâte(plus d'infos)
Résumé :
[Module] - En maternelle, les élèves dessinent beaucoup, notamment lors de leurs moments libres. C'est dire si, en fin de semaine, le stock de productions est conséquent ! Placées dans un casier de rangement individuel (avec d'autres cahiers régulièrement manipulés), les feuilles à dessin sont souvent froissées et abîmées. La solution ? Fabriquer une pochette pour ranger et transporter les dessins de l'école vers la maison.
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Principe de la démarche de l’enseignant : laisser les élèves aller au bout de leurs idées, et peu à peu les aider à anticiper
Les élèves sont amenés à réfléchir aux besoins de la classe pour mener à bien la fabrication d’une pochette. Le choix des matériaux, des systèmes de fermeture et la forme de la pochette ne sont pas définis par l’enseignant a priori. Au fil de la séquence, en fonction de ce qui est proposé par les élèves, l’adulte présente des solutions alternatives ou complémentaires à celles des enfants. Il ne s’agit pas de faire réaliser un objet selon une fiche technique et des consignes strictes, mais bien d’engager l’élève dans une démarche de fabrication, avec essais et erreurs, où les conclusions sont tirées de l’expérience, avec des exercices annexes motivés par le besoin d’apprentissage d’un geste technique. Un autre objectif est l’autonomie des enfants dans la manipulation quotidienne de boutons pression, fermetures à glissière, scratchs et lacets… En effet, à l’occasion des recherches relatives aux fermetures possibles pour les pochettes, une attention particulière sera portée aux systèmes de fermeture d’objets familiers.

 

Étape 1 : séquence 1- S’approprier le projet de fabrication

1 – séance 1.1 Entretien collectif

L’enseignant introduit la séquence en proposant de fabriquer quelque chose pour transporter les dessins à la maison sans les abîmer.
Les enfants proposent diverses solutions : une enveloppe, un sac plastique… Un premier cahier des charges est formulé collectivement : « Le dessin doit être protégé. Il doit tenir sans être plié ni froissé. Il doit être maintenu, de façon à ne pas tomber ou sortir.

2 – séance 1.2 Première réalisation

Matériel

- Une feuille de papier par enfant, éventuellement à choisir parmi différents modèles, format A3 ou plus, 90 g/m2 maximum – éventuellement en kraft fin, ou papier affiche.
- Agrafeuse, colle, ruban adhésif et ciseaux à disposition pour chaque groupe.

Avec sa grande feuille de papier, l’élève va devoir tenter de ranger et transporter un de ses dessins.
Le pliage en deux parties sera sans doute adopté par une majorité des élèves. Les bords seront scotchés, ou repliés puis collés, en laissant une ouverture pour glisser le dessin à l’intérieur.
Ces premières pochettes vont permettre de transporter les dessins à la maison, le soir même.

 

3 – séance 1.3 Constats au retour des pochettes, et bilan

Certaines pochettes sont rapportées en bon état et, de surcroît, décorées. D’autres sont déchirées, abîmées : il a fallu les ouvrir pour en sortir les dessins ! Le cahier des charges est complété : « On doit pouvoir ouvrir et fermer la pochette autant de fois que nécessaire, sans pour autant l’abîmer. »

Étape 2 – séquence 2 : Tester des matériaux et des moyens d’assemblage

Matériel :
- Pour assembler : colle, agrafes, scotch, épingles, punaises, attaches parisiennes, trombones, pinces à linges, pâte à fixer, scratch adhésif, élastiques, aimants, pressions, fil de fer fin…
- Des matériaux pour les feuilles à assembler : carton, papier de différentes épaisseurs, plastique (polypropylène), toile cirée, échantillons de revêtements muraux…

L’enseignant fait rappeler la situation, à partir du compte rendu sous forme de texte (qu’il lit) et de photos (que les enfants commentent).
Une fois les premiers assemblages terminés, les élèves testent leur production en introduisant leurs dessins à l’intérieur des pochettes. Puis chaque élève présente son travail. On s’aperçoit que certains choix de fixation ne sont pas adaptés ou ne conviennent pas à certains matériaux (La punaise ne permet pas d’assembler deux feuilles de carton). Ces résultats sont consignés dans un tableau.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                       

Étape 3 - séquence 3 : Analyser des solutions techniques pour faire des choix pertinents

1- séance 3. 1 Observation de porte-documents du commerce

Le maître met à la disposition des élèves diverses pochettes proposées dans le commerce pour qu’ils en examinent le patron, les assemblages, les fixations. Les porte-documents sont constitués de deux grands morceaux rectangulaires, avec éventuellement des soufflets, et des rabats. Ils se ferment avec des sangles, des élastiques, un bouton pression, du scratch, des fermetures à glissière, ou des languettes.
On dresse collectivement un inventaire des possibles.

2 – séance 3.2 Commander le matériel pour fabriquer la pochette de son choix (en ateliers)

Le maître prévoir une organisation qui lui permette de prendre convenablement la commande de chacun.

3 – séance 3.3 Quelle taille pour les pochettes ? (Lors d’un regroupement)

Matériel : carton fin
À la question du maître : « Mais de quelle taille doivent être nos pochettes ? », les enfants répondent « Plus petite que le casier et plus grande que les dessins. »
Selon le temps que l’on veut accorder à cette séance, qui peut amener soit à une prise de mesure, soit à une sélection d’un gabarit, on donne des cartons fins à découper, ou préalablement préparés par le maître à différents formats.
Plusieurs solutions sont envisageables, différentes pour chaque enfant. Le découpage aux dimensions par les élèves (après tests) sera effectué par un adulte et selon le modèle de pochette choisi par l’élève.

Étape 4 - séquence 4 : Réaliser sa pochette en mettant en œuvre les solutions techniques choisies

1- séance 4.1 Assembler les éléments de la pochette

Chacun va fabriquer sa pochette. Tout le matériel est préparé à l’avance, les éléments à assembler ont été découpés aux dimensions convenables pour l’assemblage par ruban adhésif. Les élèves vont utiliser un adhésif tissé qui se découpe sans ciseaux mais qui va leur poser quelques problèmes matériels.
L’assemblage achevé, chaque élève colle soigneusement sur sa pochette une étiquette avec son nom.

2 – séance 4.2 Mettre en place un système de fermeture

Le matériel mis à disposition des élèves doit correspondre à leur commande, même si l’enseignant sait que la réalisation ne sera pas aisée. Certains réalisations seront éventuellement interrompues, et donneront lieu à des ateliers de maîtrise du geste : placer des agrafes, faire des nœuds, positionner deux éléments à assembler par du ruban adhésif. Les difficultés sont fonction du système de fermeture choisi.

3 – séance 4.3 Bilan des réalisations : Regroupement collectif

Les pochettes sont « presque » terminées, mais il s’avère qu’en y mettant les dessins, certains glissent toujours par les côtés… Ces derniers problèmes sont résolus collectivement.

Étape 5 – Entretenir, consolider, réparer les pochettes

Après quelques jours d’utilisation, les pochettes s’abîment ! Avec les élèves concernés, on voit quel système fonctionne le mieux et résiste le mieux ; ensuite on répare de façon individuelle.

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